Demande d'expertise
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Mesurer avant de conclure
Un chantier qui dérive, un enduit qui se décolle, une dalle dont personne ne connaît les fondations : dans ces situations, l’entreprise et vous ne parlez plus la même langue. L’intervention d’un expert construction remet la discussion sur des mesures. Nous relevons l’exécution réelle, la comparons à ce qui devait être fait, qualifions chaque écart et chiffrons la reprise. Le rapport est écrit pour être opposable à l’entreprise, à son assureur décennal ou devant un juge.
Faire appel à un expert en construction ne consiste pas à donner un avis sur la qualité générale d’un ouvrage. La mission est beaucoup plus étroite, et c’est ce qui la rend utile : mesurer ce qui a été fait, poste par poste, et le confronter à ce qui devait être fait. Implantation, dimensions, aplombs, sections d’acier, recouvrements, hauteurs entre fond de fouille et niveau de dalle : chaque valeur est relevée sur site, notée, puis rapprochée des plans d’exécution, des pièces du marché et des règles de l’art applicables au corps d’état concerné.
De cette confrontation naît la seule chose qu’une entreprise, un constructeur ou un assureur ne peut pas discuter : un écart chiffré. Une fenêtre créée à 122 centimètres de largeur au lieu des 127 prévus n’est pas une appréciation, c’est un fait mesuré. Des fers en attente désaxés de 36, 40 et 42 centimètres par rapport à l’axe de façade non plus. C’est sur ce socle que le rapport d’expertise construit ensuite une qualification et un estimatif de reprise.
L’expert intervient en tiers. Il n’a pas vendu les travaux, il ne les réalisera pas, il n’assure pas l’ouvrage. Cette position n’est pas un argument commercial, c’est la condition technique pour que ses constats servent de base à une réclamation ou à une instance.
Trois qualifications différentes se cachent souvent derrière le mot « défaut », et elles n’ouvrent pas les mêmes recours. La malfaçon est un défaut d’exécution : l’ouvrage prévu est le bon, il a été mal réalisé. La non-conformité est un écart au contrat : ce qui a été construit n’est pas ce qui avait été commandé ou dessiné. L’écart aux règles de l’art est un manquement aux prescriptions techniques de mise en œuvre, indépendamment de ce que dit le plan.
Un exemple parle mieux qu’une définition. Sur une maison livrée par un constructeur, l’enduit de façade se décollait en parties basse et haute de deux façades. Le relevé a établi l’absence totale de filet d’accrochage, et le rapport a qualifié ce manquement de contraire au DTU 26.1 : le plan ne disait rien, la règle de l’art disait tout. Le décollement en partie haute excluant toute remontée capillaire, l’expertise a écarté la qualification esthétique retenue par l’assurance pour retenir une atteinte à l’étanchéité de l’enveloppe. La reprise a été chiffrée à 11 000 euros TTC.
Cette distinction n’est pas académique : elle détermine si l’on se trouve dans le champ du parfait achèvement, du bon fonctionnement ou de la garantie décennale, et donc qui doit payer.
Le gros œuvre concentre les désordres les plus coûteux, parce qu’il est le plus difficile à reprendre après coup et le plus souvent invisible une fois recouvert. La reconnaissance des fondations, la vérification des descentes de charges et l’appréciation de la capacité portante d’un ouvrage existant sur lequel on est venu s’appuyer sont les points que l’expert examine en priorité sur un chantier arrêté ou sur une extension.
Un dossier illustre la mécanique. Un mur de soutènement de 26 mètres linéaires s’est effondré d’un seul tenant, quatre ans après son édification. L’expertise a établi que l’ouvrage avait été monté sur un ancien mur, simplement posé, sans ceinture béton ni fondation, sans étude préalable, sans aucune barbacane, sans drain et sans remblai drainant. La prise en charge chiffrée réclamée à l’entreprise s’élève à 61 669 euros TTC, dont 8 250 euros pour la seule évacuation des gravats. Un mur de soutènement mal conçu ne fissure pas : il tombe.
