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Un expert pour l'assuré
Un dégât des eaux, un incendie, une tempête, une sécheresse : la somme proposée par la compagnie n’est jamais une évidence. Notre cabinet conduit votre expertise sinistre depuis la lecture du contrat jusqu’au règlement, en chiffrant les dommages poste par poste face à l’expert mandaté par l’assureur. Sur un dossier complet, le rapport est remis en 6 semaines. Nous ne réalisons ni les travaux, ni la représentation en justice : notre seul objet est la valeur de votre préjudice.
Le mot désigne en pratique trois choses différentes, et la confusion coûte cher aux assurés. Il y a d’abord la visite de l’expert mandaté par la compagnie, qui intervient pour le compte de celle qui paiera. Il y a ensuite l’intervention d’un expert d’assuré, missionné et rémunéré par le sinistré, qui produit son propre chiffrage. Il y a enfin l’expert judiciaire, désigné par un magistrat, dont la mission est fixée par une ordonnance. Le Conseil national des compagnies d’experts de justice tient le référentiel des experts inscrits près les cours d’appel : c’est la seule liste qui fonde cette troisième figure.
Une expertise sinistre conduite pour l’assuré ne consiste donc pas à refaire la visite de l’expert de la compagnie, mais à vérifier trois choses : que toutes les garanties mobilisables du contrat ont été activées, que l’intégralité des dommages a été relevée, et que les abattements appliqués sont justifiés. Ces trois vérifications sont indépendantes les unes des autres. Un dossier peut être correctement chiffré sur les travaux et amputé de moitié sur le mobilier, ou parfaitement relevé et mal rattaché à la bonne garantie.
Notre mission couvre l’ensemble des sinistres du bâtiment : dégât des eaux, incendie, tempête, inondation, sécheresse. Elle démarre à la déclaration ou après un premier refus, et s’arrête au règlement. Ce que nous ne faisons pas est aussi clair : ni les travaux de remise en état, incompatibles avec l’indépendance de l’expert, ni la représentation en justice, qui relève de l’avocat.
Beaucoup de dossiers se perdent avant la première visite, parce que la déclaration a désigné le mauvais événement ou omis un poste garanti. Nous commençons donc par une note de cadrage des garanties mobilisables : nature de l’événement, garanties applicables, exclusions opposables, plafonds, franchises, et présence ou non d’une garantie de protection juridique. Cette dernière peut prendre en charge tout ou partie des honoraires d’expert, mais ce n’est pas systématique : la fiche officielle sur la protection juridique rappelle que la prise en charge dépend des termes du contrat souscrit, et elle doit être vérifiée pièce en main.
Deux postes concentrent l’essentiel de l’argent perdu sans que l’assuré s’en aperçoive : la franchise et la vétusté. La franchise se lit dans les conditions particulières, sauf pour les sinistres relevant du régime des catastrophes naturelles où elle est fixée par les textes. La vétusté, elle, se discute : c’est un abattement, pas une donnée.
Cette note de cadrage est remise avant la réunion d’expertise. Elle sert à arriver avec un périmètre déjà arrêté, ce qui change la nature de l’échange : la discussion porte sur des montants, non sur ce qui est ou non couvert.
La déclaration de sinistre obéit à des délais courts, mais le point de départ n’est pas toujours celui que l’on croit. Sur les dommages structurels, les désordres n’apparaissent pas immédiatement après l’événement : une fissuration, un affaissement, une déformation d’ouvrage se révèlent des semaines ou des mois plus tard. L’argument de la détectabilité des désordres est celui qui a fait basculer un dossier d’inondation de piscine enterrée que nous avons suivi, initialement refusé pour déclaration tardive.
Le délai de prescription est un second point de vigilance. Sur les sinistres sécheresse, la loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 a porté la prescription de deux à cinq ans. Concrètement, cela sauve des dossiers dont la chronologie dépasse trois ans et que l’assuré croyait définitivement clos. Nous vérifions systématiquement cette chronologie avant de conclure qu’un dossier est perdu.
Lorsque le sinistre relève d’un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle, c’est l’article L125-1 du code des assurances qui encadre le régime applicable, avec ses conditions et sa franchise propre. Le mécanisme de reconnaissance lui-même, et notamment ce qui concerne les sols argileux, est traité en détail sur notre page dédiée à ce type de dossier. (dossiers sécheresse et catnat)
L’expertise contradictoire est le moment où les deux chiffrages se confrontent en présence des parties. Son fondement est l’article 16 du code de procédure civile, qui pose le principe du contradictoire : c’est ce qui donne sa valeur à un rapport d’expert privé et permet de l’opposer utilement à la compagnie. Une pièce produite après coup, sans que l’autre partie ait pu en discuter, perd une grande part de sa force.
