CCMI pièges à éviter : contrat, chantier et réception

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Construction de maison individuelle : les pièges à éviter du CCMI, de la notice descriptive jusqu'aux réserves de réception

Faire construire engage sur deux ans et sur l’essentiel d’un patrimoine. Les ccmi pièges à éviter se jouent à deux moments : à la signature, quand la notice descriptive et les travaux réservés fixent ce qui sera livré, et à la remise des clés, quand huit jours seulement séparent la réception des réserves opposables. Nous intervenons sur ces deux temps, avec relevés instrumentaux, photographies datées et une liste de réserves rédigée poste par poste, à 800 € HT.

CCMI pièges à éviter : ce que le contrat dit vraiment

Le contrat de construction de maison individuelle est un contrat encadré, mais l’encadrement ne protège que celui qui lit. Un dossier complet comprend le contrat lui-même, la notice d’information, les plans, la notice descriptive, les devis annexés et la liste des travaux réservés. Ces pièces ne se contredisent pas frontalement : elles se complètent en laissant des trous. Une prestation figure au plan mais pas au descriptif ; un poste est chiffré au devis mais renvoyé en travaux réservés dans une annexe ; une hauteur sous plafond ou une épaisseur d’isolant n’apparaît nulle part. Ces trous deviennent visibles seulement au moment de la livraison, quand le rattrapage se paie comptant.

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Notre lecture est technique, pas juridique. Nous cherchons ce qui n’est pas décrit, ce qui reste à la charge du maître d’ouvrage et ce qui deviendra invérifiable une fois l’ouvrage fermé : réseaux enterrés, ferraillage, isolant en combles perdus, coupe-feu en gaine technique. Sur chacun de ces postes, la question posée est simple : qu’est-ce qui prouvera, après coup, que l’ouvrage exécuté correspond au document contractuel ? Quand la réponse est « rien », le point est signalé avant la signature, pendant qu’il est encore négociable.

L’analyse du contrat en droit ne relève pas de notre mission. Nous ne délivrons aucune consultation juridique et proposons, lorsque le dossier le justifie, une mise en relation avec un avocat spécialisé, consultation initiale incluse. La séparation des rôles n’est pas une précaution de style : elle évite au maître d’ouvrage de confondre un avis technique et un avis de droit, et de se retrouver démuni devant un juge.

  • Le contrat CCMI signé et ses avenants éventuels
  • La notice d’information remise avant signature
  • Les plans cotés et le descriptif contractuels
  • La notice descriptive et ses annexes techniques
  • La liste chiffrée des travaux réservés
  • Les attestations d’assurance et la garantie de livraison
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La notice descriptive ccmi, pièce la plus sous-estimée

La notice descriptive ccmi décrit poste par poste ce qui sera réellement construit : nature des fondations, structure, isolation, menuiseries, revêtements, équipements. C’est elle, et non la plaquette commerciale ni le plan 3D, qui fait foi à la livraison. Un descriptif imprécis n’est pas neutre : la mention « carrelage de gamme standard », « peinture blanche sur murs » ou « menuiseries PVC » laisse au constructeur le choix du produit, et donc de la marge. Un descriptif précis mentionne des références, des épaisseurs, des classements d’usage, des performances.

Le second angle mort de la notice, c’est sa cohérence avec l’étude de sol. Sur une extension livrée, l’étude géotechnique préconisait des fondations semi-profondes par puits béton ancrés dans les marnes compactes ; la solution réellement mise en œuvre a été un procédé de sept pieux métalliques vissés à 3,50 mètres sous le terrain naturel. Aucun architecte, maître d’œuvre ou bureau de contrôle n’avait assuré de mission de suivi. La conformité du substitut ne pourra être appréciée que sur production de la note de calcul, des descentes de charges et du plan de recollement. Personne ne réclame ces pièces spontanément : elles se demandent, par écrit, au moment où elles existent encore.

Nous confrontons systématiquement la notice au rapport géotechnique, aux plans d’exécution et aux devis annexés. Les écarts relevés sont consignés par écrit et remis au maître d’ouvrage, qui décide ensuite de ce qu’il négocie.

