Expert malfaçon travaux : constater, mesurer, chiffrer

Mesurer avant de négocier

Un expert malfaçon travaux confronte l'ouvrage exécuté au devis signé, et chiffre la reprise poste par poste avant tout règlement

Les travaux ne correspondent pas au devis, des désordres apparaissent, l’entreprise réclame le solde : il faut un relevé technique avant de payer ou de contester. En tant qu’expert malfaçon travaux, notre cabinet établit l’état réel de l’ouvrage, mesure les écarts avec ce qui a été facturé et chiffre la reprise en fourchette. Le rapport, appuyé sur un reportage photographique daté, sert d’abord à négocier avec l’entreprise et son assureur, puis de pièce technique si le dossier devient judiciaire.

Ce qu'un expert malfaçon travaux vérifie réellement

Une malfaçon n’est pas une impression de travail bâclé : c’est un écart démontrable entre trois référentiels. Le premier est le contractuel, c’est-à-dire le devis signé, ses avenants et les descriptifs annexés. Le deuxième est l’exécuté, tel qu’il se mesure sur place au mètre, au niveau, à l’humidimètre ou à la pince ampèremétrique. Le troisième est constitué des règles de l’art, DTU et prescriptions de mise en œuvre applicables au lot concerné. L’expertise consiste à superposer ces trois plans et à isoler, poste par poste, ce qui ne se recoupe pas.

.

Cette confrontation produit des constats qui se défendent. Sur un chantier d’extension interrompu, six fers en attente de 8 mm relevés à 36, 40 et 42 cm de l’axe de façade au lieu d’un alignement régulier ne relèvent pas d’une appréciation subjective : c’est un relevé métrique. Une baie créée à 122 cm de large quand 127 cm étaient nécessaires pour réutiliser les volets existants non plus. C’est cette matière chiffrée, et non l’indignation du maître d’ouvrage, qui fait bouger une entreprise ou un assureur.

La non-conformité se documente donc autant qu’elle se décrit. Chaque désordre relevé est photographié, daté, localisé sur un croquis ou un plan, et rattaché au poste du devis qu’il contredit. Un rapport dont chaque affirmation est raccordée à une mesure ou à une pièce contractuelle résiste à la contradiction ; un rapport d’impressions ne résiste à rien.

  • Écarts au devis : postes facturés non exécutés, quantités inférieures, matériaux substitués
  • Écarts aux règles de l’art : mise en œuvre non conforme aux DTU du lot concerné
  • Écarts aux réglementations techniques : sections et protections électriques, ventilations, évacuations
  • Écarts d’implantation et de dimensionnement : altimétrie, alignements, dimensions de baies, pentes
.

Intervenir avant la réception ou avant le solde

Le meilleur moment pour faire constater des travaux mal réalisés reste celui où le levier financier existe encore. Tant que le solde du marché n’est pas versé, la discussion avec l’entreprise porte sur un montant que le maître d’ouvrage détient. Après paiement intégral, elle porte sur un remboursement, ce qui est une autre affaire. Un contrôle de conformité demandé avant la réception des travaux ou avant le règlement du solde change donc entièrement la position de négociation.

Un dossier illustre bien l’écart possible. Sur un marché de couverture et d’isolation, le lot charpente était facturé 10 950 € HT. Le contre-chiffrage à dires d’expert, établi poste par poste, ressort entre 3 850 et 5 800 € HT : dépoussiérage de charpente 650 à 1 300 €, une trentaine de chevrons 2 400 à 3 000 €, une panne de noue 800 à 1 500 €. Le maître d’ouvrage disposait alors d’une base technique pour discuter le solde, et non d’un simple désaccord de principe.

