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Global Expertises » Expertise d’assuré
Textes lus à la source le 5 septembre 2026, chiffres tirés de 3 545 missions
En bref
L’expert d’assuré est l’expert que vous mandatez, vous, pour chiffrer vos dommages face à l’expert envoyé par la compagnie. Chez nous, l’assistance se facture au forfait à partir de 828 € TTC lorsque l’enjeu est inférieur à 30 000 €, et à 5 % au-delà ; nos 535 expertises contradictoires ont une médiane réellement facturée de 900 € TTC, rapport déposé en 9 jours. Le droit joue pour vous : la contre-expertise est écrite à l’article L. 125-2 du code des assurances, une lettre recommandée interrompt la prescription de 2 ans, et après une sécheresse reconnue catastrophe naturelle ce délai passe à 5 ans.
Après un sinistre, l’assureur envoie son expert. Il est compétent, souvent courtois — et mandaté par celui qui paiera l’indemnité. Vous avez le droit d’avoir le vôtre : c’est l’expert d’assuré, celui qui travaille pour vous, chiffre vos dommages poste par poste et discute d’égal à égal avec l’expert de la compagnie. Ce droit n’est pas une tolérance commerciale : pour les sinistres catastrophe naturelle d’un logement, il est écrit dans le code des assurances, qui oblige l’assureur à vous informer de votre faculté de faire réaliser une contre-expertise et de vous faire assister par un expert de votre choix.
Cette page fait trois choses. Elle explique qui fait quoi entre l’expert de la compagnie, l’expert d’assuré et l’expert judiciaire, parce que la confusion entre les trois coûte cher. Elle publie des prix réels : non pas une promesse de pourcentage récupéré, mais nos honoraires de catalogue et les médianes réellement facturées sur notre registre de missions — 535 expertises contradictoires, médiane 900 € TTC. Et elle donne les textes, lus à la source le 5 septembre 2026 : les délais que l’article L. 125-2 impose à l’assureur, la prescription de deux ans de l’article L. 114-1, et les deux gestes qui l’interrompent, écrits à l’article L. 114-2.
Elle dit aussi ce que nous ne promettons pas. Aucun expert sérieux ne garantit un montant d’indemnité, et notre registre ne compte aucun dossier de vol ou de vandalisme : notre terrain, c’est le bâtiment — dégât des eaux, fissures, sécheresse, malfaçons, refus de prise en charge. Sur ce terrain-là, 899 dossiers documentés disent ce que nous savons faire, et nous ne travaillons jamais pour un assureur.
Sur cette page
Trois experts peuvent se croiser sur un même sinistre, et ils ne travaillent pas pour la même personne. Celui de la compagnie évalue pour l’assureur ; l’expert d’assuré évalue pour vous ; l’expert judiciaire évalue pour le juge. Savoir qui mandate qui est la première protection.
L’expert de la compagnie — souvent appelé expert d’assurance — est missionné et rémunéré par l’assureur. Sa mission est légitime : vérifier les circonstances, décrire les dommages, proposer un chiffrage. Mais ce chiffrage s’appuie sur les barèmes et les usages de celui qui paie, et il applique des abattements — la vétusté, notamment — que personne ne discutera si vous ne les discutez pas.
L’expert d’assuré est le symétrique exact : vous le choisissez, vous le mandatez, il vous doit ses conclusions. Son travail consiste à établir l’état de vos pertes poste par poste, à confronter le chiffrage de la compagnie au coût réel des reprises, et à porter la discussion technique en réunion contradictoire. Il ne remplace pas votre assurance : il rééquilibre une négociation où, sans lui, un particulier discute seul face à un professionnel du chiffrage.
L’expert judiciaire, enfin, n’intervient que si le litige va au tribunal : désigné par le juge, il ne travaille ni pour vous ni pour l’assureur. À ce stade, votre expert d’assuré change de casquette et vous assiste pendant les opérations — c’est l’objet de notre page d’expertise judiciaire immobilière.
| Expert de la compagnie | Expert d’assuré | Expert judiciaire | |
|---|---|---|---|
| Qui le mandate | L’assureur | Vous | Le juge |
| Qui le paie | L’assureur | Vous (sauf garantie du contrat) | Consignation fixée par le juge |
| Ce qu’il défend | L’application du contrat au mieux des intérêts de la compagnie | Vos intérêts | L’avis technique dû au tribunal |
| Quand il intervient | Après la déclaration de sinistre | Dès que vous le mandatez — avant ou après son passage | Après saisine du tribunal |
| Portée de son avis | Proposition d’indemnisation | Chiffrage opposable en négociation | Rapport qui s’impose aux parties |
Une précision que la loi rend utile : le titre d’expert d’assuré, comme celui d’expert en bâtiment, n’est pas un titre protégé. N’importe qui peut s’en prévaloir. Les critères qui permettent de trier sont donnés plus bas, et ils tiennent en un mot : l’indépendance — celle d’un expert bâtiment indépendant qui ne vend ni travaux, ni contrats d’assurance.