Travaux réservés ccmi : le vrai budget est ailleurs

Les travaux réservés ccmi sont les ouvrages que le maître d’ouvrage se réserve d’exécuter lui-même ou de faire exécuter par une entreprise de son choix. Ils doivent être décrits et chiffrés dans le contrat, et ce chiffrage entre dans le coût total de l’opération. Le piège n’est pas leur existence, il est leur sous-évaluation : peintures, sols, terrassement complémentaire, raccordements, aménagements extérieurs, clôtures. Additionnés, ces postes représentent une part significative du budget réel, et ils ne bénéficient d’aucune des garanties portées par le constructeur.

Deux conséquences pratiques en découlent. D’abord, le budget de financement présenté à la banque doit intégrer ces montants au niveau où ils seront réellement dépensés, pas au niveau où ils ont été déclarés pour rendre l’offre attractive. Ensuite, l’intervention d’entreprises tierces sur un ouvrage encore sous responsabilité du constructeur crée des zones de frontière : qui répond d’une infiltration en pied de mur si le maître d’ouvrage a réalisé lui-même le drainage périphérique ? La question se règle avant, en délimitant précisément les interfaces.

Sur ce point, une lecture croisée des devis et de la notice suffit généralement à faire apparaître les postes absents. C’est aussi ce travail qui permet, plus tard, de savoir à qui adresser une réserve : au constructeur, ou à sa propre entreprise.

CCMI prix ferme et définitif : ce qui peut malgré tout bouger

Le ccmi prix ferme et définitif est l’un des atouts majeurs de ce contrat : le constructeur s’engage sur un montant, et ce montant ne se renégocie pas au gré des aléas de chantier. Encore faut-il comprendre ce que le prix couvre. Il couvre l’ouvrage décrit dans les pièces contractuelles, pas ce qui en a été exclu. Toute prestation absente du descriptif, tout poste renvoyé en travaux réservés, tout avenant signé en cours de chantier sort de l’engagement initial. Les révisions prévues au contrat, lorsqu’elles sont stipulées, suivent une modalité définie à la signature : elle se lit avant, pas après.

Le second point de vigilance concerne les appels de fonds. Leur montant est plafonné par étape d’avancement, et le versement doit correspondre à un stade de chantier réellement atteint. Payer un appel de fonds sur simple courrier, sans avoir constaté l’avancement, revient à financer un ouvrage qu’on n’a pas vu. Sur un chantier long, ce contrôle d’avancement relève du suivi technique de chantier, mission distincte de l’assistance à la réception et souvent décisive quand le planning dérape.

Nous ne nous prononçons pas sur la validité juridique d’une clause de révision. Nous vérifions la cohérence entre le prix annoncé, le contenu technique décrit et l’état réel d’avancement au moment où un versement est demandé.

Garantie de livraison ccmi et assurances à vérifier avant signature

La garantie de livraison ccmi est la protection la plus structurante du contrat : elle couvre le maître d’ouvrage contre les risques d’inexécution ou de mauvaise exécution aux prix et délais convenus. Elle est délivrée par un établissement financier ou un assureur, et son attestation doit exister avant l’ouverture du chantier. Sa vérification est élémentaire et pourtant régulièrement négligée : nom du garant, montant garanti, date d’effet, correspondance exacte avec le contrat signé. Un chantier démarré sans garantie effective est un chantier où l’insolvabilité du constructeur devient le problème du client.

Deux autres pièces se contrôlent au même moment. L’assurance dommages-ouvrage, que le maître d’ouvrage doit souscrire avant l’ouverture du chantier, permet d’être indemnisé rapidement des désordres de nature décennale sans attendre qu’un tribunal désigne un responsable. L’attestation d’assurance de responsabilité décennale du constructeur, ensuite, doit être en cours de validité à la date d’ouverture du chantier et couvrir les activités réellement exercées. Ces deux documents ne servent à rien tant que tout va bien, et deviennent la seule ressource utile le jour où quelque chose cède.

L’expérience montre que ces attestations sont plus faciles à obtenir avant la signature qu’après. Une fois le chantier lancé, la demande devient une source de tension ; avant, c’est une formalité.

CCMI pièges à éviter pendant la phase de chantier fermé

Certains ouvrages ne sont contrôlables qu’à un instant précis : après exécution et avant recouvrement. Une nappe d’armatures, un pare-vapeur, une étanchéité de soubassement, un calfeutrement coupe-feu, un isolant en rampant sont visibles quelques jours, puis disparaissent derrière une dalle, un enduit ou une plaque de plâtre. Passé ce moment, la vérification devient destructive, donc coûteuse et conflictuelle. C’est la raison pour laquelle la liste des points d’arrêt se prépare dès la lecture du contrat, et non le jour de la livraison.