Sur un chantier d’extension interrompu, le relevé a porté sur une dalle béton de 9,75 mètres par 3,50 mètres et 75 centimètres de hauteur entre fond de fouille et niveau de dalle. Les entreprises consultées pour achever le chantier ont toutes refusé d’intervenir, faute de connaître la nature des fondations : le blocage n’était pas commercial, il était technique.
La maison individuelle concentre une population de désordres bien identifiée, parce qu’elle est construite vite, en série, avec une chaîne de sous-traitants et un maître d’ouvrage qui n’a ni les plans d’exécution ni le vocabulaire pour discuter. Un expert construction maison individuelle sait où regarder d’abord : enveloppe et étanchéité, ventilation, planéité et niveaux, dalle de garage, liaisons entre menuiseries extérieures et gros œuvre.
Sur une construction neuve, l’expertise a relevé des irrégularités de maçonnerie, un doute sur la solidité de la structure, un dysfonctionnement de ventilation et des défauts sur la dalle de garage. La demande de prise en charge adressée au constructeur s’élève à 17 300 euros TTC, décomposée en 14 250 euros de travaux de reprise et 950 euros pour l’intervention d’un sapiteur chargé d’une étude de débit de ventilation, les travaux de ventilation restant à chiffrer après son retour. Ce découpage est volontaire : on ne chiffre pas un poste dont on ne connaît pas encore l’ampleur.
Les équipements ne sont pas hors champ. Sur une maison neuve, un défaut de dimensionnement du chauffage gainable confirmé par un diagnostic de pression a débouché sur deux scénarios chiffrés : 9 290 euros TTC pour un remplacement complet, 8 570 euros TTC pour une variante conservant le groupe extérieur, diagnostic préalable et frais d’expertise inclus.
Un constat unilatéral se conteste facilement. C’est pourquoi la plupart des dossiers de construction passent par une réunion contradictoire : l’entreprise, le constructeur et, le cas échéant, l’expert de la compagnie dommages-ouvrage sont convoqués sur site, les constats sont repris devant eux, et les positions de chacun sont consignées. Ce qui est reconnu en séance est acquis. Dans le dossier d’enduit de façade, c’est le représentant du constructeur lui-même qui a reconnu l’absence de filet d’accrochage.
Le calendrier est le suivant : du constat initial à la réunion contradictoire, convocations comprises, il faut compter quatre à six semaines. Le rapport technique est remis 12 à 13 jours après la visite sur site, délai constaté sur les dossiers de construction. Ces durées ne sont pas des engagements commerciaux, ce sont des ordres de grandeur observés en facturation réelle.
La réunion sert aussi à cadrer le champ technique. Lorsqu’un point excède ce que l’œil et l’humidimètre permettent d’établir, l’expert prescrit l’investigation qui le tranchera — sondage, essai, étude de débit, recours à un sapiteur — plutôt que d’émettre une hypothèse qui affaiblirait tout le rapport.
Un devis d’entreprise chiffre des travaux. Un estimatif de reprise à dires d’expert chiffre la remise en état complète, ce qui n’est pas la même chose. La différence tient aux postes annexes que les devis oublient systématiquement : accès et installation de chantier, dépose et évacuation, protections, reprises de finitions périphériques, remise en état des abords. Dans le dossier de soutènement, la seule évacuation des gravats représentait 8 250 euros sur une réclamation totale de 61 669 euros TTC.
Le chiffrage sert deux usages distincts. Vis-à-vis de l’entreprise, il fixe le montant de la prise en charge demandée et évite la négociation au forfait. Vis-à-vis d’un assureur, il donne une base contradictoire à opposer à sa propre évaluation, en particulier lorsque celle-ci minore la gravité du désordre en le qualifiant d’esthétique.
