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Global Expertises » Suivi de chantier
Textes lus à la source le 3 septembre 2026, chiffres tirés de 3 519 missions
En bref
Un suivi de chantier assuré par un maître d’œuvre se facture entre 3 % et 5 % du montant des travaux selon les guides de prix indépendants, et jusqu’à 10 % selon les opérateurs qui le vendent. Chez nous, une intervention ponctuelle d’expert sur un chantier en cours se situe entre 720 et 840 € TTC de médiane selon la situation — 720 € sur 106 dossiers de malfaçon, 840 € sur 16 abandons de chantier — le rapport étant déposé en 6 à 9 jours. La loi, elle, ne parle pas d’honoraires mais de plafonds : sur un contrat de construction de maison individuelle, l’entreprise ne peut exiger plus de 15 % du prix à l’ouverture du chantier, 40 % à l’achèvement des murs et 95 % avant la réception, et 5 % restent consignés tant que les réserves ne sont pas levées.
Cherchez le prix d’un suivi de chantier et vous trouverez tout et son contraire : des pourcentages qui vont de 3 % à 15 %, des forfaits au mètre carré, des abonnements mensuels à des logiciels. Trois marchés différents répondent à la même question sans jamais dire lequel des trois vous concerne, et aucun ne précise ce que la loi, elle, autorise déjà à retenir sans payer personne.
Cette page fait trois choses. Elle sépare les trois marchés et donne, pour chacun, les ordres de prix relevés. Elle publie l’échéancier légal du contrat de construction de maison individuelle, lu dans le texte de l’article R. 231-7 du code de la construction et de l’habitation le 3 septembre 2026 : c’est un tableau de plafonds, opposable, et gratuit. Et elle donne nos propres honoraires, non pas au catalogue, mais tels que le registre des missions les mesure.
Elle dit enfin ce que nous ne faisons pas, parce que c’est vrai et que le registre le montre : sur 898 dossiers documentés, 4 seulement sont des missions de suivi au long cours. Nous ne conduisons pas de chantier. Nous intervenons quand il faut constater, chiffrer et écrire — avant de payer une situation, avant de fermer un ouvrage, ou quand plus rien n’avance.
Sur cette page
Il n’existe pas un prix, mais trois marchés qui ne vendent pas la même chose : la mission continue d’un maître d’œuvre, facturée en pourcentage des travaux ; la visite ponctuelle d’un expert, facturée au forfait ; et le logiciel de suivi, qui ne met personne sur le chantier. Confondre les trois est la première source de déception.
La mission continue est celle d’un maître d’œuvre ou d’un architecte : il organise, planifie, convoque, contrôle et vise les situations de travaux du début à la réception. Elle se facture presque toujours en pourcentage du montant des travaux, et le taux dépend de l’étendue confiée. Sur une mission réduite au seul suivi d’exécution, deux guides de prix lus le 3 septembre 2026 annoncent la même fourchette, 3 à 5 % ; sur une mission complète incluant la conception, les mêmes annoncent 8 à 12 %. Sur un chantier de 150 000 €, cela représente entre 4 500 € et 18 000 € selon ce que l’on confie. Nous détaillons plus bas pourquoi ces fourchettes doivent être maniées avec précaution : les sources se contredisent.
La visite ponctuelle est autre chose. On ne demande pas à l’expert de conduire le chantier : on lui demande de venir constater, à un moment précis, ce qui a été fait et ce qui ne l’a pas été, et de l’écrire. C’est une mission de quelques jours, pas de quelques mois, et elle se facture au forfait. C’est celle que nous exerçons, et nos chiffres sont donnés plus bas dans cette page.
Le logiciel de suivi de chantier, enfin, occupe aujourd’hui la première page de Google sur cette expression. Il coûte entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros par mois et par utilisateur. Il photographie, horodate, classe et diffuse. Il ne regarde pas une reprise de fondation. Si vous cherchez qui va se déplacer, ce n’est pas là qu’il faut chercher.
| Ce que vous achetez | Qui l’assure | Ordre de prix constaté |
|---|---|---|
| Mission continue de suivi d’exécution | Maître d’œuvre, architecte | 3 à 5 % du montant des travaux |
| Mission complète conception et suivi | Maître d’œuvre, architecte | 8 à 12 % du montant des travaux |
| Visite et constat ponctuels en cours de chantier | Expert bâtiment | 720 à 840 € TTC selon le dossier |
| Expertise contradictoire avec l’entreprise | Expert bâtiment | 900 € TTC en médiane |
| Logiciel de suivi | Vous-même | abonnement mensuel, aucune visite |
Les deux lignes qui nous concernent ne sont pas des estimations : ce sont les médianes réellement facturées, calculées sur notre registre de missions au 3 septembre 2026. Le détail du calcul est donné plus bas, et les dossiers qui le composent sont comptés, pas choisis.
Personne n’a le monopole du suivi de chantier : ce n’est pas une profession réglementée. Cinq intervenants s’en chargent en pratique, avec des responsabilités très différentes — et c’est la responsabilité, pas le titre, qui doit guider le choix.
