Nos 141 dossiers de dégât des eaux, fuite ou infiltration ont une médiane réellement facturée de 790 € TTC, rapport déposé en 7 jours médians, sur 52 départements. Le catalogue et les médianes par prestation sont publiés ci-dessous — avec leurs effectifs, pas des exemples choisis.
Le prix dépend de la mission, pas de la surface mouillée. Un constat unilatéral — établir les faits, mesurer, chiffrer — n’engage pas le même travail qu’une expertise contradictoire menée face à l’expert de la compagnie, ni qu’un avis sur pièces quand le déplacement n’apporte rien. Voici les chiffres de notre registre de missions, arrêtés au 5 septembre 2026 :
| Prestation | Dossiers | Médiane facturée | Délai médian de dépôt |
|---|
| Motif dégât des eaux, fuite ou infiltration (toutes prestations) | 141 | 790 € TTC | 7 jours |
| Expertise de constat unilatéral | 2 323 | 790 € TTC | 6 jours |
| Expertise contradictoire (face à l’expert adverse) | 535 | 900 € TTC | 9 jours |
| Contre-expertise | 66 | 790 € TTC | 7 jours |
| Expertise sur pièces | 54 | 400 € TTC | 9 jours |
Selon la grille : expertise sur place au forfait à partir de 590 € HT (708 € TTC), déplacement inclus, étude sur pièces dès 190 € HT et, pour un contrat d’expert d’assuré à partir de 50 000 € d’indemnités, 5 % HT du montant total HT des indemnités. Le règlement se fait en deux fois — 60 % à la commande, 40 % à la remise du rapport — et le devis est établi avant toute intervention, après un premier échange téléphonique gratuit.
Un repère pour situer ces montants : sur un dégât des eaux moyen, l’écart entre une indemnisation « peinture » et un état des pertes qui intègre supports, isolants et séchage se compte en milliers d’euros. Le coût de la vérification est sans commune mesure avec l’écart qu’elle documente — ou qu’elle écarte, ce qui a aussi sa valeur.
Dégât des eaux en copropriété : qui est responsable ?
La réponse suit l’origine, pas l’étage : partie commune ou partie privative, ouvrage collectif ou équipement personnel. Tant que l’origine n’est pas établie techniquement, la discussion entre voisins, syndic et assureurs tourne en rond — et le délai court.
Le schéma classique : l’eau sort chez l’un, vient de chez l’autre — ou d’un ouvrage commun entre les deux. Colonne collective ou piquage privatif, étanchéité de toiture ou joint de douche, chacun de ces cas désigne un responsable et un assureur différents. C’est pour cela que la reconstitution du trajet de l’eau n’est pas une curiosité de technicien : elle est la clef de répartition. Un constat qui établit l’origine, photographies et mesures à l’appui, transforme un conflit de paliers en dossier réglable.
Deux situations méritent un mot. L’immeuble récent d’abord : quand l’eau vient d’un défaut de construction — étanchéité, réseau mal façonné —, le sujet quitte l’assurance habitation pour les garanties du constructeur, au premier rang la garantie décennale lorsque le désordre rend l’ouvrage impropre à sa destination. Le sinistre répétitif ensuite : un dégât des eaux qui revient au même endroit n’est pas une fatalité, c’est un symptôme — la cause n’a jamais été traitée, et le prouver change la discussion avec le responsable.
Dans tous les cas, la déclaration à votre assureur reste le premier geste : c’est lui votre interlocuteur contractuel, à charge pour les compagnies de se répartir ensuite la dépense selon leurs conventions. Votre travail n’est pas d’arbitrer entre elles — il est de faire établir les faits pendant qu’ils sont encore mesurables.
Quand se déplace un expert pour un dégât des eaux ?
Il n’existe pas de seuil légal de déplacement. L’assureur décide de missionner son expert selon l’enjeu et la complexité ; beaucoup de petits sinistres sont réglés sur photos, en visio, ou sans expertise du tout. La vraie question n’est pas « à partir de combien » mais « que perd-on à ne pas mesurer ».
La visio-expertise s’est installée sur les petits dégâts des eaux : des photos, un échange en vidéo, une proposition rapide. Sur un sinistre simple, sec et documenté, elle rend service. Sa limite est physique : on ne mesure pas une teneur en eau à travers un écran, on ne sonde pas un support en visio, et un séchage ne se contrôle pas sur une photo. Dès que les supports ont pu être atteints — plancher, isolant, cloisons —, accepter une évaluation à distance revient à indemniser le visible.
Côté expert indépendant, la règle est la même qu’en face : la mission décide. Chez nous, la visite avec relevés est comprise dans la prestation annoncée au devis ; et quand le déplacement n’apporte rien — dossier déjà documenté, avis sur un rapport adverse, chiffrage à vérifier sur devis —, l’expertise sur pièces (400 € TTC en médiane sur 54 dossiers) répond à moindre coût. Le bon réflexe, avant de missionner quiconque : demander ce que couvre exactement le prix — visite, mesures, rapport, réunion contradictoire éventuelle.
Quels sont vos droits et vos délais face à l’assureur ?
Deux ans pour agir — c’est la prescription du code des assurances —, une lettre recommandée qui suffit à l’interrompre, et, pour les sinistres reconnus catastrophe naturelle, des délais chiffrés qui s’imposent à l’assureur. Textes lus à la source le 5 septembre 2026.