Ce moment d’intervention est aussi celui où les réserves se formulent utilement. Sur ce terrain, notre page consacrée à l’assistance à la réception de travaux détaille la présence de l’expert le jour du rendez-vous et la rédaction du procès-verbal. Quand les désordres se révèlent en cours d’exécution, un suivi de chantier par un expert permet de les traiter avant qu’ils ne soient recouverts par les ouvrages suivants. Lorsque la maison a été construite sous contrat avec un constructeur, les points à contrôler ne sont pas les mêmes : ils sont détaillés sur la page consacrée aux pièges à éviter d’un CCMI, du contrat à la réception.

Après la réception : réserves non levées et garanties

La deuxième porte d’entrée est postérieure au procès-verbal de réception. Les réserves ont été inscrites, l’entreprise a promis de repasser, et six ou douze mois plus tard rien n’a bougé. La mission consiste alors à documenter précisément l’état des ouvrages réservés, à établir que la levée des réserves n’est pas intervenue, et à qualifier les désordres qui se sont éventuellement aggravés depuis.

Un dossier de maison neuve montre ce que cette temporisation coûte. Six mois après la réception, l’évacuation des eaux usées de l’étage n’était pas raccordée et se déversait directement dans le vide sanitaire, dont les ventilations étaient obstruées à environ 50 %. L’humidité active relevée au pied du coffre technique oscillait entre 17,3 % et 22,4 %. Le chiffrage de reprise s’établissait entre 13 000 et 23 000 € TTC. Un désordre resté sous surveillance ne se stabilise pas : il progresse et change de catégorie.

Sur le plan des délais, le rapport situe chaque désordre dans la garantie qui lui correspond : garantie de parfait achèvement pendant 1 an à compter de la réception, garantie biennale de bon fonctionnement pendant 2 ans, garantie décennale pendant 10 ans. Cette qualification technique détermine à qui la demande s’adresse, et sous quel délai elle doit partir. Elle ne remplace pas l’analyse juridique, qui appartient à l’avocat.

Le chiffrage à dires d'expert, cœur de la mission

Constater ne suffit pas. Une entreprise ne répond pas à une liste de griefs, elle répond à un montant. Le chiffrage à dires d’expert évalue, pour chaque désordre, le coût de la reprise nécessaire : dépose de l’existant quand elle est inévitable, fourniture, main-d’œuvre, sujétions d’accès, remise en état des finitions. Il est présenté en fourchette basse et haute, parce qu’une reprise dépend de l’entreprise consultée, de la saison et de l’état réel découvert à l’ouverture.

À ce chiffrage s’ajoute une analyse que peu de maîtres d’ouvrage réalisent seuls : la confrontation des sommes déjà payées au travail réellement exécuté. Sur un audit technique portant sur une rénovation complète facturée 226 553 € TTC pour 106 m², soit environ 2 137 € le mètre carré avec quatre avenants successifs, les non-conformités relevées et cette analyse ont permis de documenter une économie d’au moins 20 000 € TTC sur le solde du marché restant à régler.

La méthode suppose une règle d’indépendance simple, qu’il faut énoncer clairement : le cabinet ne réalise aucun des travaux qu’il chiffre. Un expert qui évalue une reprise dont il pourrait ensuite décrocher le marché n’a plus de chiffrage crédible à produire. C’est cette séparation qui rend le montant opposable devant l’entreprise, son assureur, puis le tribunal.

Expert malfaçon travaux face à l'entreprise et son assureur

Un rapport ne se dépose pas : il se discute. Deux formats existent. Le constat unilatéral est établi à la seule demande du maître d’ouvrage, sans convocation de l’entreprise ; il permet de figer un état et de préparer une mise en demeure adressée par lettre recommandée avec accusé de réception. L’expertise contradictoire, elle, réunit l’entreprise, son assureur et éventuellement l’expert de la compagnie, sur site, autour des mêmes ouvrages.