Le maître d’œuvre est le plus fréquent. Il agit comme mandataire du maître d’ouvrage : il choisit les entreprises, établit le planning, tient les réunions de chantier, vise les situations de travaux et prépare la réception. Il engage sa responsabilité contractuelle, et sa responsabilité décennale sur les ouvrages qu’il a conçus ou dirigés. C’est le seul dont le suivi soit réellement continu.
L’architecte assure la même mission lorsqu’il en est chargé, avec une obligation d’assurance et un ordre professionnel. Son intervention est obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher pour une construction neuve.
Le constructeur de maison individuelle conduit lui-même le chantier lorsqu’il travaille en contrat de construction de maison individuelle. Il est alors juge et partie : c’est lui qui construit et lui qui déclare l’avancement qui déclenche vos paiements. C’est précisément dans ce cas que la loi a fixé des plafonds, et nous les donnons intégralement plus loin. Les pièges propres à ce contrat sont détaillés sur notre page CCMI et pièges à éviter.
Le conducteur de travaux indépendant propose une prestation voisine de celle du maître d’œuvre, souvent facturée à la journée ou au forfait mensuel. Vérifiez son assurance : sans responsabilité civile professionnelle, et sans décennale lorsqu’elle s’impose, son visa ne vous protège de rien.
L’expert bâtiment, enfin, n’assure pas le suivi : il vient constater. C’est une différence de nature. Il n’a aucun pouvoir de direction sur les entreprises, ne vise pas les situations et ne signe pas les ordres de service. En revanche, il écrit ce qu’il voit, avec des mesures, des photographies datées et une référence normative, dans un document opposable. Quand un chantier se passe bien, il ne sert à rien. Quand il dérape, il est le seul dont l’écrit vaudra quelque chose. Notre métier est celui-là : l’expert bâtiment indépendant, qui n’a d’intérêt ni dans le marché ni dans l’entreprise.
Une précision utile : contrairement à l’expert foncier ou à l’expert judiciaire, le titre d’expert en bâtiment n’est pas protégé par la loi. N’importe qui peut s’en prévaloir. Regardez donc l’assurance, les références, et surtout si l’expert vend autre chose que son avis — des travaux, par exemple.
Une mission de suivi couvre quatre choses : la conformité de ce qui est exécuté, le respect du planning, la vérification de ce que l’on vous demande de payer, et la constitution de la trace écrite. La quatrième est celle qu’on néglige, et c’est la seule qui servira si l’affaire tourne mal.
La conformité. On vérifie que ce qui est posé correspond au marché, aux plans et aux règles de l’art — les DTU pour l’essentiel. C’est le cœur du travail, et il suppose de passer au bon moment : une fondation se regarde avant le coulage, une étanchéité avant la chape, une isolation avant le placo. Une visite tardive ne constate plus qu’un résultat, jamais une mise en œuvre.
Le planning. On compare l’avancement réel au calendrier contractuel et on date les écarts. Un retard qui n’a pas été constaté par écrit au moment où il se produit devient très difficile à faire valoir six mois plus tard.
Les paiements. C’est le point le plus sensible et le plus mal défendu. Une entreprise vous adresse une situation de travaux : le suivi consiste à vérifier que le pourcentage demandé correspond bien à l’ouvrage réalisé. Sur un contrat de construction de maison individuelle, la loi fixe elle-même ce que l’on peut vous demander à chaque stade.
La trace écrite. Comptes rendus de visite, photographies horodatées, réserves formulées, courriers de relance. C’est ce qui distingue un chantier où l’on discute d’un chantier où l’on prouve. Sur les 93 dossiers de notre registre qui portent sur un litige avec une entreprise, la question posée à l’expert est presque toujours la même : ce qui a été fait correspond-il à ce qui a été promis, et à quelle date. Sans trace, la réponse est une opinion. Avec, c’est un constat.
Ce que le suivi ne couvre pas, il faut le dire aussi : il ne garantit pas l’absence de désordre, il ne remplace pas la garantie décennale, et il ne dispense pas de l’assistance à la réception de travaux, qui est un acte juridique distinct.
Le pourcentage se calcule sur le montant des travaux hors taxes, et il varie selon l’étendue de la mission, la complexité du projet et sa taille. Un point compte plus que le taux : l’assiette. Un pourcentage calculé sur un budget prévisionnel et un pourcentage calculé sur le coût final ne donnent pas la même facture.
Nous avons lu, le 3 septembre 2026, quatre guides de prix parmi les mieux classés sur cette question. Ils ne disent pas la même chose, et l’écart n’est pas marginal : d’un bout à l’autre, les taux publiés vont de 3 % à 16 %. Voici ce que chacun annonce, mot pour mot.
| Source lue le 03/09/2026 | Fourchette globale annoncée | Suivi d’exécution seul | Mission complète |
|---|---|---|---|
| travaux.com | 3 à 12 % | 3 à 5 % (DET 4 à 6 %) | 8 à 12 % |
| abctravaux.org | 6 à 12 % | 3 à 5 % | 8 à 12 % |
| omizi.com | 6 à 15 % | non chiffré | 8 à 15 % |
| camif-habitat.fr | 6 à 14 % | environ 10 % | 10 à 16 % (suivi inclus) |
Un détail mérite d’être relevé, parce qu’il explique l’écart. Les deux guides indépendants s’accordent sur 3 à 5 % pour un suivi d’exécution seul. Le chiffre le plus élevé — environ 10 % pour la même prestation — est publié par un opérateur qui vend de la maîtrise d’œuvre. Ce n’est pas une accusation, c’est une raison de lire les guides de prix en sachant qui les écrit.
