Expert en bâtiment indépendant : établir la cause, chiffrer les reprises, tenir devant un tiers

 

Informations vérifiées août 2026

Un avis qui ne dépend de personne, et qui se vérifie

En bref

Un expert en bâtiment indépendant est un technicien que vous mandatez vous-même, qui n’est payé ni par un assureur ni par une entreprise de travaux, et qui ne vend aucun des travaux qu’il préconise. Cette absence d’intérêt au résultat est ce qui rend son rapport opposable. Elle se mesure : sur les 777 missions que le cabinet a terminées avec un rapport technique entre octobre 2025 et juin 2026, 671 sont des constats commandés par le client lui-même, et 378 portent sur les fissures et la structure. Les honoraires sont annoncés avant tout engagement : 490 € TTC pour un télérelevé de fissures, à partir de 690 € HT (828 € TTC) au forfait pour une mission d’expert d’assuré sous 30 000 € de dommages, 5 % de l’indemnité au-delà. Le premier échange est gratuit.

Chercher un expert en bâtiment indépendant, c’est presque toujours chercher quelqu’un dont l’avis ne dépend de personne — parce qu’en face, quelqu’un a un intérêt. L’assureur qui chiffre ce qu’il doit verser, l’entreprise qui a construit, le vendeur qui n’a rien signalé, la société qui propose un diagnostic gratuit et repart avec un devis de travaux : chacun a une raison de lire le désordre d’une certaine manière.

Global Expertises est un cabinet d’expertise bâtiment qui ne vend aucun travaux, n’appartient à aucun groupe de rénovation ni à aucun assureur, et ne perçoit aucune commission des entreprises que vous choisissez. Nos experts établissent la cause d’un désordre, chiffrent ce qu’il faut faire, et remettent un rapport écrit utilisable devant un assureur, une entreprise ou un tribunal.

Cette page dit ce qu’un expert indépendant fait exactement, ce qu’il coûte, comment le faire venir, et comment vérifier qu’il l’est vraiment — avec les chiffres de nos propres dossiers plutôt que des promesses.

Qu'est-ce qu'un expert indépendant, et de qui est-il indépendant ?

Un expert en bâtiment indépendant est un technicien que vous mandatez vous-même, qui n’est payé ni par un assureur, ni par une entreprise de travaux, et qui ne vend aucun des travaux qu’il préconise. Le mot « indépendant » ne décrit pas un statut juridique : il décrit une absence d’intérêt au résultat. C’est cette absence qui rend son avis opposable à ceux qui, eux, ont un intérêt.

La question mérite d’être posée à l’envers : indépendant de qui, exactement ? Trois liens comptent, et il faut les vérifier séparément.

Indépendant des assureurs d’abord. L’expert que la compagnie envoie après un sinistre fait son métier correctement, mais sa mission est d’évaluer ce que la compagnie doit verser — pas de défendre votre position. Un cabinet qui travaille en délégation pour des assureurs peut difficilement les contredire sur votre dossier.

Indépendant des entreprises de travaux ensuite, et c’est le lien le plus souvent masqué. Un « diagnostic gratuit » proposé par une société de reprise en sous-œuvre, de traitement de l’humidité ou de ravalement n’est pas une expertise : c’est une étude commerciale, et elle conclut presque toujours qu’il faut faire les travaux que cette société vend.

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Indépendant du constructeur enfin, lorsque le désordre naît d’un défaut d’exécution. Le maître d’œuvre qui a suivi le chantier ne peut pas arbitrer un litige sur ce même chantier : il serait juge et partie.

Ce que cela donne dans nos dossiers se mesure. Sur les 777 missions terminées que le cabinet a menées entre le 1er octobre 2025 et le 15 juin 2026 avec un rapport technique rédigé, 671 sont des constats que le client a commandés lui-même : ni un assureur, ni un tribunal ne nous avait envoyés. 63 se sont déroulées en contradictoire, en présence des autres parties, et 7 en assistance à une expertise judiciaire.

Qui mandateQui paiePour qui il travailleSur nos 777 dossiers
VousVousVous671
Vous, en présence des autres partiesVousVous, mais les constats sont discutés63
Le tribunalLes parties, selon la décisionLe juge7 (nous y assistons l’assuré)
La compagnie d’assuranceLa compagnieLa compagnie

Ce déséquilibre n’est pas un hasard de recrutement : c’est la définition du métier tel que nous l’exerçons. Un cabinet dont la majorité des missions viendrait d’assureurs serait un cabinet d’assurance, quel que soit le mot qu’il met sur sa page d’accueil.