Un constat de pré-réception mené sur un immeuble collectif neuf illustre ce que le regard technique relève en une seule visite : vingt-sept constats de finition et de non-conformité, dont un amplificateur de télévision non raccordé, des câbles courants faibles non fixés au chemin de câble, des coulures et manques de peinture sur les murs, la trémie de désenfumage et les marches d’escalier, une trappe d’accès aux combles mal ajustée, un isolant déroulé désorganisé, des déchets de chantier laissés dans les combles, et un coupe-feu non assuré entre la sous-face du bac acier et une gaine. Aucun de ces points n’était détectable après habillage.

Nous ne réalisons aucune investigation destructive sans accord écrit préalable, et n’examinons pas les zones rendues inaccessibles. Ce que le calendrier a fermé, le rapport le dit explicitement plutôt que de le supposer.

La réception d’une maison neuve, seul acte qui déclenche les garanties

La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage, avec ou sans réserves. Elle se matérialise par un procès-verbal de réception signé, qui fixe une date. Cette date est le point de départ commun des trois garanties : la garantie de parfait achèvement pendant un an, la garantie biennale de bon fonctionnement des éléments d’équipement pendant deux ans au minimum, et la garantie décennale pendant dix ans. C’est tout le sens que la profession elle-même donne au procès-verbal : ce n’est pas une formalité de fin de chantier, c’est le document qui organise les dix années suivantes.

La distinction entre garanties se joue sur la nature de l’élément concerné. Les éléments d’équipement indissociables du gros œuvre relèvent de la présomption de responsabilité décennale, tandis que les équipements dissociables relèvent de la garantie de bon fonctionnement. Cette frontière détermine à quelle assurance s’adresser et dans quel délai : la connaître avant de rédiger les réserves change la formulation qu’on emploie.

La réception d’une maison neuve se prépare donc en amont, pas le matin même. Le maître d’ouvrage qui arrive au rendez-vous sans liste de points à contrôler signe généralement ce qu’on lui présente, sous la pression du calendrier de remise des clés et du déménagement déjà organisé.

Réserves à la remise des clés : huit jours, pas un de plus

Les réserves sont les désordres, non-conformités et défauts constatés à la remise des clés que le maître d’ouvrage consigne pour en obtenir la reprise. Elles s’inscrivent au procès-verbal le jour de la réception, et le maître d’ouvrage dispose de huit jours après la réception pour compléter par écrit. Ce délai est court, et il se consomme vite : c’est pourquoi notre intervention se cale juste après le rendez-vous officiel, de manière à laisser au client la marge utile pour transmettre une liste construite plutôt qu’un mot manuscrit rédigé debout dans le séjour.

Une réserve opposable n’est pas une plainte, c’est une description. Elle localise précisément le désordre, le nomme dans le vocabulaire technique du poste concerné, indique en quoi il s’écarte du descriptif contractuel ou des règles de l’art, et s’appuie sur une photographie datée. Un relevé mené après des travaux livrés dans l’année donne la mesure de ce niveau de détail : absence généralisée de rejingots sur l’ensemble des menuiseries extérieures, étanchéité à l’air défaillante aux jonctions menuiserie-maçonnerie, une menuiserie posée en faux niveau laissant entrer les eaux de pluie, un coffret électrique non conforme à la norme applicable et un affaissement du solivage dont le renforcement a été jugé très insuffisant.

Notre livrable est une liste de réserves rédigée poste par poste, documentée, prête à être annexée au procès-verbal, accompagnée de relevés instrumentaux et d’un reportage photographique daté.

  1. Localisation exacte du désordre : pièce, façade, niveau, repère de plan
  2. Désignation technique du poste et description du constat
  3. Écart identifié avec la notice descriptive ou les règles de l’art
  4. Photographie datée et, le cas échéant, mesure instrumentale
  5. Formulation de la reprise attendue, sans engagement sur son délai

Levée des réserves et garantie de parfait achèvement

La levée des réserves est l’opération par laquelle le constructeur reprend les points inscrits au procès-verbal, et par laquelle le maître d’ouvrage constate que la reprise est effective. C’est là que beaucoup de dossiers se délitent : les reprises s’espacent, certaines sont partielles, d’autres créent un désordre nouveau, et la garantie de parfait achèvement d’un an s’écoule pendant ce temps. Le suivi de la levée des réserves, sur pièces ou sur site, constitue chez nous une prestation séparée, facturée selon le nombre de passages nécessaires.