Quand plusieurs solutions techniques sont défendables, l’expert les chiffre séparément plutôt que d’imposer la plus lourde. Le dossier de chauffage gainable en est l’illustration : 9 290 euros TTC pour un remplacement complet, 8 570 euros TTC pour la variante conservant le groupe extérieur. Le maître d’ouvrage décide, mais il décide avec deux chiffres devant lui.
Le rapport ne s’arrête pas au constat. Il se prolonge par un protocole de réclamation adressé à l’entreprise ou au constructeur, qui transforme les désordres relevés en demande formelle et datée. Deux délais y sont inscrits : 15 jours de réponse écrite laissés à l’entreprise avant engagement d’une action, et deux mois d’exécution des travaux à compter de la prise en charge financière.
Ces délais ont une fonction précise. Ils créent une chronologie écrite. Une entreprise qui ne répond pas dans les 15 jours, ou qui n’exécute pas dans les deux mois annoncés, se place elle-même en défaut, et ce défaut devient un élément du dossier. Beaucoup de réclamations échouent non par faiblesse technique, mais parce qu’aucune échéance n’a jamais été posée par écrit.
Si la voie amiable se ferme malgré tout, le rapport est déjà construit pour servir de pièce. La conduite d’une instance et la stratégie procédurale relèvent en revanche d’un autre terrain, celui du litige de travaux avec une entreprise, que nous traitons ailleurs sur le site.
Le réflexe le plus dangereux, en expertise, est de conclure trop vite. Une mesure faible ne signifie pas absence de désordre, et une mesure forte ne désigne pas automatiquement un coupable. Après une réfection complète de couverture puis la pose de chéneaux l’année suivante, des infiltrations sont apparues à l’étage. La mesure à l’humidimètre à boule sur les murs de façade donnait 69 digits, une valeur faible que le rapport relie à l’absence de précipitations les jours précédents plutôt qu’à l’absence de désordre.
Ce sont alors les défauts de mise en œuvre qui portent la démonstration : recouvrement insuffisant des tuiles, traitement du faîtage par simple closoir souple, absence de larmier, positionnement trop bas des chéneaux. Quatre manquements identifiables, indépendants de la météo du jour de visite. Un expert malfaçon construction raisonne ainsi : il fonde la causalité sur l’exécution, pas sur une valeur instantanée.
La lecture des fissures d’un ouvrage, leur orientation et leur évolution suivent une logique propre, que nous détaillons sur notre page dédiée au diagnostic des fissures d’un bâtiment.
Trois garanties se succèdent après réception, avec des périmètres différents : le parfait achèvement, le bon fonctionnement des éléments d’équipement, et la garantie décennale pour les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Qualifier correctement un désordre revient à le placer dans le bon régime, et cette qualification technique est exactement ce que le rapport d’expertise documente.
L’enjeu se joue souvent sur l’impropriété à destination. Un enduit qui se décolle peut être présenté comme un désordre esthétique par un assureur, ou comme une atteinte à l’étanchéité de l’enveloppe par l’expert : la première qualification ferme le dossier, la seconde l’ouvre. De même, l’Agence Qualité Construction classe les infiltrations par les liaisons entre menuiseries extérieures et gros œuvre parmi les désordres non apparents à la réception, ce qui a des conséquences directes sur le régime applicable.
Lorsque le bâti concerné n’est plus un chantier mais une maison en service depuis des années, la démarche change de nature et relève de notre expertise technique d’une maison. Le désordre découvert après une vente, lui, ouvre la question distincte du vice caché après l’achat.
Annoncer le périmètre est aussi utile qu’annoncer la prestation. Un expert construction indépendant ne réalise pas les travaux de reprise qu’il prescrit : l’exécution et le chiffrage par la même main détruisent l’indépendance qui donne sa valeur au rapport. Il ne représente personne en justice, cette mission appartenant à l’avocat. Il n’assure pas la maîtrise d’œuvre ni le suivi de chantier au quotidien.