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Quel est le prix d'un expert en bâtiment, et qu'est-ce qui le fait varier ?

C’est la première question que l’on pose, et la plupart des sites l’esquivent. Nous l’affichons, parce qu’un prix caché est un prix qu’on n’ose pas montrer.

Trois éléments seulement font varier le montant : le déplacement, la nature de la mission, et ce qui est en jeu financièrement. Le reste — la surface, le nombre de fissures, l’ancienneté du bâti — pèse à la marge.

MissionCe qu’elle comprendPrix
Télérelevé de fissuresRelevé guidé à distance, analyse de la cause, avis sur l’évolutivité, préconisations, rapport écrit signé490 € TTC
Expertise sur site, unilatéraleVisite de l’expert, relevé intérieur et extérieur, examen des abords, rapport écrit opposableSur devis, après un premier échange gratuit
Expertise contradictoireMême mission, conduite en présence des autres parties, qui s’expriment sur les constatsSur devis
Mission d’expert d’assuré, dommages ≥ 30 000 €Chiffrage poste par poste, négociation de l’indemnité face à l’expert de la compagnie5 % de l’indemnité obtenue
Mission d’expert d’assuré, dommages < 30 000 €Même mission, au forfaità partir de 690 € HT (828 € TTC)

Le mode de calcul de la mission d’expert d’assuré mérite un mot, parce qu’il aligne notre intérêt sur le vôtre : au-dessus de 30 000 € de dommages, nous sommes payés sur ce que nous faisons entrer. Sur une indemnité de 40 000 €, cela fait 2 000 € HT. En dessous du seuil, c’est un forfait annoncé avant tout engagement et inscrit au contrat. Sur les sinistres très importants, le taux est revu à la baisse.

Trois postes n’entrent jamais dans nos honoraires, et il faut le savoir avant de comparer des devis : l’étude géotechnique, facturée par le bureau d’études qui la réalise ; les travaux, facturés par l’entreprise qui les exécute ; et la franchise légale de catastrophe naturelle, fixée par l’État — 1 520 € pour les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse, contre 380 € pour les autres périls.

Le premier échange téléphonique n’est pas facturé, et il sert précisément à cela : dire quelle mission répond à votre situation, ou vous dire qu’aucune ne se justifie.

Comment puis-je faire passer un expert en bâtiment, et que faut-il préparer ?

La démarche est plus simple qu’on ne l’imagine, et elle commence par un tri.

Le premier échange est téléphonique et gratuit. Nous demandons trois choses : ce que vous constatez et depuis quand, ce qui a déjà été écrit — devis, rapport d’assurance, courrier d’entreprise, procès-verbal de réception —, et ce que vous comptez faire du rapport. Cette dernière question commande tout le reste : un document destiné à rassurer un acheteur ne se rédige pas comme un document destiné à opposer une compagnie.

De cet échange sort un avis, pas un devis. Il arrive que nous disions qu’une expertise ne se justifie pas — parce que le désordre est bénin, parce que le montant en jeu ne couvre pas le coût de la mission, ou parce qu’une autre démarche est plus efficace. Le dire fait partie du conseil, et c’est encore une conséquence de l’indépendance : nous n’avons pas de mission à remplir.

Si une mission s’ouvre, vous savez avant de signer ce qu’elle coûte, ce qu’elle couvre, et ce qu’elle ne couvre pas. La visite est planifiée selon la région et l’urgence, et le rappel se fait sous 24 heures ouvrées.

Ce qu’il faut réunir avant la visite

PièceÀ quoi elle sertSi vous ne l’avez pas
Photos datées des désordresÉtablir l’antériorité et l’évolutionPhotographiez maintenant, avec un objet de taille connue à côté
Procès-verbal de réception des travauxFixer le point de départ du délai de dix ansL’acte de vente ou l’attestation dommages-ouvrage peuvent en tenir lieu
Rapport de l’expert de l’assuranceSavoir ce qui est contesté, poste par posteDemandez-le à votre assureur : il vous est dû
Devis et factures des entreprisesComparer le préconisé et l’exécutéLe constat sur site les remplace en partie
Conditions générales du contrat d’assuranceChercher la protection juridique et la clause de tierce expertiseVotre assureur doit vous les fournir

Une précision utile : vous n’avez besoin de l’autorisation de personne pour faire venir un expert chez vous. Ni de votre assureur, ni de votre constructeur, ni du syndic — sauf, en copropriété, pour intervenir sur les parties communes.