Entre les deux bornes, tout dépend de ce que l’on confie : consultation des entreprises, établissement des marchés, direction des travaux, visa des situations, assistance à la réception. Chaque bloc se négocie, et chaque bloc retiré doit être assuré par quelqu’un — vous, le plus souvent.
Trois questions à poser avant de signer, et elles valent mieux qu’une négociation de taux. Sur quelle assiette ? Montant hors taxes des travaux, budget prévisionnel ou coût final constaté : l’écart peut atteindre 20 %. Combien de visites ? Une mission à 5 % avec une visite mensuelle et une mission à 5 % avec une visite hebdomadaire n’ont rien à voir. Quelle assurance ? Demandez l’attestation de responsabilité civile professionnelle et, s’il conçoit ou dirige, l’attestation décennale, avec les activités déclarées.
Le sujet dépasse le seul suivi : lorsqu’un particulier veut être représenté face aux entreprises sans conduire lui-même le chantier, la mission porte un autre nom et se traite sur notre page dédiée à l’assistance à maîtrise d’ouvrage.
Un dernier repère, contre-intuitif : le taux baisse quand le chantier grossit. Sur une rénovation de 40 000 €, un maître d’œuvre facturera rarement moins de 8 % — parce que le nombre de visites, lui, ne diminue pas avec le budget. Sur une construction de 400 000 €, 4 % peut suffire. Comparez donc des honoraires en euros, pas des pourcentages.
Sur un contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plan, la réponse est dans la loi, et elle est chiffrée. L’article R. 231-7 du code de la construction et de l’habitation fixe le pourcentage maximum du prix convenu exigible à chaque stade. Au-delà, la demande est irrégulière — quel que soit ce que dit le contrat.
Ce tableau est le texte lui-même, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2020, telle que modifiée par le décret n° 2019-966 du 18 septembre 2019 :
| Stade d’avancement | Pourcentage maximum du prix convenu exigible |
|---|---|
| Ouverture du chantier (dépôt de garantie inclus) | 15 % |
| Achèvement des fondations | 25 % |
| Achèvement des murs | 40 % |
| Mise hors d’eau | 60 % |
| Achèvement des cloisons et mise hors d’air | 75 % |
| Achèvement équipement, plomberie, menuiserie, chauffage, revêtements extérieurs | 95 % |
Trois lectures de ce tableau valent la peine d’être faites. D’abord, ce sont des plafonds, pas des échéances dues : rien n’oblige à payer 40 % si les murs ne sont pas achevés. Ensuite, les stades sont des faits constatables — « achèvement des murs », « mise hors d’eau » — et c’est très exactement ce qu’une visite d’expert vient constater. Enfin, il reste 5 % après le stade 95 % : c’est le solde, et son sort dépend d’une décision que vous prenez avant la réception.
Le texte précise en effet que le solde est payable à la levée des réserves lorsque le maître de l’ouvrage se fait assister, lors de la réception, par un professionnel mentionné à l’article L. 231-8 — et, s’il ne se fait pas assister, dans les huit jours qui suivent la remise des clés. Et lorsque des réserves sont formulées, « une somme au plus égale à 5 % du prix convenu est, jusqu’à la levée des réserves, consignée entre les mains d’un consignataire accepté par les deux parties ou, à défaut, désigné par le président du tribunal judiciaire ».
Autrement dit : se faire assister ne fait pas gagner un délai, cela remplace un délai par un événement. Sans assistance, vous avez huit jours pour payer le solde après la remise des clés. Avec assistance, le solde attend que les réserves soient levées. Sur un prix de 250 000 €, ces 5 % représentent 12 500 € qui restent de votre côté tant que le constructeur n’a pas repris ce qui doit l’être.
Hors CCMI — marché de travaux classique, rénovation, marchés séparés — ce tableau ne s’applique pas. C’est alors le marché qui fixe l’échéancier, et la vigilance se déplace : il faut vérifier que le pourcentage appelé correspond à l’ouvrage exécuté, ce qui suppose d’aller voir. Pour un achat en l’état futur d’achèvement, les appels de fonds obéissent encore à d’autres règles, traitées sur notre page assistance à la livraison VEFA.
Un retard ne se répare pas tout seul : il se constate, se met en demeure, et se chiffre. Sur un contrat de construction de maison individuelle, la loi impose un plancher aux pénalités de retard — et un plafond à celles que l’entreprise peut vous réclamer si vous payez en retard.