Le constat contradictoire est plus exigeant mais plus solide. Il oblige chacun à se positionner devant le désordre, et interdit la stratégie classique du silence. Notre rôle en réunion est technique : soutenir les constats du rapport, contester les arguments de mise en œuvre qui ne tiennent pas, et déposer une note de dire technique quand les positions divergent. Aucun engagement n’est pris sur l’issue de la discussion : ce qui est garanti, c’est la qualité du dossier technique apporté.

Quand l’entreprise a disparu ou ne répond plus, le dossier bascule vers l’assureur. C’est le cas le plus fréquent en pratique : une entreprise disparue ou en liquidation ne fait pas tomber le recours, il se déplace vers son assurance de responsabilité, ou vers l’assurance dommages-ouvrage lorsqu’elle a été souscrite, qui permet une indemnisation sans attendre la recherche de responsabilité.

Les désordres les plus fréquents dans nos rapports

Certaines familles de malfaçons construction reviennent chantier après chantier, parce qu’elles se dissimulent facilement sous les finitions. L’absence d’isolation figure au premier rang : sur une maison réceptionnée puis occupée six mois, l’absence totale d’isolation des combles perdus concernait environ 50 m². Dans le même dossier, la contre-pente du sol de la douche à l’italienne et de la terrasse, des bavettes de menuiseries mal fixées avec joints absents et un rejet des eaux pluviales directement en pied de façade complétaient la liste.

L’électricité constitue l’autre gisement classique, parce qu’un tableau refait paraît neuf sans être conforme. Après rénovation d’un logement ancien, les protections relevées ne correspondaient pas aux sections installées : plaque de cuisson protégée en 20 A au lieu de 32 A, circuits de prises en 10 A au lieu de 16 ou 20 A, four en 10 A au lieu de 20 A, et des plaques de finition manquantes laissant accessibles des pièces sous tension. Ces travaux, réalisés dans l’année, relevaient de la garantie de parfait achèvement.

Viennent ensuite les désordres d’eau, qui se révèlent plus tard mais coûtent davantage. Une pente inversée, un raccordement absent ou une étanchéité mal relevée finissent en infiltration d’eau au plafond plusieurs mois après la fin du chantier, et les mouvements de structure se lisent parfois dans une fissure horizontale sur un mur apparue après coup.

Ce que l’expert malfaçon travaux ne fait pas

Annoncer les limites d’une mission vaut mieux que les découvrir en cours de route. Le cabinet ne délivre aucune consultation juridique : la qualification du contrat, le choix du fondement de l’action et la stratégie procédurale relèvent de l’avocat, vers lequel une mise en relation est proposée, consultation initiale incluse. Un rapport technique alimente une procédure, il ne la conduit pas.

Le cabinet ne réalise pas non plus les travaux de reprise qu’il chiffre, et ne recommande aucune entreprise attitrée : c’est la condition matérielle de son indépendance. Aucune investigation destructive n’est engagée sans accord écrit préalable du maître d’ouvrage, et lorsqu’un sondage devient indispensable, il est confié à un sapiteur sur devis, à la charge du demandeur.

Enfin, un expert ne voit que ce qui est accessible. Les zones rendues inaccessibles par l’encombrement des lieux ou par la conception de l’ouvrage ne peuvent pas être examinées, et le rapport le mentionne explicitement plutôt que de combler le vide par une hypothèse. Aucune promesse n’est faite sur l’issue d’un litige : le résultat dépend des pièces, de l’assureur en face et du juge, jamais du seul rapport.

  • Pas de conseil juridique délivré par le cabinet : mise en relation avec un avocat spécialisé
  • Pas de réalisation des travaux chiffrés, ni d’entreprise recommandée
  • Pas de sondage destructif sans accord écrit préalable du maître d’ouvrage
  • Pas d’examen des zones inaccessibles par encombrement ou par conception

Honoraires et délais d’une expertise malfaçon

Les honoraires sont annoncés avant l’intervention, en fonction du format retenu. Un constat unilatéral avec rapport technique et chiffrage est facturé 800 € HT, soit 960 € TTC. Une expertise malfaçon menée en contradictoire avec l’entreprise et son assureur se situe entre 850 et 1 400 € selon la complexité du dossier, le nombre de lots concernés et le nombre de réunions nécessaires. L’envoi du rapport en version papier par courrier ajoute 40 € TTC.