Quand faut-il faire appel à un expert en bâtiment indépendant ?

Quatre situations le justifient vraiment. En dehors d’elles, une expertise coûte plus qu’elle ne rapporte, et nous le disons.

Un désordre dont vous ignorez la cause. Une fissure, une trace d’humidité, un plancher qui bouge : tant que la cause n’est pas établie, toute réparation est un pari. C’est le cas le plus fréquent, et de loin.

Un désaccord avec un tiers qui a un intérêt opposé au vôtre. Une compagnie qui refuse la prise en charge, une entreprise qui conteste une malfaçon, un vendeur qui n’avait pas signalé un défaut. Le rapport devient alors une pièce, et il doit être rédigé pour être lu par un adversaire technique.

Une décision engageante à prendre. Acheter, vendre, réceptionner un chantier, engager une reprise en sous-œuvre. Une expertise avant achat immobilier coûte une fraction de ce qu’elle évite quand elle révèle un désordre structurel avant la signature.

Un délai qui court. C’est la situation où l’attente coûte le plus cher, et celle qu’on découvre le plus tard. Trois délais reviennent constamment dans nos dossiers.

DélaiDuréePoint de départ
Déclaration d’un sinistre catastrophe naturelle30 joursLa publication de l’arrêté au Journal officiel, pas le jour où vous avez vu le désordre
Action en garantie décennale10 ansLa réception des travaux
Réserves à la réception d’un chantierLe jour même, puis 1 an de parfait achèvementLa signature du procès-verbal de réception

Ces délais sont des forclusions : passés, la voie est fermée quelle que soit la qualité du dossier. C’est la raison la plus solide de faire établir une cause tôt, plutôt que d’attendre que le désordre « se stabilise ».

Sur quels désordres intervenons-nous vraiment ?

La question n’est pas rhétorique. Beaucoup de cabinets annoncent tout traiter ; peu publient la répartition réelle de leurs dossiers. Voici la nôtre, comptée sur les 777 missions terminées avec rapport technique entre le 1er octobre 2025 et le 15 juin 2026.

Famille de désordreMissions
Fissures, structure, fondations378
Humidité, infiltrations, remontées capillaires66
Malfaçons et réception de travaux37
Terrasses, balcons, étanchéité32
Toiture, charpente, couverture28
Dégâts des eaux, fuites, plomberie19
Isolation, thermique, ventilation19
Façade, enduit, ravalement2

196 dossiers ne se rangent dans aucune de ces huit familles : ce sont les missions mixtes, les audits d’ensemble et les désordres qui ne relèvent pas d’une pathologie unique. Nous préférons l’écrire que d’arrondir les autres chiffres.

Ce que ce tableau dit vraiment : la structure domine largement — près d’un dossier sur deux —, et le reste se répartit sur des désordres qui demandent des compétences différentes. C’est la raison pour laquelle un cabinet généraliste n’est pas un cabinet qui sait tout faire, mais un cabinet qui sait à qui confier chaque dossier. Nos experts sont architectes, ingénieurs structure, économistes de la construction, thermiciens, anciens experts d’assurance ; le dossier va à celui dont c’est le métier.

Cette organisation a une conséquence pratique que les propriétaires découvrent souvent avec soulagement : un désordre qui mêle sol, structure et eau — le cas le plus courant — ne se traite pas en trois rendez-vous avec trois entreprises, mais en une mission qui les articule.

Expert de l’assurance, expert judiciaire, expert que vous mandatez : qui fait quoi ?

Les trois portent le même titre et ne font pas le même métier. Les confondre coûte cher, et c’est l’erreur la plus fréquente que nous rencontrons.

L’expert de la compagnie est mandaté et rémunéré par votre assureur après une déclaration de sinistre. Il constate, il chiffre, et il applique le contrat tel que la compagnie le lit. Vous n’avez ni à le récuser ni à le craindre : vous avez le droit de lui opposer un autre chiffrage.