L’article L. 114-1 du code des assurances fixe la règle : toutes actions dérivant du contrat se prescrivent par deux ans à compter de l’événement. L’article L. 114-2 donne les deux gestes qui interrompent ce délai sans avocat ni procédure : la désignation d’experts à la suite du sinistre, et l’envoi par l’assuré d’une lettre recommandée avec accusé de réception à l’assureur au sujet du règlement de l’indemnité. Mandater votre expert et écrire en recommandé ne font donc pas que préparer le dossier : ils arrêtent le compteur.
Quand l’événement est reconnu catastrophe naturelle — une inondation, une coulée de boue —, l’article L. 125-2 impose à l’assureur des délais chiffrés : déclaration de votre côté au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté ; un mois pour vous informer des modalités et ordonner une expertise s’il la juge nécessaire ; un mois pour formuler sa proposition d’indemnisation à compter de l’état estimatif ou du rapport définitif ; provision dans les deux mois ; et, après votre accord, versement sous 21 jours, faute de quoi l’indemnité porte intérêt au taux légal. Le même texte vous donne le droit de lire le rapport d’expertise définitif — un rapport qu’on peut lire est un rapport qu’on peut discuter. Ces dispositions jouent aussi pour les fissures après sécheresse, qui relèvent de notre expertise de fissures — avec, pour ces dommages-là, une prescription portée à cinq ans.
Hors catastrophe naturelle, aucun délai générique de règlement n’est écrit dans la loi : c’est votre contrat qui fixe les échéances, et la page ne publie pas de faux délai universel. Ce que la pratique enseigne : dater chaque échange, écrire en recommandé dès que la discussion s’enlise, et ne jamais laisser un « dossier en cours » vieillir sans trace écrite.
Que faire si l’assureur refuse ou sous-évalue votre sinistre ?
Un refus ou une proposition basse n’est pas une fin : c’est une position, fondée sur une cause alléguée — défaut d’entretien, vétusté, sinistre antérieur — qui se vérifie techniquement. Le premier geste est toujours le même : faire établir la cause et l’étendue par un constat indépendant.
Les motifs classiques se ressemblent d’un dossier à l’autre. « Défaut d’entretien » : encore faut-il que l’entretien en cause ait un lien établi avec l’origine réelle. « Vétusté » : un abattement s’applique poste par poste et se justifie, il ne se décrète pas globalement. « Fuite ancienne, antérieure au contrat » : la chronologie se lit dans les matériaux — un support imbibé de longue date ne raconte pas la même histoire qu’un dégât récent. Dans chacun de ces cas, le constat technique est ce qui transforme votre contestation en dossier.
Ensuite, c’est un autre métier qui commence : porter la discussion d’indemnisation face à la compagnie, tenir la réunion contradictoire, organiser la contre-expertise, escalader vers la tierce expertise, la médiation ou le juge. Ce métier, c’est celui d’expert d’assuré, et notre page dédiée en détaille les honoraires, les droits et la méthode — y compris les critères pour choisir un expert d’assuré qui ne dépende ni d’une compagnie ni d’une entreprise de travaux.
Et si le litige doit aller au tribunal, le dossier constitué sert de socle : l’expertise judiciaire immobilière se prépare — nous assistons nos clients pendant les opérations de l’expert désigné par le juge, avec le même matériau : des constats datés, mesurés, opposables. Un désordre de construction sous garantie relève, lui, des malfaçons et vices cachés : mettre le bon régime sur le bon désordre fait partie du travail.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas
Nous établissons des faits : origine, étendue, chiffrage. Nous ne vendons pas de travaux, nous ne réparons pas de canalisations, et nous ne travaillons jamais pour un assureur. Notre registre dit le reste : 141 dossiers de dégât des eaux, fuite ou infiltration, sur 899 dossiers documentés.
Le registre dit notre terrain mieux qu’une plaquette. Sur 899 dossiers documentés au 5 septembre 2026 : 141 dégâts des eaux, fuites et infiltrations dans 52 départements, 201 dossiers de fissures, 110 dossiers où l’assureur ou la compagnie est en face, 71 refus de prise en charge, et 535 expertises contradictoires menées face à un expert adverse dans 82 départements. Sur les 777 dernières missions du cabinet, 671 étaient mandatées directement par le client — le chiffre est publié sur notre page dédiée, et il dit une chose simple : notre client, c’est vous, jamais la compagnie.
Ce que nous ne faisons pas est aussi net. Pas de travaux ni de sous-traitance de réparation : un expert qui chiffre ce qu’il espère réaliser n’est plus un expert. Pas de recherche destructive engagée à l’aveugle : on casse après avoir mesuré, pas pour chercher. Pas de promesse de montant d’indemnité : personne ne peut en garantir honnêtement, et les écarts que nous documentons viennent des pièces, pas d’un talent de négociation mystérieux. Et quand le bon outil n’est pas le nôtre — un sinistre hors bâtiment, un enjeu qui ne justifie pas l’honoraire —, nous le disons au premier appel.
Chaque rapport est relu par un second expert habilité avant remise, conformément à la norme NF X50-110. Cette page est relue par un ancien expert d’assurance : sur un sujet où l’on discute le chiffrage d’une compagnie, c’est la relecture qui fait l’autorité. Pour situer ce métier dans l’ensemble de nos interventions, la page expert bâtiment décrit ce qu’un expert du bâti fait — et l’ensemble de nos expertises couvre le reste du spectre, du constat unilatéral à l’assistance judiciaire.
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Comment se passe une expertise dégât des eaux ?