Deux logiques de prix coexistent sur ce marché : l’honoraire au pourcentage de l’indemnité récupérée, et le forfait. Nous pratiquons les deux, avec un seuil publié : forfait à partir de 828 € TTC quand l’enjeu est inférieur à 30 000 €, honoraire de 5 % au-delà. Et nous publions nos médianes réellement facturées, ce que personne ne fait.
Le pourcentage est l’usage dominant de la profession sur les gros sinistres : l’expert d’assuré se rémunère sur une fraction de l’indemnité finalement obtenue, ce qui aligne son intérêt sur le vôtre. Chez nous, ce taux est de 5 %, et il ne s’applique qu’au-delà de 30 000 € d’enjeu. En dessous, le pourcentage ne rémunérerait pas le travail réel : nous basculons au forfait, à partir de 690 € HT soit 828 € TTC.
Les médianes réellement facturées complètent le catalogue, parce qu’un « à partir de » ne dit pas ce que vous paierez. Notre registre de missions, arrêté au 5 septembre 2026, compte 3 545 dossiers. En voici les familles utiles à ce sujet, avec leurs effectifs — pas des exemples choisis, tous les dossiers de chaque famille :
| Prestation | Dossiers | Médiane facturée | Délai médian de dépôt | Départements couverts |
|---|---|---|---|---|
| Expertise contradictoire (face à l’expert adverse) | 535 | 900 € TTC | 9 jours | 82 |
| Contre-expertise | 66 | 790 € TTC | 7 jours | 39 |
| Expertise de constat unilatéral | 2 323 | 790 € TTC | 6 jours | 90 |
| Expertise sur pièces | 54 | 400 € TTC | 9 jours | 37 |
À côté de ces médianes, le catalogue affiche des prix fermes : 960 € TTC pour une expertise de constat, 720 € TTC pour une note expertale, 490 € TTC pour un télérelevé de fissures. Le règlement se fait en deux fois — 60 % à la commande, 40 % à la remise du rapport — et le devis est établi avant toute intervention, après un premier échange téléphonique gratuit.
Méfiez-vous d’un tarif qui ne s’explique pas. Un honoraire au pourcentage sans seuil plancher pousse à ne prendre que les gros dossiers ; un forfait très bas annonce souvent un rapport type, sans visite ou sans réunion contradictoire. Le bon réflexe est de demander ce que couvre exactement le prix : visite, état de pertes, réunion avec l’expert de la compagnie, suivi jusqu’au versement.
Vous, par principe : l’expert d’assuré est votre mandataire, comme l’expert de la compagnie est celui de l’assureur. Mais deux mécanismes peuvent alléger ou annuler la dépense : la garantie « honoraires d’expert » de votre contrat, et la clause de tierce expertise qui partage les frais de l’arbitre.
La règle de base d’abord. L’expert de la compagnie ne vous coûte rien — il est payé par l’assureur, c’est aussi pour cela qu’il ne vous doit pas ses conclusions. L’expert d’assuré est payé par vous, et cette indépendance financière est exactement ce qui rend son chiffrage discutable par personne d’autre que vous.
Regardez ensuite votre contrat. Beaucoup de contrats multirisques habitation comportent une garantie « honoraires d’expert » qui rembourse tout ou partie des honoraires de l’expert d’assuré, le plus souvent en proportion de l’indemnité ou dans une limite par sinistre. Son existence, son plafond et son taux varient d’un contrat à l’autre : c’est une ligne des conditions générales, pas une règle légale, et nous la faisons repérer dès le premier échange.
La tierce expertise enfin. La plupart des contrats organisent le désaccord persistant : votre expert et celui de la compagnie confrontent leurs conclusions ; s’ils ne se rejoignent pas, un troisième expert est désigné pour trancher, et ses frais sont partagés par moitié entre vous et l’assureur. C’est une clause à lire dans votre contrat — elle évite bien des procédures.