Une reprise mal exécutée reste une reprise à reprendre. Sur un chantier d’enduit réceptionné en décembre, le désordre est réapparu quatre mois plus tard, donc à l’intérieur de l’année de garantie de parfait achèvement. Le relevé a établi que la reprise avait été réalisée en une seule passe épaisse, sans gobetis d’accrochage sur un support ancien à la chaux et avec un mortier plus cimentaire : la cause n’était pas le hasard, elle était la méthode. La reprise ponctuelle a été chiffrée entre 550 et 1 050 €.

Quand le constructeur ne répond pas, la mise en demeure écrite marque le point de bascule du dossier. Nous n’intervenons pas sur la négociation du chiffrage avec l’entreprise, sujet traité par notre page dédiée aux malfaçons et désordres après travaux ; notre apport reste le constat technique daté qui rend la demande difficile à contester. Nous n’intervenons pas non plus sur les logements achetés avant leur construction auprès d’un promoteur : la livraison obéit alors à d’autres règles — solde consigné, délai d’un mois pour compléter les réserves — exposées sur la page de l’expert VEFA à la livraison.

CCMI pièges à éviter après la réception : les désordres différés

Tous les désordres n’apparaissent pas à la livraison. Certains se manifestent des années plus tard, et c’est précisément à ce moment que le procès-verbal signé sans réserve, ou avec des réserves mal rédigées, montre ses effets. Un pavillon de 105 m² réceptionné en 2017 a vu ses premières fissures en escalier apparaître en 2021, soit près de quatre ans après la réception. Une mise en demeure a été adressée la même année en recommandé, le délai décennal courant jusqu’en 2027, avec assurance dommages-ouvrage et protection juridique souscrites. Le suivi préconisé passe par fissuromètres, avec relevés tous les trois mois pendant un an avant toute reprise.

Ce type d’évolution ne se juge pas sur une photographie isolée. Une fissure se qualifie par son tracé, son ouverture, son évolution dans le temps et sa localisation par rapport à la structure ; l’analyse d’une fissure horizontale en mur constitue à cet égard un cas à part, distinct des fissures en escalier de désordre de fondation. La même logique vaut pour les venues d’eau : une infiltration d’eau au plafond peut relever de la garantie décennale comme d’un simple défaut d’équipement, selon qu’elle rend ou non l’ouvrage impropre à sa destination.

Un contrôle annuel de structure sur un ouvrage sensible se situe entre 400 et 800 € HT. Sur une maison qui bouge, cette dépense documente l’évolution pendant que le délai décennal court encore.

Ce que notre mission couvre, et ce qu’elle ne couvre pas

L’assistance à la réception avec liste de réserves est facturée 800 € HT, soit 960 € TTC. Elle comprend l’analyse des pièces contractuelles, l’inspection détaillée à la remise des clés avec relevés instrumentaux et reportage photographique daté, et la rédaction de la liste de réserves poste par poste. Lorsque les désordres relevés sont structurels, une note technique ou un rapport détaillé est établi. Une version papier envoyée par courrier est facturée 40 € TTC en supplément. Un délai de rétractation de quatorze jours s’applique avant tout déplacement de l’expert, sauf renonciation expresse en cas d’urgence.

Le périmètre exclut explicitement plusieurs choses, et le dire relève de la loyauté de l’information. Nous ne délivrons aucune consultation juridique : l’analyse du contrat en droit relève de l’avocat, vers lequel une mise en relation est proposée, consultation initiale incluse. Nous ne réalisons aucune reprise de travaux, parce qu’un cabinet ne peut pas contrôler les ouvrages qu’il vend. Nous ne procédons à aucune investigation destructive sans accord écrit préalable. Et nous ne prenons aucun engagement sur la levée effective des réserves ni sur les délais tenus par le constructeur.

Cette mission s’inscrit dans l’ensemble de nos prestations d’assistance travaux et litiges de chantier, aux côtés de l’assistance à la réception de travaux tous marchés et du traitement des chantiers interrompus, chacune ayant son périmètre propre.5

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Cas pratiques d'expertise bâtiment à Ccmi-Pieges-A-Eviter

Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.

Réception d’un pavillon neuf sous CCMI avec réserves rédigées poste par poste

Contexte du dossier. Un couple fait construire un pavillon de plain-pied d’environ 105 m² sous contrat de construction de maison individuelle. Le rendez-vous de remise des clés est fixé un vendredi, le déménagement le lundi suivant. Le constructeur présente un procès-verbal type mentionnant trois points de finition. Les acquéreurs, sans référentiel technique, hésitent à signer et sollicitent une assistance technique juste après le rendez-vous officiel.