L’article R. 232-7 du code de la construction et de l’habitation est clair sur les deux sens. En cas de retard de livraison, les pénalités « ne peuvent être fixées à un montant inférieur à 1/3 000 du prix convenu par jour de retard ». Et le contrat peut prévoir une pénalité pour retard de paiement à votre charge, mais « le taux de celle-ci ne peut excéder 1 % par mois » calculé sur les sommes non réglées, dès lors que la pénalité de retard de livraison est limitée à ce même 1/3 000 par jour.
| Prix convenu | Pénalité minimale par jour de retard (1/3 000) | Sur 30 jours | Sur 90 jours |
|---|---|---|---|
| 150 000 € | 50 € | 1 500 € | 4 500 € |
| 250 000 € | 83,33 € | 2 500 € | 7 500 € |
| 350 000 € | 116,67 € | 3 500 € | 10 500 € |
Ces montants ne tombent pas seuls. Il faut une date de départ opposable — celle inscrite au contrat, éventuellement décalée par les causes légitimes de suspension prévues au marché — et une date d’arrivée constatée. C’est là que la trace écrite paye : un constat daté d’avancement, photographié, vaut mieux qu’un échange de courriels sur qui a dit quoi.
La marche à suivre tient en trois temps. Un. Faire constater l’avancement réel à une date certaine. Deux. Adresser une mise en demeure par lettre recommandée, en rappelant la clause de pénalités et en chiffrant. Trois. Si rien ne bouge, appliquer les pénalités sur les situations suivantes, ce qui suppose de ne pas avoir déjà tout payé — d’où l’importance du tableau de la section précédente.
Sur les 16 dossiers de notre registre qui portent sur un retard, un arrêt ou un abandon de chantier, le rapport a été déposé sous 6 jours médians, pour un montant médian de 840 € TTC. Ce n’est pas un hasard si ce délai est court : dans ces dossiers, la valeur de l’écrit tient à sa date.
Le plus tôt possible, et par écrit. Une malfaçon constatée avant d’être recouverte se répare ; la même malfaçon découverte après la réception devient un contentieux. C’est le premier motif d’intervention de notre cabinet : 106 dossiers sur les 898 documentés portent sur une malfaçon, une non-conformité ou un défaut d’exécution.
La séquence qui fonctionne est toujours la même. On arrête l’ouvrage litigieux — pas le chantier entier, la partie concernée — pour éviter que le désordre ne soit rendu invisible. On écrit à l’entreprise en décrivant ce qu’on observe, sans le qualifier juridiquement. On fait constater par un tiers dont l’écrit sera opposable. On chiffre la reprise, et seulement ensuite on discute.
Ce que l’expert apporte à ce moment précis n’est pas un avis, c’est une méthode : des mesures plutôt que des impressions, la séparation stricte du constat et de la déduction, la référence à la règle applicable — DTU, norme, prescription du fabricant — et une photographie datée qui montre l’état exact au jour de la visite. C’est ce que demande la norme NF X50-110, et c’est ce qui rend un rapport discutable plutôt que contestable.
Deux configurations méritent d’être distinguées. Si l’entreprise reconnaît le problème, un constat unilatéral suffit à fixer les faits et la date. Si elle le conteste, il faut passer à l’expertise contradictoire : les deux parties sont présentes, chacune s’exprime, et le rapport rend compte des positions autant que des constats. Nos 528 dossiers contradictoires ont une médiane de 750 € TTC et un dépôt à 6 jours.
Selon la nature du désordre, la suite se traite ailleurs sur ce site : une fissure structurelle relève de l’expertise de fissures, une entrée d’eau des infiltrations, et un désordre découvert après coup des malfaçons et vices cachés.
Un mot sur le calendrier, parce qu’il décide de tout. Avant la réception, vous êtes dans le contrat : l’entreprise doit livrer ce qui a été commandé, et vous disposez du solde comme moyen de pression. Après la réception sans réserve, vous basculez dans le régime des garanties, plus long et plus lourd. La même anomalie ne se traite donc pas du tout de la même façon selon qu’elle est vue le mardi ou le jeudi de la réception.
Nous ne vendons pas de mission continue au pourcentage. Nous vendons des interventions ponctuelles au forfait, et voici ce qu’elles coûtent réellement — non pas un tarif affiché, mais la médiane de ce qui a été facturé, dossier par dossier.
Les chiffres qui suivent sont calculés sur notre registre de missions arrêté au 3 septembre 2026 : 3 519 dossiers, dont 898 portent un résumé technique exploitable. Ils ne sont pas choisis pour l’exemple ; ce sont tous les dossiers correspondant au motif recherché.
| Type de situation | Dossiers | 1er quartile | Médiane | 3e quartile | Délai médian de dépôt |
|---|---|---|---|---|---|
| Malfaçon, non-conformité, défaut d’exécution | 106 | 720 € | 720 € | 840 € | 7 jours |
| Réserves, réception, procès-verbal | 45 | 720 € | 800 € | 840 € | 8 jours |
| Retard, arrêt ou abandon de chantier | 16 | 720 € | 840 € | 840 € | 6 jours |
| Litige de facturation, devis, acompte | 121 | 720 € | 840 € | 890 € | 9 jours |
| CCMI, constructeur, maître d’œuvre, architecte | 35 | 720 € | 720 € | 840 € | 6 jours |
| Expertise contradictoire | 528 | 720 € | 750 € | 840 € | 6 jours |
À côté de ces médianes constatées, notre catalogue affiche des prix fermes : 720 € TTC pour une note expertale, 960 € TTC pour une expertise de constat, 490 € TTC pour un télérelevé de fissures. Une assistance en procédure se traite au forfait, à partir de 690 € HT soit 828 € TTC lorsque l’enjeu est inférieur à 30 000 €, et à 5 % au-delà. Le règlement se fait en deux fois : 60 % à la commande, 40 % à la remise du rapport.