Un cas particulier joue pour vous : après une catastrophe naturelle, l’article L. 125-2 du code des assurances impose à l’assureur, en cas de contestation des conclusions du rapport d’expertise, de vous informer de votre faculté de faire réaliser une contre-expertise dans les conditions prévues au contrat et de vous faire assister par un expert de votre choix. Le droit d’être accompagné n’est donc pas une faveur : pour ces sinistres, il est écrit dans le code.
Pas toujours, et il faut le dire : sur un petit sinistre correctement indemnisé, un expert d’assuré ne vous apportera rien que vous n’ayez déjà. Il devient utile — souvent décisif — dans trois situations : l’enjeu est important, le chiffrage de la compagnie vous paraît bas, ou la prise en charge est refusée.
L’enjeu d’abord. Au-delà de quelques dizaines de milliers d’euros, chaque poste sous-évalué se compte en milliers d’euros : la vétusté appliquée à une toiture, un embellissement oublié, une reprise structurelle traitée en rafistolage. C’est sur ces dossiers que l’usage du pourcentage s’est installé — l’expert d’assuré s’y paie sur l’écart qu’il documente.
Le désaccord ensuite. Si la proposition de la compagnie vous paraît sans rapport avec les devis que vous recevez, ce n’est pas une impression à garder pour soi : c’est un écart à faire mesurer. Nos 67 dossiers portant sur un chiffrage d’indemnisation ont une médiane de 790 € TTC et un rapport déposé en 7 jours — le coût de la vérification est sans commune mesure avec l’écart qu’elle révèle ou qu’elle écarte.
Le refus enfin. Notre registre compte 71 dossiers ouverts après un refus ou un rejet de prise en charge. Un refus s’analyse : exclusion réellement stipulée, cause du désordre mal qualifiée, vice antérieur allégué sans preuve. La marche à suivre est détaillée plus bas, et elle commence toujours par le même geste — faire établir techniquement la cause.
Et il y a les cas où le bon outil est ailleurs : un désordre de construction sous garantie relève d’abord de la garantie décennale et des malfaçons et vices cachés ; un défaut découvert après une vente se traite en vice caché, au besoin après un audit avant achat qui aurait dû avoir lieu. Mettre le bon régime juridique sur le bon désordre fait partie du travail.
Trois articles, lus à la source le 5 septembre 2026, suffisent à rééquilibrer la discussion : le L. 125-2 impose des délais chiffrés à l’assureur après une catastrophe naturelle, le L. 114-1 vous donne deux ans pour agir — cinq après une sécheresse reconnue —, et le L. 114-2 dit comment arrêter ce compteur d’une simple lettre recommandée.
L’article L. 125-2, dans sa version en vigueur depuis le 28 mai 2026, encadre l’indemnisation des catastrophes naturelles par des délais qui s’imposent à l’assureur — et que voici, tels que le texte les fixe :
| Étape | Délai fixé par l’article L. 125-2 |
|---|---|
| Vous déclarez le sinistre | au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle |
| L’assureur vous informe des modalités et ordonne l’expertise s’il la juge nécessaire | 1 mois après la déclaration ou l’arrêté |
| L’assureur fait sa proposition d’indemnisation | 1 mois après réception de votre état estimatif ou du rapport d’expertise définitif |
| Provision sur les indemnités dues | 2 mois après la remise de l’état estimatif |
| Après votre accord : versement de l’indemnisation | 21 jours (ou 1 mois pour missionner l’entreprise de réparation) |
| Au-delà, sauf force majeure | l’indemnité porte intérêt au taux légal |
Le même article contient deux phrases qui changent la position de l’assuré. L’assureur communique à l’assuré le rapport d’expertise définitif — vous avez le droit de lire ce que son expert a écrit. Et pour les sinistres sécheresse, il communique un compte rendu des constatations effectuées lors de chaque visite. Un rapport qu’on peut lire est un rapport qu’on peut discuter.
L’article L. 114-1 fixe la prescription : toutes actions dérivant d’un contrat d’assurance se prescrivent par deux ans à compter de l’événement. Par exception, pour les dommages de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols reconnus catastrophe naturelle, ce délai est porté à cinq ans — une exception issue de la loi du 28 décembre 2021, qui ne s’applique pas aux contrats déjà en cours à sa publication.