Les investigations destructives réalisées par un sapiteur — sondage de fondation, ouverture d’une paroi, essai à l’eau — font l’objet d’un devis distinct et restent à la charge du maître d’ouvrage. Elles ne sont engagées que si le constat visuel ne permet pas de conclure, jamais par principe.

Côté calendrier, un délai de rétractation de 14 jours s’applique avant tout déplacement de l’expert, sauf renonciation expresse en cas d’urgence caractérisée — un désordre évolutif ou un chantier sur le point d’être recouvert. Ce délai mérite d’être anticipé quand une échéance de garantie approche : à une semaine du terme de la garantie de parfait achèvement, la contrainte n’est plus la même.

Un recours malfaçon travaux qui commence par la preuve

Un recours malfaçon travaux se gagne ou se perd sur la qualité des pièces produites, rarement sur l’éloquence des courriers. La séquence utile est presque toujours la même : constat technique daté, mise en demeure motivée adressée en recommandé avec le chiffrage annexé, tentative de résolution amiable ou contradictoire avec l’assureur, puis saisine du tribunal si rien n’aboutit. Chaque étape s’appuie sur le rapport ; aucune ne le remplace.

Le rôle de l’expert litige travaux évolue au fil de cette séquence. En phase amiable, il fournit la matière de la négociation. En phase contradictoire, il défend ses constats devant un confrère mandaté par la compagnie. En phase judiciaire, le rapport devient une pièce versée au débat, et l’assistance se poursuit lors des opérations d’expertise ordonnées par le juge, où la précision des premiers relevés fait souvent la différence.

Un point de vigilance mérite d’être signalé : tous les désordres découverts dans un logement ne relèvent pas du droit de la construction. Lorsqu’il s’agit d’un défaut antérieur dissimulé lors d’une vente entre particuliers, le fondement change et la démarche aussi ; ce terrain est traité par notre page dédiée à l’expertise du vice caché en maison, qui expose ce cas de figure spécifique.

Expertise malfaçons travaux : préparer utilement la visite

La qualité d’une expertise malfaçons travaux dépend en partie de ce que le maître d’ouvrage a conservé. Le devis signé et ses avenants constituent la référence contractuelle sans laquelle aucun écart ne se démontre. Les factures et échéanciers permettent l’analyse des sommes payées. Le procès-verbal de réception, avec ou sans réserves, fixe le point de départ des garanties. Les échanges écrits avec l’entreprise établissent la chronologie des relances.

Les photographies prises en cours de chantier valent souvent plus que leur auteur ne le pense : une image d’un plancher avant fermeture, d’une saignée avant enduit ou d’un comble avant pose du plafond documente un ouvrage devenu invisible. C’est fréquemment la seule pièce disponible sur une zone désormais inaccessible.

Sur site, la visite suit un ordre stable : reprise contradictoire du devis lot par lot, relevés métriques et instrumentaux, reportage photographique daté, puis identification des points qui exigeraient un sondage. Le rapport est ensuite construit poste par poste, dans l’ordre du devis, de manière à ce que l’entreprise, son assureur et le cas échéant le juge puissent le lire ligne à ligne sans reconstitution.

  1. Devis signé, avenants et descriptifs techniques annexés
  2. Factures, situations de travaux et échéancier de paiement
  3. Procès-verbal de réception et liste des réserves formulées
  4. Courriers, courriels et mises en demeure adressés à l’entreprise
  5. Photographies prises pendant le chantier, avant fermeture des ouvrages
  6. Attestations d’assurance décennale et police dommages-ouvrage si elle existe

Quand une expertise malfaçon devient indispensable

Certaines situations ne se règlent pas par la discussion directe. L’entreprise conteste l’existence du désordre et invoque un mauvais usage. L’assureur demande une pièce technique avant d’instruire. Les entreprises consultées pour reprendre le chantier refusent de s’engager : dans un dossier d’extension interrompu, elles refusaient d’achever l’ouvrage faute de connaître la nature des fondations réalisées. Sans relevé technique, le chantier reste bloqué indéfiniment.