Une comparaison honnête, pour finir. Sur un chantier de 150 000 €, une mission continue de maître d’œuvre à 5 % coûte 7 500 €. Trois visites d’expert aux moments qui comptent — fondations, hors d’eau, réception — coûtent de l’ordre de 2 400 €. Ce ne sont pas les mêmes prestations : la première conduit le chantier, la seconde le contrôle. Si personne ne conduit votre chantier, ne prenez pas la seconde en croyant acheter la première.
Le premier échange téléphonique est gratuit, un devis est établi avant toute intervention, et nous rappelons sous 24 heures ouvrées.
Parce que le code de la construction et de l’habitation traite les deux cas séparément, à l’article R. 231-7. Mais pas comme on le croit : l’assistance ne vous achète pas du délai. Ce qu’elle change, c’est la qualité des réserves posées le jour même — et un autre article, le L. 231-8, vous retire en échange les huit jours pour signaler ce que vous auriez oublié.
Le mécanisme figure au II de l’article R. 231-7. Lorsque le maître de l’ouvrage se fait assister par un professionnel mentionné à l’article L. 231-8, le solde est payable « à la levée des réserves qui ont été formulées à la réception ou, si aucune réserve n’a été formulée, à l’issue de la réception ». Lorsqu’il ne se fait pas assister, le solde est payable « dans les huit jours qui suivent la remise des clés consécutive à la réception », si aucune réserve n’a été formulée, ou à la levée de celles-ci si des réserves l’ont été.
Il faut lire ce texte avec attention, car il se prête à un contresens fréquent. L’assistance ne supprime pas un délai de huit jours dont on disposerait pour réfléchir : elle substitue à un calendrier un événement vérifiable. Ce qui change vraiment tient en deux points : la qualité des réserves formulées le jour J, et la consignation.
La qualité des réserves d’abord. Une réception se joue en une matinée, sur un procès-verbal, devant un interlocuteur qui a construit et qui veut être payé. Une réserve mal rédigée — « peintures à revoir » — ne permet pas d’exiger grand-chose ; une réserve précise, localisée et référencée à une règle, si. C’est l’objet même de l’assistance à la réception de travaux, et c’est un acte distinct du suivi de chantier.
La consignation ensuite. Dès lors que des réserves sont formulées, une somme au plus égale à 5 % du prix convenu est consignée jusqu’à leur levée, entre les mains d’un consignataire accepté par les deux parties ou, à défaut, désigné par le président du tribunal judiciaire. Cette somme n’est pas perdue pour le constructeur : elle est mise de côté. Mais elle cesse d’être un argument, et devient une garantie.
Et il faut connaître la contrepartie, car elle est écrite. L’article L. 231-8 donne au maître de l’ouvrage huit jours après la remise des clés pour dénoncer par lettre recommandée « les vices apparents qu’il n’avait pas signalés lors de la réception ». Or ce même article précise que cette faculté ne s’applique pas lorsque le maître de l’ouvrage s’est fait assister à la réception par un professionnel habilité. Autrement dit : en venant accompagné, vous êtes réputé avoir tout vu le jour J, et vous perdez le rattrapage. C’est une raison de plus de choisir quelqu’un dont le métier est de regarder — et une raison de ne pas venir accompagné de n’importe qui.
Nos 45 dossiers de réserves et de réception ont une médiane de 800 € TTC et un délai de dépôt de 8 jours — le plus long de tous nos motifs, parce qu’un procès-verbal de réception se rédige avec soin.
Ne rien payer de plus, constater l’état exact des travaux à une date certaine, mettre en demeure, puis reprendre la main. L’ordre compte : un état des lieux fait après le passage d’une autre entreprise ne vaut plus rien.
L’abandon de chantier n’est pas une notion juridique autonome : c’est une inexécution contractuelle, qui se prouve par un fait — l’absence prolongée et injustifiée de l’entreprise — et par une mise en demeure restée sans effet. La difficulté n’est presque jamais le droit ; c’est d’établir où en était le chantier le jour où l’entreprise a cessé de venir.
D’où la séquence. Un. Suspendre tout paiement, y compris une situation déjà présentée : ce qui n’est pas fait n’est pas dû. Deux. Faire dresser un constat d’avancement, poste par poste, avec photographies datées et, si possible, quantification de ce qui reste à faire. Trois. Mettre en demeure par lettre recommandée, avec un délai raisonnable et explicite. Quatre. Chiffrer le surcoût de reprise : c’est ce chiffre, et lui seul, qui fondera une demande d’indemnisation ou une compensation avec le solde.