Mission menée. Analyse préalable des pièces contractuelles : plans, notice descriptive, devis annexés et liste des travaux réservés. Inspection détaillée du bâti et des équipements avec relevés instrumentaux et reportage photographique daté : planéité des supports, jonctions menuiserie-maçonnerie, présence des rejingots, aplomb des dormants, tableau électrique, ventilation, trappe d’accès aux combles et état de l’isolant déroulé. Confrontation systématique de chaque constat au descriptif contractuel.

Valeur apportée. La liste de réserves remise dans les huit jours suivant la réception comptait une vingtaine de postes documentés, contre trois au procès-verbal type initial, dont une menuiserie posée en faux niveau et une étanchéité à l’air défaillante en jonction. Prestation facturée 800 € HT, soit 960 € TTC, pour un dossier de réserves opposable annexé au procès-verbal.

Lecture d’une notice descriptive CCMI contredite par l’étude de sol

Contexte du dossier. Un maître d’ouvrage s’apprête à valider le démarrage d’un chantier de maison individuelle avec extension. L’étude géotechnique jointe au dossier préconise des fondations semi-profondes par puits béton ancrés dans les marnes compactes. Le descriptif contractuel reste évasif sur le mode de fondation retenu, et aucune mission de suivi n’a été confiée à un architecte, un maître d’œuvre ou un bureau de contrôle.

Mission menée. Confrontation ligne à ligne de la notice descriptive, des plans et du rapport géotechnique. Identification du point de bascule : la solution réellement envisagée était un procédé de sept pieux métalliques vissés à 3,50 mètres sous le terrain naturel, substitué aux puits béton préconisés. Formalisation par écrit des pièces à réclamer au constructeur avant recouvrement des ouvrages : note de calcul, descentes de charges et plan de recollement.

Valeur apportée. Le maître d’ouvrage a demandé la production des justificatifs de dimensionnement avant fermeture des fouilles, alors que la vérification serait devenue destructive quelques jours plus tard. Un contrôle annuel de structure, entre 400 et 800 € HT, a été programmé sur les premières années pour documenter le comportement de l’ouvrage pendant que le délai décennal court.

Reprise d’enduit réapparue pendant la garantie de parfait achèvement

Contexte du dossier. Sur une maison livrée puis reprise en façade, des travaux de reprise d’enduit sont réceptionnés en décembre. Quatre mois plus tard, le désordre réapparaît au même endroit, donc à l’intérieur de l’année de garantie de parfait achèvement. Le constructeur conteste, invoquant un support dégradé et l’usage normal du bâtiment. Le propriétaire ne dispose d’aucun élément technique pour objecter.

Mission menée. Relevé sur site du mode opératoire réellement employé : reprise réalisée en une seule passe épaisse, sans gobetis d’accrochage sur un support ancien à la chaux, avec un mortier plus cimentaire que le support. Description écrite de l’écart aux règles de l’art, photographies datées, et chiffrage à dires d’expert de la reprise ponctuelle nécessaire pour rétablir la conformité du parement.

Valeur apportée. La reprise ponctuelle a été chiffrée entre 550 et 1 050 €, et l’origine du désordre rattachée à la méthode d’exécution et non au support. Le constat daté a permis d’inscrire la demande à l’intérieur de l’année de garantie de parfait achèvement, avant qu’une mise en demeure ne devienne nécessaire.

Cadre normatif et références

Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.

  • Article 1792-2 du Code civil (référence légale). Détermine quels éléments d’équipement indissociables relèvent de la responsabilité décennale : la frontière commande la formulation des réserves à la réception d’une maison sous CCMI.
  • Article 1792-3 du Code civil (référence légale). Fixe à deux ans au minimum la garantie de bon fonctionnement des équipements dissociables, délai à surveiller après la réception d’une maison individuelle neuve.
  • Service-public F2958 — Les garanties après la réception des travaux (règlement applicable). Récapitule l’articulation des trois garanties et leur point de départ commun, la date de réception : c’est ce qui rend le procès-verbal et ses réserves décisifs.
  • Service-public F2034 — Garantie décennale des travaux de construction (règlement applicable). Précise le champ de la décennale et les désordres couverts, ceux qui compromettent la solidité ou rendent l’ouvrage impropre à sa destination, comme les fissures évolutives.
  • Service-public F2032 — Assurance dommages-ouvrage (règlement applicable). Décrit le contrat que le maître d’ouvrage doit souscrire avant l’ouverture du chantier et l’indemnisation sans recherche préalable de responsabilité.
  • FFB — La réception de travaux, phase clé de l’achèvement du chantier (organisme de référence). Rappelle, du point de vue de la profession du bâtiment elle-même, la portée du procès-verbal de réception et des réserves qui y sont inscrites.