Le montant en jeu justifie aussi l’arbitrage. Un désaccord de quelques centaines d’euros se négocie sans expert. Un écart comparable à celui relevé sur un lot charpente facturé 10 950 € HT pour une reprise chiffrée entre 3 850 et 5 800 € HT, ou une reprise d’assainissement estimée entre 13 000 et 23 000 € TTC, change complètement le calcul. Le coût de l’expertise se compare toujours au montant contesté, pas à un budget abstrait.

Quand la question se pose plus largement, sur la conformité globale d’un ouvrage neuf ou d’une extension, une expertise en construction neuve couvre l’ensemble des lots. Les autres missions d’accompagnement de chantier sont regroupées sur notre pôle assistance technique aux maîtres d’ouvrage, du contrôle en cours d’exécution jusqu’à la phase contentieuse.

4567

Parlez-nous de votre situation

Comprendre vos besoins

Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil

01
Écouter​

Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.

02
Conseiller

Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.

03
Intervenir

Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.

04
Accompagner

Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.

Cas pratiques d'expertise bâtiment

Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.

Contrôle avant règlement du solde d’un lot charpente

Contexte du dossier. Un maître d’ouvrage engage un marché de couverture et d’isolation sur une maison individuelle ancienne. À l’approche de la fin du chantier, l’entreprise réclame le solde et présente un lot charpente facturé à un peu plus de 10 000 € HT. Le propriétaire constate que le volume de bois remplacé lui paraît très inférieur à ce qui était annoncé au devis, sans pouvoir l’objectiver ni chiffrer l’écart.

Mission menée. Intervention avant réception et avant paiement du solde. Reprise du devis lot par lot, comptage des pièces de bois effectivement remplacées, relevé des sections et des longueurs, examen de la panne de noue et de l’état de la charpente conservée. Établissement d’un contre-chiffrage à dires d’expert poste par poste, en fourchette basse et haute, sur la base des prix de main-d’œuvre et de fourniture pratiqués pour ce type d’ouvrage.

Valeur apportée. Le contre-chiffrage ressort entre 3 850 et 5 800 € HT pour un poste facturé 10 950 € HT, soit un écart supérieur à 5 000 € documenté ligne à ligne. Le maître d’ouvrage aborde la discussion du solde avec un rapport chiffré opposable, et non avec une contestation de principe que l’entreprise pouvait écarter.

Réserves non levées six mois après réception d’une maison neuve

Contexte du dossier. Une maison individuelle neuve est réceptionnée avec réserves portant sur des finitions et sur des raccordements. Six mois plus tard, les propriétaires occupent les lieux, les réserves n’ont pas été levées malgré plusieurs relances, et une odeur persistante apparaît au rez-de-chaussée. Le constructeur renvoie la responsabilité vers un sous-traitant devenu injoignable.

Mission menée. Constat après réception, avec relevé instrumental. Contrôle des raccordements d’évacuation, inspection du vide sanitaire et de ses ventilations, mesures d’humidité au pied des coffres techniques, vérification de l’état des ouvrages inscrits en réserve. Qualification de chaque désordre au regard de la garantie applicable à compter du procès-verbal de réception, puis chiffrage de la reprise et de la remise en état des parties dégradées.

Valeur apportée. Le rapport établit qu’une évacuation d’eaux usées d’étage se déversait dans le vide sanitaire, ventilations obstruées à environ 50 %, avec une humidité relevée entre 17,3 % et 22,4 %. Reprise chiffrée entre 13 000 et 23 000 € TTC, permettant d’ouvrir l’instruction auprès de l’assureur au lieu de poursuivre des relances sans effet.