Le constat d’avancement est le pivot de tout le dossier. Il sert trois fois : à refuser les appels de fonds excessifs, à faire chiffrer la reprise par les entreprises suivantes, et à établir le préjudice. Sans lui, la discussion se réduit à deux versions opposées d’un même chantier. Notre page abandon de chantier détaille cette procédure pas à pas.
Si l’entreprise est en liquidation, le raisonnement change de terrain : la créance se déclare au mandataire, et les garanties souscrites — garantie de livraison sur un CCMI, assurance dommages-ouvrage — deviennent le vrai sujet. Lorsque le litige s’installe et qu’une procédure s’engage, l’assistance se poursuit sous une autre forme, décrite sur notre page d’expertise judiciaire immobilière.
Un chiffre pour situer la fréquence : 16 dossiers sur 898 portent sur un retard, un arrêt ou un abandon, répartis sur 12 départements. C’est rare, mais c’est presque toujours grave — et c’est le motif où l’antériorité de l’écrit compte le plus.
Une demi-journée sur place, un relevé méthodique, et un rapport écrit sous six jours en médiane. La visite ne sert pas à donner un avis oral : elle sert à produire un document que vous pourrez opposer.
Avant. Nous demandons les pièces du marché — devis signé, plans, descriptif, planning, situations déjà payées — et la question précise à laquelle vous attendez une réponse. Une visite sans question posée produit un rapport sans conclusion.
Pendant. Le relevé suit toujours le même ordre : identification des ouvrages concernés, état d’avancement réel par poste, constats avec mesures et photographies horodatées, confrontation aux documents contractuels et aux règles de l’art. Les constats sont notés séparément des déductions — c’est une exigence de la norme NF X50-110, et c’est ce qui permet à un tiers de refaire le raisonnement.
Après. Le rapport est rédigé, relu par un second expert du cabinet, puis remis. Nos délais médians constatés vont de 6 jours pour un constat d’avancement à 9 jours pour un litige de facturation, qui suppose de reprendre les situations une à une.
Les moments à privilégier ne sont pas ceux qu’on croit. Le plus utile n’est pas la fin du chantier, mais les points où l’ouvrage va devenir invisible : avant le coulage des fondations, avant la fermeture des murs, avant la chape sur l’étanchéité, avant la pose des plaques sur l’isolation. Trois visites bien placées valent mieux que huit passages réguliers.
Nous intervenons dans toute la France — les motifs relevés ci-dessus couvrent entre 12 et 82 départements selon leur nature — et le premier échange téléphonique est gratuit.
Nous ne conduisons pas de chantier. Nous ne sommes ni maître d’œuvre ni conducteur de travaux, et nous ne visons pas de situations. Le dire clairement vaut mieux que de vendre une mission que nous n’exerçons pas.
Le registre le montre sans ambiguïté. Sur 898 dossiers documentés, 4 seulement portent sur un suivi de chantier, un avancement ou un planning au sens d’une mission continue. En face : 106 malfaçons, 121 litiges de facturation, 107 dossiers d’assurance ou de décennale, 93 litiges d’entreprise, 45 réserves et réceptions, 16 abandons de chantier.
Ces chiffres décrivent exactement notre métier : on ne nous appelle pas pour accompagner un chantier qui se déroule bien, on nous appelle quand quelque chose cloche. C’est une position moins confortable commercialement, et beaucoup plus utile pour vous : nous n’avons aucun intérêt à ce que le chantier continue, aucune entreprise à ménager, aucun marché à préserver.
Si vous cherchez quelqu’un pour conduire vos travaux de bout en bout, prenez un maître d’œuvre ou un architecte — et lisez la section sur les honoraires avant de signer. Si vous cherchez quelqu’un pour vérifier, constater et écrire, c’est notre travail. Les deux se cumulent d’ailleurs très bien : faire contrôler par un tiers le chantier que dirige un maître d’œuvre n’est pas une marque de défiance, c’est ce que fait tout maître d’ouvrage professionnel.
Nos autres interventions sur un bien en cours d’acquisition ou de litige sont décrites sur nos pages expertise avant achat immobilier et expert d’assuré ; l’ensemble est accessible depuis nos expertises.
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Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.
Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.
Si vous hésitez à régler un appel de fonds, si une reprise vous est refusée, ou si le chantier n’avance plus, le premier geste utile est un constat daté. Le premier échange téléphonique est gratuit, le devis est établi avant toute intervention, et le rapport est déposé sous 6 jours médians. Nous n’avons ni travaux à vendre ni entreprise à ménager : notre seul produit est l’écrit que vous pourrez opposer.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
Trois marchés coexistent. Une mission continue de maître d’œuvre se facture entre 3 % et 12 % du montant des travaux selon son étendue. Une visite ponctuelle d’expert bâtiment se facture au forfait : 720 à 840 € TTC dans nos dossiers. Un logiciel de suivi coûte un abonnement mensuel et n’envoie personne sur place.
Sur un chantier de 150 000 €, une mission continue de maître d’œuvre à 5 % représente 7 500 €. Trois visites d’expert placées aux moments décisifs — fondations, hors d’eau, réception — coûtent de l’ordre de 2 400 €. Les deux prestations ne sont pas équivalentes : la première conduit le chantier, la seconde le contrôle.