L’article L. 114-2, enfin, donne les deux gestes qui interrompent ce délai sans avocat ni procédure : la désignation d’experts à la suite du sinistre, et l’envoi par l’assuré d’une lettre recommandée avec accusé de réception concernant le règlement de l’indemnité. Autrement dit : mandater votre expert et écrire en recommandé ne font pas que préparer le dossier — ils arrêtent le compteur.
Cinq temps, toujours dans le même ordre : conserver la preuve, établir l’état de pertes, confronter les chiffrages en réunion contradictoire, négocier l’arrêté des dommages, suivre le versement. Nos 535 expertises contradictoires déposent leur rapport en 9 jours médians.
Un — conserver la preuve. Avant toute réparation, tout se photographie et rien ne se jette : les biens endommagés sont la pièce à conviction du dossier. Les mesures conservatoires — bâchage, assèchement, mise en sécurité — sont non seulement permises mais attendues ; on les documente avant et après.
Deux — l’état de pertes. C’est l’inventaire chiffré de vos dommages, poste par poste : le bâti, les embellissements, le mobilier. Il se construit sur pièces — factures, devis de reprise, relevés — et sur visite. C’est lui qui fixe le terrain de la discussion : un état de pertes solide se conteste ligne à ligne, pas d’un revers de main.
Trois — la réunion contradictoire. Votre expert et celui de la compagnie confrontent leurs constats et leurs chiffrages, sur place le plus souvent. C’est le cœur du métier : chaque abattement doit être justifié, chaque poste écarté doit avoir un motif. La discussion est technique, pièce contre pièce — c’est pour cela qu’elle se prépare.
Quatre — la négociation. De la réunion sort un relevé des points d’accord et de désaccord, puis une proposition. Si l’écart persiste, la clause de tierce expertise du contrat permet de faire trancher par un troisième expert à frais partagés ; si le blocage est entier, la voie judiciaire reste ouverte, et le dossier constitué sert alors de socle.
Cinq — le versement. L’accord se formalise, et les délais de règlement se surveillent — après une catastrophe naturelle, ils sont chiffrés par le code des assurances, comme le tableau ci-dessus le détaille. Le dossier ne se ferme pas à la promesse : il se ferme au paiement.
Notre terrain est le bâtiment. Sur 899 dossiers documentés du registre, les motifs qui reviennent face à un assureur sont le dégât des eaux, les fissures, la sécheresse, les désordres de construction et les refus de prise en charge. Et un chiffre honnête : le vol et le vandalisme, 0 dossier — ce n’est pas notre métier.
Voici ces motifs tels que le registre les compte au 5 septembre 2026 — chaque ligne donne l’effectif, la médiane facturée et le délai médian de dépôt du rapport :
| Motif du dossier | Dossiers | Médiane facturée | Délai médian | Départements |
|---|---|---|---|---|
| Fissures | 201 | 760 € TTC | 6 jours | 61 |
| Dégât des eaux, fuite, infiltration | 141 | 790 € TTC | 7 jours | 52 |
| Dossier citant l’assureur ou la compagnie | 110 | 790 € TTC | 8 jours | 48 |
| Refus ou rejet de prise en charge | 71 | 790 € TTC | 7 jours | 40 |
| Décennale et dommages-ouvrage | 59 | 720 € TTC | 5 jours | 35 |
| Tempête, grêle, catastrophe naturelle, sécheresse | 28 | 790 € TTC | 7 jours | 23 |
| Incendie | 17 | 800 € TTC | 6 jours | 13 |
| Vol, vandalisme | 0 | — | — | — |
Le dégât des eaux est le sinistre le plus disputé, parce que le visible n’est presque jamais tout le dommage : derrière une auréole, il y a des supports imbibés, des isolants morts, un séchage à contrôler. Notre page d’expertise dégât des eaux détaille la méthode, et le silo de nos pages infiltrations couvre la recherche de cause.
Les fissures sont notre premier motif — 201 dossiers, 61 départements. Après une sécheresse, elles deviennent un dossier d’assurance : arrêté de catastrophe naturelle, garantie limitée aux dommages qui affectent la solidité ou l’usage, discussion serrée sur la cause déterminante. C’est le terrain de notre expertise de fissures, et celui où la prescription de cinq ans change le rapport de force.