Audit d’une rénovation complète assortie de quatre avenants

Contexte du dossier. Rénovation lourde d’un logement d’environ 106 m², confiée à une entreprise générale. Le budget initial dérive au fil de quatre avenants successifs pour atteindre un montant total très élevé au mètre carré. Le maître d’ouvrage, sollicité pour un dernier appel de fonds, ne parvient plus à rattacher les sommes demandées à des ouvrages identifiables sur le chantier.

Mission menée. Audit technique global à la demande du maître d’ouvrage. Reconstitution de la chaîne contractuelle devis puis avenants, relevé contradictoire des ouvrages réellement exécutés lot par lot, contrôle des points sensibles habituellement dissimulés sous les finitions, et confrontation des sommes déjà réglées au travail effectivement livré. Rédaction d’un rapport ordonné dans la logique du devis pour permettre une lecture ligne à ligne par les parties.

Valeur apportée. Sur un marché facturé 226 553 € TTC pour 106 m², soit environ 2 137 € le mètre carré, les non-conformités relevées et l’analyse des paiements ont permis de documenter une économie d’au moins 20 000 € TTC sur le solde restant à régler, avec un rapport exploitable en cas de passage en phase contentieuse.

Cadre normatif et références

Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.

  • article 1792-3 du Code civil (référence légale). Fixe à deux ans minimum la garantie de bon fonctionnement des éléments d’équipement dissociables : elle détermine sous quel délai un désordre relevé par l’expert peut être réclamé.
  • article 1792-2 du Code civil (référence légale). Étend la présomption de responsabilité décennale aux éléments d’équipement indissociables de l’ouvrage : l’expert qualifie chaque désordre au regard de cette distinction.
  • Service-public F2958 — Les garanties après la réception des travaux (règlement applicable). Récapitule l’articulation des trois garanties et leur point de départ commun, la date de réception, ce qui rend le procès-verbal et les réserves décisifs dans le rapport.
  • Service-public F2032 — Assurance dommages-ouvrage (règlement applicable). Décrit le mécanisme d’indemnisation sans attendre la recherche de responsabilité : le rapport technique constitue la pièce d’ouverture du dossier auprès de l’assureur.
  • Service-public R33764 — Faire jouer la garantie décennale lorsque l’entreprise a disparu (règlement applicable). Traite le cas fréquent du constructeur en liquidation, où le recours du maître d’ouvrage se déplace de l’entreprise vers son assureur de responsabilité.
  • FFB — La réception de travaux, phase clé de l’achèvement du chantier (charte déontologique). Rappelle, du point de vue de la profession du bâtiment, la portée du procès-verbal de réception et des réserves formulées, référence utile en discussion contradictoire.

Des travaux contestés, un solde à régler bientôt ?

Un désaccord sur des travaux évolue vite : les ouvrages se referment, le solde se règle, les délais de garantie courent depuis la réception. Avant d’engager une expertise, un premier échange permet de situer votre dossier : nature des désordres, pièces contractuelles disponibles, moment d’intervention le plus utile et format pertinent — constat unilatéral ou réunion contradictoire avec l’entreprise et son assureur. Cet examen préalable sert aussi à estimer les honoraires et à vérifier qu’une expertise se justifie au regard du montant contesté. Quand ce n’est pas le cas, nous le disons.

Des experts à vos côtés

Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.

Questions fréquentes sur l'expertise bâtiment

Combien coûte l'intervention d'un expert malfaçon travaux ?

Un constat unilatéral avec rapport technique et chiffrage est facturé 800 € HT, soit 960 € TTC. Une expertise contradictoire menée avec l’entreprise et son assureur se situe entre 850 et 1 400 € selon le dossier. L’envoi du rapport en version papier par courrier ajoute 40 € TTC. Les investigations destructives par sapiteur font l’objet d’un devis séparé.