Il dépend de ce que vous achetez. Pour une mission de direction des travaux, comptez un pourcentage du montant des travaux. Pour un constat ponctuel, un forfait : notre médiane sur 2 301 expertises de constat est de 790 € TTC, avec un rapport déposé sous 6 jours.
Le suivi de chantier n’est pas une profession réglementée. Il est assuré en pratique par un maître d’œuvre, un architecte, un constructeur en CCMI, un conducteur de travaux indépendant, ou contrôlé ponctuellement par un expert bâtiment. Ce qui distingue ces intervenants n’est pas le titre mais la responsabilité engagée et l’assurance souscrite.
Le maître d’ouvrage lui-même, son maître d’œuvre, un bureau de contrôle technique lorsque son intervention est obligatoire, le coordonnateur SPS pour la sécurité, et un expert bâtiment mandaté pour constater. Seul le bureau de contrôle et le coordonnateur SPS ont une mission définie par la loi ; les autres agissent par contrat.
C’est l’ensemble des actes qui consistent à vérifier, pendant l’exécution des travaux, que l’ouvrage réalisé correspond au marché, aux plans et aux règles de l’art, que le planning est tenu, et que les sommes appelées correspondent à l’avancement réel. Il produit une trace écrite : comptes rendus, réserves, photographies datées.
Quatre : contrôler la conformité de ce qui est exécuté, suivre le planning et dater les écarts, vérifier les situations de travaux avant paiement, et constituer la trace écrite. La quatrième est la plus négligée et la seule qui serve en cas de litige.
En passant aux moments où l’ouvrage va devenir invisible plutôt qu’à intervalle régulier : avant le coulage des fondations, avant la fermeture des murs, avant la chape sur l’étanchéité, avant la pose des plaques sur l’isolation. Et en écrivant chaque visite, avec des photographies horodatées.
Fixez d’abord les points d’arrêt avec l’entreprise, c’est-à-dire les étapes qui ne peuvent être franchies sans validation. Ensuite, comparez à chaque visite l’avancement réel au planning et aux situations présentées. Enfin, formalisez : un compte rendu daté, diffusé aux deux parties, vaut mieux qu’un échange oral.
La méthode tient en trois gestes répétés : constater, dater, écrire. Constater ce qui est exécuté poste par poste ; dater le constat par des photographies horodatées ; écrire un compte rendu adressé à l’entreprise. Ce triptyque est ce qui rend une réclamation ultérieure défendable.
Comme pour un chantier de construction : en définissant les points d’arrêt, en vérifiant les situations avant paiement et en conservant une trace écrite datée. Sur une rénovation, la vigilance porte surtout sur les travaux cachés — réseaux, étanchéité, isolation — qui ne se vérifient plus une fois refermés.
En rapportant l’avancement à des faits constatables plutôt qu’à des pourcentages déclarés. « Achèvement des murs » ou « mise hors d’eau » sont des états vérifiables sur place ; « 40 % réalisés » ne l’est pas. C’est d’ailleurs ainsi que la loi raisonne pour les CCMI.
Représenter le maître d’ouvrage face aux entreprises pendant l’exécution : organiser, contrôler la conformité, viser les situations de travaux, tenir le planning et préparer la réception. Elle se distingue de la mission de constat, qui n’emporte aucun pouvoir de direction sur les entreprises.
Entre 3 % et 5 % du montant des travaux pour une mission réduite au suivi d’exécution, et 8 à 12 % pour une mission complète incluant la conception — fourchettes concordantes sur deux guides de prix indépendants lus le 3 septembre 2026. Sur un chantier de 150 000 €, cela représente entre 4 500 € et 18 000 €. Le taux baisse quand le budget augmente.
De 3 % à 12 % selon l’étendue de la mission. Avant de discuter le taux, vérifiez l’assiette : un pourcentage calculé sur un budget prévisionnel et un pourcentage calculé sur le coût final constaté peuvent différer de 20 %.
Il n’existe aucun barème réglementaire : la rémunération est libre et contractuelle. Les taux publiés vont de 3 % pour un suivi seul à 15 % pour une mission complète selon les sources, et jusqu’à 16 % chez un opérateur qui vend la prestation. Comparez des honoraires en euros, pas des pourcentages.
Le raisonnement au mètre carré est trompeur, car les honoraires suivent le montant des travaux et non la surface. Une rénovation lourde de 60 m² peut coûter plus cher qu’une extension simple de 100 m². Demandez un montant d’honoraires en euros, rapporté au budget de travaux.
Un constructeur en CCMI vend un prix global travaux compris ; un maître d’œuvre facture des honoraires en plus des marchés d’entreprises. La comparaison ne se fait donc pas sur les honoraires mais sur le coût total, et surtout sur les garanties : le CCMI impose une garantie de livraison à prix et délais convenus que la maîtrise d’œuvre n’apporte pas.
Il facture le plus souvent à la journée ou au forfait mensuel, selon le nombre de visites et l’éloignement. Avant de comparer les tarifs, demandez l’attestation de responsabilité civile professionnelle, et l’attestation décennale si sa mission inclut la direction des travaux.