L’expert judiciaire est désigné par un tribunal, dans le cadre d’une procédure. Il ne travaille pour aucune des parties : il éclaire le juge. Sa mission est définie par l’ordonnance qui le nomme, et ses conclusions pèsent lourd — sans lier le juge, qui apprécie librement les pièces. Vous pouvez vous y faire assister : c’est l’objet de notre page sur l’assistance à expertise judiciaire.

L’expert que vous mandatez — celui dont parle cette page — travaille pour vous seul. Selon le contexte, il produit un constat unilatéral, conduit une expertise contradictoire, ou intervient comme expert d’assuré face à la compagnie. C’est aussi lui qui mène une contre-expertise d’assurance quand un rapport conclut au refus ou à une indemnité que le chiffrage ne soutient pas.

Une confusion revient si souvent qu’elle mérite d’être levée ici : être inscrit sur la liste d’une cour d’appel ne rend pas un expert « meilleur » pour une mission privée. Cette inscription qualifie pour les missions ordonnées par un juge. Certains de nos experts y figurent, et cela compte quand un dossier part au contentieux ; cela ne change rien à la qualité d’un constat sur une fissure.

Que contient un rapport d’expertise, et devant qui tient-il ?

Un rapport ne vaut que par ce qu’il démontre. Le nôtre comporte le relevé daté et photographié des désordres, la description du bâti et de son environnement, l’analyse des causes possibles — y compris celles que nous écartons, et pourquoi —, l’avis sur l’évolutivité quand elle est en jeu, les mesures conservatoires à prendre sans attendre, et les travaux à envisager avec l’ordre dans lequel les mener.

Ce dernier point mérite d’être souligné, parce qu’il fait la différence entre une liste et un conseil : un rapport utile hiérarchise. Sur un dossier d’extension récente que nous avons traité, sept postes de reprise étaient nécessaires — protections provisoires, reprise du positionnement de l’extension, membrane anti-capillarité et lisse basse en bois de classe 4 sous l’ossature, dépose du parquet endommagé, recalibrage des carreaux. Les engager tous en même temps aurait été absurde ; le rapport a dit lesquels conditionnaient les autres.

Ce qu’un rapport établit, et ce qu’il ne peut pas faire

Ce que le rapport établitCe qu’il ne peut pas faire
La cause technique du désordre, démontréeDécider : c’est l’assureur, l’entreprise ou le juge qui décide
Le lien de causalité, opposable à un tiersGarantir un montant d’indemnisation
La part de chaque cause quand elles se cumulentRemplacer une étude de sol ou un devis d’entreprise
Les travaux nécessaires et leur ordreExécuter ces travaux — nous n’en vendons aucun
L’antériorité, quand les pièces le permettentProuver ce qu’aucune trace ne documente

Un rapport unilatéral n’a pas la même portée qu’un rapport contradictoire. Le premier est établi à votre demande et pour vous ; il est parfaitement recevable, et c’est le cas de la grande majorité de nos missions. Le second est établi en présence des autres parties, qui ont pu s’exprimer sur les constats — il est plus difficile à contester. Le choix se fait au départ, en fonction de ce que vous comptez faire du document.

Le cabinet applique la méthodologie de la norme NF P 03-100 et les prescriptions générales de compétence de la NF X50-110, et oppose, lorsque le désordre s’y prête, les DTU en vigueur — nommés et datés. Nos rapports sont rédigés par des experts bâtiment, dont certains sont d’anciens experts de compagnie, et relus par un second expert.

Un expert peut-il vendre les travaux qu’il préconise ?

Non, et c’est le point sur lequel il faut être le plus ferme, parce que c’est celui où la confusion rapporte le plus d’argent à ceux qui l’entretiennent.

Un expert qui vend les travaux qu’il préconise n’est pas un expert : c’est un vendeur qui a produit un argumentaire technique. Son document peut être sincère, il peut même être juste — il n’est pas opposable, parce qu’il n’est pas désintéressé. Aucun assureur, aucun juge, aucun acquéreur ne le lira autrement.

Nous ne réalisons aucun travaux, aucune reprise en sous-œuvre, aucune injection de résine, aucun ravalement, et nous ne percevons aucune commission des entreprises que vous choisirez. C’est la condition pour que notre avis vaille quelque chose face à celui qui les vend.