Les désordres de construction enfin — 59 dossiers décennale et dommages-ouvrage — mettent l’assureur DO ou celui du constructeur en face de vous : même mécanique de chiffrage contradictoire, avec un enjeu de qualification en plus, car tout dépend de savoir si le désordre compromet la solidité ou la destination de l’ouvrage.
Un refus n’est pas une fin : c’est une position, motivée par une exclusion, une qualification de cause ou une allégation d’antériorité — trois choses qui se vérifient techniquement. Nos 71 dossiers ouverts après un refus suivent la même séquence : lire le motif, établir la cause, écrire en recommandé, confronter.
Lire le motif exact. Un refus vague ne vaut rien : demandez par écrit la clause précise invoquée et le rapport qui la fonde — après une catastrophe naturelle, la communication du rapport d’expertise définitif est un droit écrit à l’article L. 125-2. Beaucoup de refus reposent sur une cause « non garantie » que personne n’a réellement établie.
Établir la cause. C’est le nœud technique. Une infiltration n’est pas un défaut d’entretien, un mouvement de sol n’est pas un vice de construction, une canalisation rompue n’est pas une usure assumée — et inversement, parfois. Le constat qui tranche décrit le mécanisme du désordre, pas seulement son résultat ; c’est lui qui permet de discuter la qualification retenue par la compagnie.
Écrire en recommandé. La lettre recommandée avec accusé de réception n’est pas une formalité : adressée à l’assureur au sujet du règlement de l’indemnité, elle interrompt la prescription de l’article L. 114-1 — le code le dit à l’article L. 114-2. Elle fixe aussi le dossier : ce qui est demandé, sur quel fondement, pièces jointes à l’appui.
Confronter, puis escalader si besoin. La contre-expertise met votre chiffrage en face du sien ; la tierce expertise du contrat fait trancher un troisième expert à frais partagés ; la médiation de l’assurance est gratuite et suspend les démarches contentieuses ; et si tout échoue, le juge — avec, à l’appui, un dossier technique déjà constitué. À chaque étage, le même matériau sert : un constat daté, chiffré, opposable.
Quatre critères font le tri : l’indépendance réelle, la compétence sur votre type de désordre, la transparence des honoraires, et la capacité à tenir une réunion contradictoire. Le titre, lui, ne protège de rien — il n’est pas réglementé.
L’indépendance se vérifie, elle ne se déclare pas. Un expert d’assuré qui travaille aussi pour des compagnies changera de casquette selon les dossiers ; un expert adossé à une entreprise de travaux chiffrera ce qu’il espère réaliser. Nous publions notre position : nous ne travaillons jamais pour un assureur, et sur nos 777 dernières missions, 671 étaient mandatées directement par le client — le chiffre est publié sur notre page dédiée.
La compétence ensuite : un état de pertes de mobilier après incendie et une fissuration structurelle après sécheresse ne demandent pas le même métier. Regardez les dossiers réellement traités — nos effectifs par motif sont publiés sur cette page — et qui relira le rapport. Chez nous, chaque rapport est relu par un second expert habilité avant remise, conformément à la norme NF X50-110.
La transparence : des honoraires écrits avant mission — taux, seuil, assiette du pourcentage, ce que couvre le forfait — et un devis signé. Un expert qui annonce un pourcentage sans écrire sur quoi il se calcule prépare un litige de plus.
La tenue du contradictoire enfin, car c’est là que tout se joue : demander qui assistera physiquement à la réunion avec l’expert de la compagnie, et sur quelles pièces. Nous avons consacré un guide entier aux critères, aux prix et à la méthode pour choisir un expert d’assuré ; et pour situer le métier dans son ensemble, notre page expert bâtiment décrit ce qu’un expert du bâti fait — et ne fait pas.
Nous ne travaillons jamais pour un assureur, nous ne vendons pas de travaux, et nous ne garantissons aucun montant d’indemnité — personne ne le peut honnêtement. Ce que nous garantissons : un chiffrage établi pièce par pièce, une réunion contradictoire préparée, et un rapport relu avant remise.
Le registre dit notre terrain mieux qu’une plaquette. Sur 899 dossiers documentés : 201 fissures, 141 dégâts des eaux, 110 dossiers où l’assureur est en face, 71 refus de prise en charge, 59 décennale et dommages-ouvrage, 28 sécheresses et catastrophes naturelles, 17 incendies — et 535 expertises contradictoires menées face à un expert adverse, dans 82 départements. En face : 0 dossier de vol ou de vandalisme, 0 dossier automobile, 0 dossier de perte d’exploitation. Si votre sinistre est de ceux-là, un confrère spécialisé vous défendra mieux que nous, et nous vous le dirons au premier appel.