Il ne produit pas non plus l’étude de sol ni la note de calcul de structure, qui relèvent d’un bureau d’études spécialisé. Lorsqu’un point technique excède le champ visuel, il le dit et prescrit l’intervention adaptée : c’est le sens du poste de 950 euros consacré à un sapiteur pour une étude de débit de ventilation dans un dossier de construction neuve, plutôt qu’une affirmation gratuite sur le renouvellement d’air.
Ce que l’expert fait, en revanche, il l’assume entièrement : le relevé, la qualification, le chiffrage, la prescription d’investigation et le protocole. Pour situer cette mission parmi les autres interventions techniques du cabinet, notre panorama de l’expertise bâtiment présente l’ensemble des champs couverts.
Deux formats de mission répondent à deux situations. L’expertise technique d’une construction sur un désordre, en une visite, démarre à 690 € HT, soit 828 € TTC : relevé, qualification, estimatif de reprise et rapport écrit inclus. Le prix évolue selon le nombre de désordres, la surface concernée et les investigations nécessaires. L’expertise contradictoire, entreprise et assureur convoqués, se situe entre 620 et 2 300 € TTC selon la complexité du dossier — montants constatés en facturation réelle sur des dossiers de malfaçons de construction, comprenant la convocation, la réunion sur site, le rapport contradictoire et le protocole chiffré.
Le déroulé est stable : visite et relevé sur site, rapport remis 12 à 13 jours après, puis, si le dossier le justifie, convocation et réunion contradictoire dans un horizon de quatre à six semaines depuis le constat initial. Le protocole fixe ensuite les 15 jours de réponse et les deux mois d’exécution.
Avant tout engagement, un échange sur les pièces disponibles — plans, marché, procès-verbal de réception, courriers échangés — permet de dire si une mission est pertinente et sous quel format. Vous pouvez nous exposer votre situation de chantier pour cadrer ce point.134
Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.
Contexte du dossier. Une extension de maison individuelle d’environ 34 m² au sol est laissée en plan après le gros œuvre. La dalle est coulée, les fers en attente sortent du béton, une ouverture de façade est déjà percée. Le maître d’ouvrage cherche une entreprise pour achever le chantier, mais chacune décline après visite : aucune ne veut reprendre un ouvrage dont elle ignore ce qui se trouve sous la dalle.
Mission menée. Le relevé a porté sur la géométrie exécutée : dimensions de dalle, hauteur entre fond de fouille et niveau de dalle, position et diamètre des fers en attente par rapport à l’axe de façade, largeur réelle de l’ouverture créée face à celle portée au plan. La mission a surtout consisté à cadrer ce que le visuel ne pouvait pas trancher, en prescrivant une reconnaissance des fondations et une vérification des descentes de charges avant tout redémarrage.
Valeur apportée. Les écarts sont sortis du registre de l’appréciation : désaxements de fers relevés au centimètre, ouverture inférieure de 5 cm à la cote prévue. Le blocage s’est révélé technique et non commercial, et une reprise de chantier chiffrable est redevenue possible en quelques semaines, une fois l’investigation prescrite réalisée.
Contexte du dossier. Un ouvrage de soutènement d’une trentaine de mètres linéaires, réalisé par une entreprise en soutien d’un terrain en pente, s’effondre d’un seul tenant quatre ans après sa réalisation. Les gravats occupent la partie basse de la parcelle. L’entreprise conteste toute responsabilité et invoque des circonstances extérieures, notamment les pluies de la saison précédente.
Mission menée. L’expertise contradictoire a reconstitué la conception de l’ouvrage à partir des vestiges : appui sur un ancien mur, ouvrage simplement posé, absence de ceinture béton et de fondation, absence d’étude préalable, aucune barbacane, ni drain, ni remblai drainant. Chaque manquement a été rapporté aux règles de l’art du soutènement, et l’estimatif de reprise a intégré les postes annexes, dont l’évacuation des gravats.
Valeur apportée. La cause a été rattachée à la conception et à l’exécution, non à la météo. La prise en charge réclamée à l’entreprise atteint un ordre de grandeur de 60 000 € TTC, dont plus de 8 000 € pour la seule évacuation des gravats — un poste que les devis initiaux ignoraient totalement.