Cette règle a une conséquence qui surprend, et qui illustre mieux que tout ce que « indépendant » veut dire : il nous arrive de conclure qu’il ne faut rien faire de plus. Sur un dossier d’humidité récent, le rapport a conclu à une réfection du drainage périphérique et au traitement des murs humides — et a écrit noir sur blanc qu’aucune expertise contradictoire n’était nécessaire. Nous aurions pu vendre la mission suivante. Le dossier ne la justifiait pas.

La même logique vaut pour les investigations complémentaires. Quand une étude géotechnique est nécessaire, nous disons ce qu’il faut chercher et à quelle mission normalisée elle correspond ; c’est un bureau d’études spécialisé qui la réalise, pas nous. Cette séparation n’est pas une limite de nos compétences, c’est ce qui rend nos conclusions utilisables contre quelqu’un — y compris contre l’entreprise qui a construit.

Comment vérifier qu’un expert en bâtiment indépendant l’est vraiment ?

Le titre d’expert en bâtiment n’est pas protégé en France. N’importe qui peut l’employer, et beaucoup l’emploient. Les mentions « agréé », « certifié » ou « assermenté » ne renvoient pas toutes à la même chose, et certaines ne renvoient à rien du tout.

Plutôt qu’une liste de labels, voici les cinq vérifications qui tiennent, dans l’ordre où elles se font en quelques minutes.

Ce qu’on vérifieCommentCe qui doit alerter
L’absence de vente de travauxLe site propose-t-il des prestations de réparation, ou des partenaires « recommandés » ?Un diagnostic gratuit suivi d’un devis de travaux
L’assurance de responsabilité civile professionnelleDemander l’attestation, avec les montants et l’activité couverteUn refus, ou une attestation périmée
La signature du rapportUn rapport doit être signé par une personne nommée, avec sa qualificationUn rapport anonyme ou signé d’une raison sociale seule
La formation et le parcours de l’expertArchitecte, ingénieur structure, économiste de la construction, ancien expert d’assuranceUne compétence annoncée sans parcours vérifiable
Le mode de calcul des honorairesAnnoncé avant la mission et inscrit au contratUn montant qui dépend de ce que l’expert « obtiendra »

Une mention en particulier demande de la prudence : un professionnel qui vous annonce un montant d’indemnisation avant d’avoir vu le bien et lu votre contrat promet un résultat qu’aucune expertise ne permet de promettre. C’est le signal le plus fiable qu’on puisse observer sans être du métier.

Nos experts publient leur parcours sur une fiche nominative, et chaque rapport porte le nom de celui qui l’a rédigé et de celui qui l’a relu. Vous trouverez la présentation de nos domaines d’expertise technique du bâtiment et, sur chaque page de service, la signature de l’expert responsable du sujet.

Où intervenons-nous, et par quoi commencer ?

Nos experts interviennent partout en France, à partir de pôles régionaux, et le cabinet dispose d’agences dont les adresses sont publiées sur notre page où nous trouver. La couverture n’est pas un argument commercial : elle décide du délai de visite, et le délai décide parfois du dossier.

Par quoi commencer dépend de ce qui vous amène. Si un désordre structurel vous inquiète, le télérelevé de fissures à 490 € TTC donne un rapport écrit sans attendre un rendez-vous. Si une vente est en cours, c’est l’expertise avant achat qu’il faut engager avant la signature. Si un sinistre est déclaré et qu’une proposition d’indemnisation vous paraît faible, la contre-expertise se prépare sur les pièces, et les délais courent déjà. Si un chantier se termine mal, la réception de chantier est le moment où les réserves se posent encore facilement.

Dans tous les cas, le premier échange est gratuit, sans engagement, et se fait au téléphone. Vous décrivez ce que vous voyez ; nous vous disons si une expertise se justifie, laquelle, ce qu’elle coûtera, et ce qu’il faut réunir d’ici là. Un expert bâtiment du cabinet vous répond sous 24 heures ouvrées.

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Expert en bâtiment indépendant relevant un désordre sur la façade d'une maison individuelle
Le relevé précède toute conclusion : c'est la cause qui commande les travaux, pas l'inverse

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Trois dossiers, et ce que l'indépendance y a changé

Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.

Une extension récente, sept postes de reprise, et un ordre à respecter

Contexte du dossier. Maison individuelle avec extension à ossature bois, désordres constatés peu après les travaux.