Nous ne promettons pas de « doubler votre indemnité » : les écarts que nous documentons viennent des pièces, pas d’un talent de négociateur mystérieux, et ils varient d’un dossier à l’autre. Ce que le travail produit, en revanche, est constant : un état de pertes que la compagnie doit discuter ligne à ligne, des abattements qui doivent se justifier, des délais qui se surveillent, une prescription qui ne court plus à votre insu.
Et quand le bon outil n’est pas l’expertise d’assuré, nous le disons : un désordre esthétique sous les seuils de garantie, un litige purement contractuel sans dommage matériel, un dossier où l’enjeu ne justifie pas les honoraires. L’ensemble de nos expertises couvre le reste du spectre — du constat unilatéral à l’assistance judiciaire — et le premier échange, gratuit, sert précisément à orienter.
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Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.
Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.
Si la proposition de votre assureur vous paraît basse, si la prise en charge est refusée, ou si une réunion d’expertise approche et que vous ne voulez pas y aller seul, le premier geste utile est un chiffrage indépendant. Le premier échange téléphonique est gratuit, le devis est établi avant toute intervention, et nous ne travaillons jamais pour un assureur : notre seul produit est le dossier technique que vous pourrez opposer.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
Deux logiques coexistent : le forfait et le pourcentage de l’indemnité. Chez nous, l’assistance se facture au forfait à partir de 828 € TTC lorsque l’enjeu est inférieur à 30 000 €, et à 5 % au-delà. Nos médianes réellement facturées : 900 € TTC sur 535 expertises contradictoires, 790 € TTC sur 66 contre-expertises.
Il représente vos intérêts après un sinistre : il établit l’état de vos pertes poste par poste, confronte le chiffrage de la compagnie au coût réel des reprises, tient la réunion d’expertise contradictoire face à l’expert de l’assureur et suit le dossier jusqu’au versement. Il est votre mandataire, comme l’expert de la compagnie est celui de l’assureur.
Pas sur un petit sinistre correctement indemnisé. Il devient utile quand l’enjeu est important, quand la proposition de la compagnie s’écarte des devis de reprise, ou quand la prise en charge est refusée. Dans ces trois cas, le coût de la vérification est sans commune mesure avec l’écart qu’elle documente.
L’expert missionné par l’assureur — l’expert d’assureur — est payé par la compagnie qui le mandate : il ne vous coûte rien, et c’est aussi pourquoi il ne vous doit pas ses conclusions. L’expert d’assuré, lui, est payé par vous, sauf garantie « honoraires d’expert » prévue à votre contrat.
Chacun paie le sien : la compagnie rémunère son expert, l’assuré rémunère l’expert d’assuré qu’il choisit. En cas de tierce expertise, les frais du troisième expert sont partagés par moitié. Certains contrats multirisques habitation remboursent tout ou partie des honoraires de l’expert d’assuré : c’est la garantie « honoraires d’expert », à lire dans les conditions générales.
Selon la mission : chez nous, 490 € TTC pour un télérelevé de fissures, 720 € TTC pour une note expertale, 960 € TTC pour une expertise de constat, et une assistance face à l’assureur au forfait à partir de 828 € TTC sous 30 000 € d’enjeu, 5 % au-delà. Le devis est établi avant toute intervention.
Il n’existe pas de seuil légal de déplacement. En pratique, l’assureur ordonne une expertise quand l’enjeu ou la complexité le justifie, et un expert d’assuré se déplace dès lors que sa mission le prévoit — chez nous, la visite est comprise dans le forfait annoncé au devis, et une expertise sur pièces (400 € TTC en médiane) répond aux dossiers où le déplacement n’apporte rien.
Mandaté par l’assureur après un sinistre habitation, il vérifie les circonstances, décrit les dommages et propose un chiffrage à la compagnie. Son évaluation applique les barèmes et abattements de l’assureur — dont la vétusté. Vous pouvez lui opposer votre propre expert : c’est précisément le rôle de l’expert d’assuré.
L’expert de la compagnie ne vous coûte rien : il est payé par l’assureur. Si la question porte sur l’expert que vous mandatez, comptez chez nous un forfait à partir de 828 € TTC sous 30 000 € d’enjeu, 5 % de l’indemnité au-delà, avec des médianes réellement facturées de 790 à 900 € TTC selon la mission.