Faut-il faire constater les malfaçons avant de payer le solde ?

C’est le moment le plus favorable. Tant que le solde n’est pas versé, la discussion porte sur une somme encore détenue par le maître d’ouvrage. Sur un lot charpente facturé 10 950 € HT, un contre-chiffrage poste par poste ressortait entre 3 850 et 5 800 € HT : l’écart devient alors un argument de négociation documenté.

Que faire si les réserves n'ont pas été levées six mois après la réception ?

La mission consiste à documenter l’état des ouvrages réservés, établir l’absence de levée des réserves et qualifier les aggravations. Sur une maison neuve, une évacuation d’eaux usées non raccordée se déversant dans le vide sanitaire, avec une humidité relevée entre 17,3 % et 22,4 %, représentait une reprise chiffrée entre 13 000 et 23 000 € TTC.

L'expert peut-il me conseiller juridiquement sur mon litige ?

Non. Le cabinet produit une analyse technique et un chiffrage, jamais une consultation juridique : le choix du fondement et la stratégie procédurale relèvent de l’avocat. Une mise en relation avec un avocat spécialisé est proposée, consultation initiale incluse. Cette séparation garantit la neutralité du rapport technique versé au dossier.

Quel recours si l'entreprise responsable des malfaçons a disparu ?

La disparition ou la liquidation du constructeur ne supprime pas le recours : il se déplace vers son assureur de responsabilité décennale, ou vers l’assurance dommages-ouvrage lorsqu’elle a été souscrite, qui indemnise sans attendre la recherche de responsabilité. Le rapport technique reste la pièce qui permet d’ouvrir l’instruction du sinistre.

Sous quel délai un expert peut-il se déplacer sur le chantier ?

Un délai de rétractation de 14 jours s’applique avant tout déplacement, sauf renonciation expresse du client en cas d’urgence caractérisée : désordre évolutif, échéance de garantie proche ou ouvrage sur le point d’être recouvert. Ce délai mérite d’être anticipé lorsque la garantie de parfait achèvement d’un an arrive à son terme.

L'expert réalise-t-il les travaux de reprise qu'il a chiffrés ?

Jamais, et aucune entreprise attitrée n’est recommandée. Un expert qui pourrait décrocher le marché de la reprise qu’il évalue perd toute crédibilité devant l’assureur et le juge. Cette séparation stricte entre l’évaluation et l’exécution est ce qui rend le chiffrage à dires d’expert opposable dans la discussion.

Un sondage destructif est-il systématique en expertise malfaçon ?

Non. Il n’est engagé que si le constat visuel et instrumental ne permet pas de conclure, avec accord écrit préalable du maître d’ouvrage, et confié à un sapiteur sur devis. Les zones restées inaccessibles par encombrement ou par conception sont signalées comme telles dans le rapport, sans hypothèse comblant le vide.

Nos experts bâtiment près de chez vous

Nos experts en bâtiment interviennent partout en France. Retrouvez nos pôles régionaux :

Île-de-France · Provence-Alpes-Côte d’Azur · Rhône-Alpes · Occitanie · Aquitaine · Bretagne · Normandie · Pays de la Loire · Hauts-de-France · Grand Est · Centre-Val de Loire · Bourgogne-Franche-Comté · Corse

Rédigé parBenoît LANFREYExpert judiciaire en bâtiment
Revu parLaureen BRUANDETJuriste — Master Droit, parcours Droit du patrimoine et des activités immobilières (Université de Brest)

Besoin d'aide ?

NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS CONSEILLER

Programmer un appel

Un expert vous recontactera selon vos préférences.

Demande d'expertise

Merci de compléter le formulaire ci-dessous, nous vous recontacterons suivant vos préférences.

Informations de contact
Type d'expertise
Vos préférences de contact (optionnel)