Mission menée. Constat unilatéral commandé par le propriétaire : relevé des désordres intérieurs et extérieurs, examen du soubassement de l’extension, analyse des causes.

Valeur apportée. Les désordres n’avaient pas une cause unique mais plusieurs, et c’est ce qui les rendait illisibles. Le rapport a établi sept postes de reprise — protections provisoires à l’intérieur, rectification du positionnement de l’extension, mise en oeuvre d’une membrane anti-capillarité sous l’ossature avec remplacement de la lisse basse par du bois de classe 4, dépose du parquet flottant endommagé, recalibrage des carreaux et pose de profilés de finition — et il a surtout dit lesquels conditionnaient les autres. Engager les finitions avant d’avoir traité les remontées d’humidité sous l’ossature aurait garanti de tout refaire. Une investigation complémentaire en réglementation urbaine a été préconisée séparément, parce qu’elle relève d’une autre compétence.

Humidité : le rapport conclut qu’aucune expertise contradictoire n’est nécessaire

Contexte du dossier. Murs humides et infiltrations en pied de bâtiment, propriétaire inquiet d’un litige à venir.

Mission menée. Constat unilatéral : recherche de la cause des remontées et des infiltrations, examen des abords et de la gestion des eaux.

Valeur apportée. La cause était identifiée et limitée : réfection du drainage périphérique et traitement des murs humides suffisaient. Le rapport l’a écrit, et il a écrit aussi ce que le propriétaire n’attendait pas — qu’aucune expertise contradictoire n’était nécessaire à ce stade, et qu’il n’y avait donc pas lieu d’ouvrir une procédure. Les seules missions complémentaires proposées visaient à sécuriser l’assèchement durable et à prévenir la réapparition des infiltrations. C’est le cas où l’indépendance se voit le mieux : la mission suivante était vendable, et elle n’était pas justifiée.

Toiture : distinguer ce qui fuit de ce qui vieillit

Contexte du dossier. Désordres de couverture et traces en grenier sur une maison ancienne.

Mission menée. Constat unilatéral : examen de la couverture, des rives, de la zinguerie et des ventilations, recherche des points d’entrée d’eau.

Valeur apportée. Plusieurs causes se superposaient, dont certaines n’avaient rien à voir avec l’étanchéité. Le rapport a séparé ce qui laissait entrer l’eau — tuiles faîtières dégradées et mastics siliconés à supprimer, solins de rives vieillissants et mal jointés, zinguerie de cheminée à reprendre — de ce qui relevait d’un défaut de conception : une sortie d’air vicié de VMC non conforme, à mettre en oeuvre avec une tuile à douille. Une réévaluation d’ensemble de la toiture par une entreprise spécialisée a été préconisée en investigation, sans que le cabinet ait rien à y gagner.

Cadre normatif et références

Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.

  • NF P 03-100 (norme professionnelle). Methodologie de l’expertise en batiment, appliquee par le cabinet pour la conduite des missions et la redaction des rapports.
  • NF X50-110 (2024) (norme professionnelle). Prescriptions generales de competence pour une activite d’expertise : cadre de conduite des missions.
  • Code civil, article 1792 (code). Responsabilite de plein droit du constructeur pour les dommages qui compromettent la solidite de l’ouvrage ou le rendent impropre a sa destination.
  • Code civil, article 1792-4-1 (code). Fixe a dix ans a compter de la reception des travaux le delai de l’action en responsabilite decennale.
  • Code des assurances, articles L125-1 a L125-7 (code). Regime d’indemnisation des catastrophes naturelles : delai de declaration de 30 jours apres l’arrete, franchise legale de 1 520 euros pour les mouvements de terrain consecutifs a la secheresse.
  • NF P 94-500 (novembre 2013) (norme professionnelle). Definit les missions d’ingenierie geotechnique G1 a G5 ; la mission G5 est le diagnostic sur ouvrage existant, realise par un bureau d’etudes et non par l’expert batiment.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous vous dirons si une expertise se justifie, laquelle, ce qu’elle coûtera, et ce qu’il faut réunir d’ici là. Il nous arrive de répondre qu’elle ne se justifie pas — c’est aussi à cela que sert un expert qui n’a rien à vous vendre. Si un sinistre est déjà déclaré ou si une vente est en cours, dites-le d’emblée : les délais commandent la suite.

Des experts à vos côtés

Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.