Il n’existe aucun classement officiel des cabinets d’expertise d’assuré, et les palmarès publiés en ligne sont des contenus commerciaux. Les critères vérifiables valent mieux qu’un rang : indépendance vis-à-vis des assureurs, dossiers réellement traités sur votre type de désordre, honoraires écrits avant mission, relecture des rapports par un second expert.
Après la déclaration, l’assureur peut ordonner une expertise : son expert visite, décrit les dommages et propose un chiffrage. Vous pouvez être assisté par votre propre expert, confronter les évaluations en réunion contradictoire, et demander la communication du rapport — après une catastrophe naturelle, cette communication est un droit écrit à l’article L. 125-2 du code des assurances.
Un professionnel du chiffrage de sinistres. Le terme recouvre deux métiers opposés : l’expert mandaté par la compagnie, qui évalue pour elle, et l’expert d’assuré, mandaté par vous, qui évalue pour vous. Même compétence technique, mandants opposés — et c’est le mandat qui décide de qui défend qui.
Quand l’enjeu, la complexité ou le doute sur les circonstances le justifient — c’est son choix, le contrat ne l’y oblige pas pour chaque sinistre. Après une catastrophe naturelle, l’article L. 125-2 lui donne un mois à compter de la déclaration ou de l’arrêté pour ordonner une expertise lorsqu’il la juge nécessaire.
Nos médianes réellement facturées, arrêtées au 5 septembre 2026 : 900 € TTC sur 535 expertises contradictoires (rapport en 9 jours), 790 € TTC sur 66 contre-expertises, 400 € TTC sur 54 expertises sur pièces. Au catalogue : forfait à partir de 828 € TTC sous 30 000 € d’enjeu, 5 % au-delà.
Établir l’état de pertes — l’inventaire chiffré de vos dommages — et le défendre en réunion contradictoire face à l’expert de la compagnie. Tout le reste en découle : vérification des abattements, discussion de la cause du sinistre, suivi des délais et du versement.
L’usage de la profession est l’honoraire au pourcentage de l’indemnité sur les gros sinistres, le forfait sur les autres. Chez nous : 5 % au-delà de 30 000 € d’enjeu, forfait à partir de 828 € TTC en dessous, règlement 60 % à la commande et 40 % à la remise du rapport. Exigez toujours l’assiette du pourcentage par écrit.
L’expert de la compagnie est rémunéré par l’assureur, à la mission ou au barème convenu entre eux. L’expert d’assuré est rémunéré par l’assuré, au forfait ou au pourcentage de l’indemnité. Cette différence de payeur est toute la différence de loyauté : chacun doit ses conclusions à celui qui le paie.
Oui, tant que la prescription de deux ans de l’article L. 114-1 n’est pas acquise — et cinq ans pour une sécheresse reconnue catastrophe naturelle. Un accord signé se discute plus difficilement qu’un accord en cours de négociation, mais un chiffrage manifestement incomplet ou un vice d’information peuvent rouvrir la discussion. Le mieux reste de nous appeler avant de signer.
Il ne peut pas vous empêcher de mandater votre expert : c’est votre droit, et pour les sinistres catastrophe naturelle d’un logement, l’article L. 125-2 lui impose même de vous informer de cette faculté en cas de contestation. Il peut en revanche maintenir sa position après la contre-expertise — c’est alors la tierce expertise du contrat, la médiation ou le juge qui départagent.
Deux ans à compter de l’événement, par l’article L. 114-1 du code des assurances — cinq ans pour les dommages de sécheresse-réhydratation des sols reconnus catastrophe naturelle. Une lettre recommandée avec accusé de réception adressée à l’assureur au sujet du règlement, ou la désignation d’un expert, interrompent ce délai (article L. 114-2).
Parfois : certaines garanties de protection juridique financent tout ou partie d’une expertise amiable, d’autres ne couvrent que la phase contentieuse. C’est une ligne de votre contrat, distincte de la garantie « honoraires d’expert » des multirisques habitation. Nous vous aidons à repérer les deux dès le premier échange.
Moins que sa compétence sur votre type de désordre : un état de pertes se construit sur pièces et sur visite, et nos missions couvrent jusqu’à 90 départements selon le motif. La proximité aide pour les réunions contradictoires ; l’indépendance et la méthode font le reste.
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