Contexte du dossier. Sur une maison livrée par un constructeur, l’enduit de deux façades se décolle en parties basse et haute. L’assurance retient un désordre esthétique, ce qui referme le dossier côté prise en charge. Le maître d’ouvrage constate pourtant des traces d’humidité à l’intérieur et sollicite un avis technique indépendant avant d’accepter cette qualification.
Mission menée. La réunion contradictoire, tenue en présence du représentant du constructeur, a établi l’absence totale de filet d’accrochage, manquement qualifié de contraire au DTU 26.1 dans le rapport. Le raisonnement s’est appuyé sur la localisation du décollement : sa présence en partie haute exclut la remontée capillaire, ce qui déplace la question de l’aspect vers l’étanchéité de l’enveloppe.
Valeur apportée. La qualification esthétique retenue par l’assurance a été écartée au profit d’une atteinte à l’étanchéité, avec les conséquences que cela entraîne sur le régime de garantie mobilisable. La reprise a été chiffrée autour de 11 000 € TTC, sur la base d’un manquement reconnu en séance.
Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.
Un enduit qui cloque, une dalle dont personne ne connaît les fondations, une entreprise qui ne répond plus : dans ces situations, le rapport de force se joue sur la précision. Tant que le désordre reste décrit en mots, il se discute ; dès qu’il est mesuré, qualifié et chiffré, il s’oppose. Un premier échange sur vos pièces — plans, marché, procès-verbal de réception, courriers déjà envoyés — suffit généralement à dire si une simple visite technique suffit ou si la convocation de l’entreprise et de son assureur est nécessaire, et à cadrer les honoraires correspondants.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
L’expertise technique d’une construction sur un désordre, en une visite, démarre à 690 € HT, soit 828 € TTC, relevé, qualification, estimatif de reprise et rapport écrit inclus. Le prix évolue selon le nombre de désordres, la surface concernée et les investigations nécessaires.
Le rapport technique est remis 12 à 13 jours après la visite sur site, délai constaté sur les dossiers de construction. Lorsqu’une réunion contradictoire est organisée, il faut compter quatre à six semaines entre le constat initial et cette réunion, convocations comprises.
L’entreprise, le constructeur et, selon les cas, l’expert de la compagnie dommages-ouvrage sont convoqués sur site. Les constats sont repris devant eux et les positions consignées. Ce format est facturé de 620 à 2 300 € TTC selon la complexité, réunion, rapport contradictoire et protocole chiffré compris.
Non, et c’est volontaire : chiffrer et exécuter par la même main détruirait l’indépendance qui donne sa valeur au rapport. L’expert ne représente pas non plus en justice, ne fait pas de maîtrise d’œuvre, et ne produit ni étude de sol ni note de calcul de structure, qui relèvent d’un bureau d’études.
Il chiffre la remise en état complète, pas seulement les travaux visibles : accès, dépose, évacuation, protections et reprises de finitions périphériques y figurent. Dans un dossier de mur de soutènement effondré, la seule évacuation des gravats représentait 8 250 euros sur une réclamation de 61 669 euros TTC.
Le protocole laisse 15 jours de réponse écrite avant engagement d’une action, et fixe deux mois d’exécution des travaux à compter de la prise en charge financière. Une entreprise qui laisse passer ces échéances se place en défaut, et ce défaut devient un élément écrit du dossier.
Pas toujours. Quand la cause n’est pas établissable visuellement, il prescrit l’investigation qui la tranchera plutôt que d’émettre une hypothèse. Dans un dossier de construction neuve, 950 euros ont été consacrés à un sapiteur pour une étude de débit de ventilation, les travaux correspondants restant à chiffrer après son retour.
Trois régimes se succèdent : parfait achèvement, bon fonctionnement des équipements, et garantie décennale pour les désordres compromettant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination. La qualification technique du désordre détermine le régime applicable, et c’est ce que documente le rapport.
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