Questions fréquentes sur l'expert en bâtiment indépendant

Quel est le tarif d'un expert indépendant ?

Chez nous, trois cas. Le télérelevé de fissures est à 490 € TTC : vous réalisez le relevé guidé, nos experts rédigent le rapport. Une expertise sur site, unilatérale ou contradictoire, est établie sur devis après un premier échange gratuit. Une mission d’expert d’assuré est facturée 5 % de l’indemnité obtenue dès 30 000 € de dommages, et au forfait en dessous, à partir de 690 € HT (828 € TTC). Trois postes n’entrent jamais dans ces honoraires : l’étude de sol, les travaux, et la franchise légale de catastrophe naturelle.

Quel est le prix d'un expert en bâtiment ?

Il dépend du déplacement, de la nature de la mission et de ce qui est en jeu. Un relevé à distance est facturé 490 € TTC ; une visite sur site est établie sur devis, annoncé avant tout engagement. Méfiez-vous d’un prix affiché sans mission décrite : ce n’est pas le même travail de constater une fissure et de conduire une expertise contradictoire face à l’expert d’une compagnie.

Comment puis-je faire passer un expert en bâtiment ?

Vous n’avez besoin de l’autorisation de personne : ni de votre assureur, ni de votre constructeur. Un appel suffit à ouvrir le dossier. Le premier échange est gratuit et sert à trier : nous vous disons si une expertise se justifie et laquelle. Réunissez d’ici là des photos datées, le procès-verbal de réception s’il existe, et le rapport de l’assurance s’il y en a un. En copropriété, une intervention sur les parties communes suppose l’accord du syndic.

Qu'est-ce qu'un expert indépendant ?

C’est un technicien que vous mandatez vous-même, qui n’est payé ni par un assureur ni par une entreprise de travaux, et qui ne vend aucun des travaux qu’il préconise. L’indépendance n’est pas un statut juridique mais une absence d’intérêt au résultat — et c’est elle qui rend son rapport opposable à ceux qui ont un intérêt. Sur nos 777 dernières missions avec rapport, 671 étaient des constats commandés par le client lui-même.

Un expert en bâtiment peut-il aussi faire les travaux ?

Pas s’il veut rester expert. Un professionnel qui préconise puis exécute est juge et partie ; son document n’est pas opposable, même s’il est techniquement juste. Nous ne réalisons aucun travaux et ne percevons aucune commission des entreprises que vous choisissez.

Faut-il un expert inscrit près une cour d'appel ?

Seulement pour les missions ordonnées par un juge. Cette inscription qualifie pour l’expertise judiciaire ; elle ne rend pas un constat privé plus solide. Certains de nos experts y figurent, ce qui compte quand un dossier part au contentieux.

Mon assurance protection juridique peut-elle payer l'expertise ?

Souvent, oui, en tout ou partie. Regardez la garantie protection juridique de votre contrat multirisque habitation : elle prévoit fréquemment la prise en charge des frais d’expertise en cas de litige. C’est l’une des premières pièces que nous demandons.

Combien de temps faut-il pour obtenir le rapport ?

Le rappel se fait sous 24 heures ouvrées et la visite est planifiée selon la région et l’urgence. Le rapport est remis après la visite ; quand une surveillance de l’évolution est nécessaire, la conclusion attend la mesure, et nous le disons dès le départ plutôt que de rendre un document prématuré.

Que faire si l'expert de l'assurance conclut au refus ?

Son rapport n’est pas une décision définitive. Vous pouvez lui opposer un chiffrage établi par un expert que vous mandatez, poste par poste, avec la démonstration de la cause. C’est le principe de la contre-expertise, et elle se joue sur les pièces, pas sur l’insistance.

Une expertise est-elle utile avant d'acheter ?

Elle l’est quand le bien présente des signes de désordre structurel, quand il a été rénové sans traces écrites, ou quand le prix repose sur un état apparent. Elle coûte une fraction de ce qu’elle évite lorsqu’elle révèle avant la signature un défaut qui se serait découvert après.

Le rapport peut-il servir devant un tribunal ?

Oui, comme pièce. Aucun rapport, pas même celui d’un expert judiciaire, ne lie le juge : il apprécie librement les pièces qui lui sont soumises. Un rapport contradictoire, où les autres parties ont pu s’exprimer sur les constats, y pèse davantage qu’un constat établi seul.

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