On distingue habituellement le contrôle technique, confié à un bureau agréé et portant sur la solidité et la sécurité des personnes ; le contrôle de conformité, qui vérifie que l’ouvrage correspond au permis et au marché ; et le contrôle qualité d’exécution, qui vérifie le respect des règles de l’art et des DTU.
On confronte l’ouvrage réalisé aux documents qui l’engagent : permis de construire, plans, descriptif, marché. Les écarts sont relevés, localisés et photographiés. Le document produit sert ensuite à demander une reprise, à refuser une situation de travaux ou à formuler une réserve à la réception.
Elle suit le même ordre qu’un contrôle de conformité : identification des ouvrages, relevé de l’existant, comparaison aux pièces contractuelles, puis rapport écrit. Sur un chantier en cours, elle se place avant que l’ouvrage concerné ne soit recouvert.
Le rapport initial de contrôle technique est établi par le contrôleur technique lorsque son intervention est elle-même obligatoire — ce qui dépend de la nature et de la destination de l’ouvrage, non de son montant. Pour une maison individuelle courante, le contrôle technique n’est pas obligatoire.
Aucun texte n’impose au maître d’ouvrage particulier de visiter son chantier. En revanche, l’absence de visite et d’écrit rend très difficile toute contestation ultérieure : les paiements appelés sont réputés correspondre à l’avancement tant que rien n’établit le contraire.
Ils relèvent des arrêtés préfectoraux et municipaux, et varient donc d’une commune à l’autre. En pratique, les plages courantes sont les jours ouvrables en journée, avec des restrictions le samedi et une interdiction le dimanche et les jours fériés. Renseignez-vous en mairie : c’est elle qui fixe la règle applicable.
C’est la visite qui précède ou accompagne la réception. Elle sert à repérer, lister et formuler les réserves avant la signature du procès-verbal. Sur un CCMI, sa qualité a un effet direct sur le paiement du solde : les réserves formulées conditionnent la libération des 5 % consignés.
Dans la pratique du chantier, on rencontre le compte rendu de réunion de chantier, périodique et collectif ; le compte rendu de visite, individuel et daté ; et le procès-verbal, qui a une portée contractuelle — réception, constat d’avancement, levée de réserves.
En séparant strictement ce que l’on constate de ce que l’on en déduit, en datant et localisant chaque constat, en le rattachant à une règle applicable — DTU, norme, prescription du fabricant — et en concluant sur la question posée. C’est l’esprit de la norme NF X50-110.
Un compte rendu utile identifie la date et les présents, décrit l’avancement poste par poste, liste les points en attente avec un responsable et une échéance, et rappelle les décisions prises. Il est diffusé aux deux parties : un compte rendu non diffusé n’engage personne.
C’est le document qui fixe l’état du chantier à une date donnée : avancement constaté, observations, photographies horodatées, points restant à traiter. Sa valeur tient à sa date et à sa diffusion — c’est ce qui permet, des mois plus tard, d’établir ce qui était fait et ce qui ne l’était pas.
Préparation et installation, gros œuvre et fondations, mise hors d’eau et hors d’air, second œuvre et équipements, puis réception. Sur un CCMI, ces étapes recoupent presque exactement les stades de paiement fixés par l’article R. 231-7 du code de la construction et de l’habitation.
Le plan de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé est établi par le coordonnateur SPS désigné par le maître d’ouvrage. C’est un document de sécurité collective, distinct du suivi technique des travaux et sans effet sur la conformité de l’ouvrage.
Au plus 15 % du prix convenu, dépôt de garantie inclus. Puis 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement. Ces pourcentages sont des maximums fixés par l’article R. 231-7.
Elles ne peuvent être inférieures à 1/3 000 du prix convenu par jour de retard, soit 83,33 € par jour pour un prix de 250 000 €. En sens inverse, la pénalité de retard de paiement mise à votre charge ne peut excéder 1 % par mois sur les sommes non réglées.
C’est ce que prévoit expressément le code de la construction et de l’habitation, et cela change le paiement du solde : assisté par un professionnel, vous payez le solde à la levée des réserves ; non assisté, vous le payez dans les huit jours suivant la remise des clés.
Trois bien placées valent mieux que huit régulières : avant le coulage des fondations, à la mise hors d’eau, et à la réception. L’objectif n’est pas la fréquence mais le moment — regarder avant que l’ouvrage ne devienne invisible.
Non. L’expert constate et écrit ; il n’a aucun pouvoir de direction sur les entreprises. La décision de suspendre un ouvrage appartient au maître d’ouvrage, éventuellement sur la foi du constat, et se formalise par écrit auprès de l’entreprise.
Oui, si l’ouvrage correspondant n’est pas exécuté. Encore faut-il pouvoir l’établir : un constat d’avancement daté, poste par poste, est ce qui permet de refuser sans se mettre en tort. Sur un CCMI, les plafonds de l’article R. 231-7 fournissent en outre un fondement réglementaire.
Suspendre tout paiement, faire constater l’état exact des travaux à une date certaine, adresser une mise en demeure recommandée avec un délai explicite, puis faire chiffrer la reprise. L’ordre compte : un état des lieux établi après le passage d’une autre entreprise n’a plus de valeur probante.
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