Votre réception approche : préparez-la avant de signer

Entre la signature du contrat et la remise des clés, deux fenêtres décident de tout : celle où la notice descriptive et les travaux réservés sont encore négociables, et celle des huit jours pendant lesquels vos réserves restent opposables. Passé ces deux moments, le rapport de force s’inverse. Un premier échange permet de situer où vous en êtes dans le calendrier, d’identifier les pièces à réunir et d’estimer les honoraires selon la configuration de votre maison. L’assistance à la réception avec liste de réserves est facturée 800 € HT, soit 960 € TTC.

Des experts à vos côtés

Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.

Questions fréquentes sur l'expertise bâtiment à Ccmi-Pieges-A-Eviter

Quels sont les principaux pièges à éviter avant de signer un CCMI ?

Les trois plus fréquents : une notice descriptive imprécise qui laisse le choix des produits au constructeur, des travaux réservés sous-évalués qui gonflent le budget réel, et l’absence de vérification de la garantie de livraison avant l’ouverture du chantier. Ces trois points se contrôlent sur pièces, avant signature, quand ils sont encore négociables.

Combien de temps ai-je pour émettre des réserves après la réception ?

Le maître d’ouvrage dispose de huit jours après la réception pour émettre ses réserves par écrit, en complément de celles inscrites au procès-verbal le jour même. C’est pourquoi une intervention technique calée juste après le rendez-vous officiel préserve ce délai au lieu de le consommer.

Le prix ferme et définitif du CCMI peut-il augmenter en cours de chantier ?

Le prix engage le constructeur sur l’ouvrage décrit dans les pièces contractuelles. Ce qui en sort n’est pas couvert : prestations absentes du descriptif, postes renvoyés en travaux réservés, avenants signés en cours de chantier, et révisions prévues selon la modalité stipulée au contrat. Le budget réel se lit donc contrat et annexes en main.

À quoi sert exactement la garantie de livraison du CCMI ?

Elle couvre le maître d’ouvrage contre l’inexécution ou la mauvaise exécution de l’ouvrage aux prix et délais convenus. Délivrée par un établissement financier ou un assureur, son attestation doit exister avant l’ouverture du chantier. Vérifiez le nom du garant, le montant garanti, la date d’effet et la correspondance avec le contrat signé.

Combien coûte une assistance à la réception avec liste de réserves ?

L’assistance à la réception avec liste de réserves est facturée 800 € HT, soit 960 € TTC. Le suivi de la levée des réserves constitue une prestation séparée, selon le nombre de passages. Un contrôle annuel de structure sur un ouvrage sensible se situe entre 400 et 800 € HT, et la version papier par courrier coûte 40 € TTC.

Que faire si des fissures apparaissent plusieurs années après la réception ?

Le délai décennal court dix ans à compter de la date de réception. Sur un pavillon réceptionné en 2017, les premières fissures en escalier sont apparues en 2021 : un suivi par fissuromètres avec relevés tous les trois mois pendant un an a été préconisé avant toute reprise, la déclaration dommages-ouvrage étant engagée en parallèle.

Faut-il un expert si le constructeur fournit déjà un procès-verbal type ?

Le procès-verbal type liste rarement autre chose que des finitions visibles. Un constat de pré-réception sur un immeuble collectif neuf a relevé vingt-sept constats en une seule visite, dont un coupe-feu non assuré entre la sous-face du bac acier et une gaine, invisible pour un non-technicien et impossible à voir une fois les habillages posés.

L'expert peut-il analyser juridiquement mon contrat de construction ?

Non. L’analyse du contrat en droit relève de l’avocat, et une mise en relation avec un avocat spécialisé est proposée, consultation initiale incluse. Notre lecture des pièces contractuelles est technique : elle identifie ce qui n’est pas décrit, ce qui reste à la charge du client et ce qui deviendra invérifiable une fois l’ouvrage fermé.

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