En pratique, notre présence à cette réunion change trois choses. Le relevé des dommages est mené en parallèle, pièce par pièce, avec métré et prises de vue horodatées. Les points techniques litigieux sont posés à voix haute et inscrits, plutôt que découverts à la lecture du rapport. Enfin, les réserves sont formulées par écrit le jour même, ce qui interdit ensuite de considérer un poste comme accepté.
La provision demandée à ce stade mérite attention : elle permet d’engager les mesures conservatoires urgentes sans valoir acceptation du montant définitif. Nous la sollicitons chaque fois que l’habitabilité ou la conservation du bien est en jeu, en l’inscrivant explicitement comme un acompte.
Le chiffrage contradictoire est le cœur technique de la mission. Il ne se déduit pas d’un ratio au mètre carré : chaque poste est décomposé, quantifié, puis valorisé sur la base de prix unitaires justifiables et, quand elles existent, de factures. Cette granularité est ce qui fait la différence lorsque l’écart avec la proposition de la compagnie doit être défendu.
Un dossier de dégât des eaux en copropriété illustre l’ampleur possible de cet écart. Le litige ne portait que sur le préjudice mobilier : la proposition de l’assureur s’élevait à 800 euros, l’évaluation pièce par pièce et en partie sur facture à 9 568,33 euros. Soit un rapport de douze entre les deux chiffrages, sur un poste que l’assuré aurait pu accepter en pensant qu’il était secondaire.
Le même travail s’applique aux abattements. Sur un sinistre tempête concernant une maison ancienne touchée par deux tempêtes successives, l’expert de la compagnie appliquait un abattement pour vétusté de 60 % sur la couverture, alors que son propre rapport la qualifiait de bien entretenue. La contradiction interne au rapport était l’argument : le chiffrage contradictoire des sept postes de reprise s’est établi à 21 400 euros HT, soit 23 540 euros TTC.
Certains dossiers ne se gagnent pas sur le montant mais sur la qualification. Un désordre d’apparence anodine peut relever d’une atteinte à la solidité de l’ouvrage, ce qui déplace à la fois la garantie mobilisable et l’interlocuteur. La question à instruire n’est jamais « combien coûte la réparation visible » mais « jusqu’où va le dommage ».
Un parquet taché sous un bac de douche en fournit l’illustration. L’investigation a révélé trois poutres porteuses en bois de 3,43 mètres détériorées par l’humidité, sur une pièce de 13,40 m², pour une estimation de travaux de 10 000 à 15 000 euros TTC. L’enjeu a changé d’échelle et d’assureur : de la partie privative vers la copropriété. Sans investigation structurelle, le dossier se serait soldé par une reprise de revêtement.
Cette requalification suppose des moyens de preuve adaptés : sondages, thermographie, humidimétrie, et lorsqu’un protocole d’évolution est nécessaire, un suivi par fissuromètres avec relevés tous les 3 mois pendant 12 mois. C’est long, mais c’est ce qui transforme une affirmation en démonstration.
Deux logiques d’honoraires coexistent selon la nature du dossier. Sur les dossiers sécheresse, nous intervenons en honoraires de résultat, au taux contractuel de 5 % à 7 % de l’indemnité obtenue. Les autres natures de sinistre — dégât des eaux, incendie, tempête, inondation — font l’objet d’un devis établi au dossier, en fonction des investigations à mener et du nombre de postes à instruire.
Trois montants structurent l’économie d’un dossier sécheresse et doivent être connus avant de s’engager. La franchise légale s’élève à 1 520 euros. L’étude géotechnique G5, qui conditionne la démonstration technique, coûte environ 5 000 euros. Et la prescription est désormais de cinq ans, ce qui laisse le temps de construire un dossier sérieux plutôt que de déclarer dans l’urgence.
Certains frais d’expertise peuvent être intégrés à l’indemnisation elle-même. Dans le dossier d’inondation de piscine enterrée, le protocole d’accord amiable portait sur 20 721,81 euros TTC, dont 19 631,81 euros de travaux déjà exécutés et payés par l’assurée, et 1 090 euros de frais d’expertise. La question de la prise en charge des honoraires se pose donc à deux endroits : au contrat, via la protection juridique, et dans la négociation finale.
Un refus motivé n’est pas une décision définitive. Nous répondons par une contestation argumentée, appuyée sur les pièces du dossier et sur les termes exacts du contrat : le délai observé entre la réception du refus et l’envoi de cette contestation est de 11 jours. La rapidité compte, parce qu’un dossier qui reste sans réponse plusieurs mois se dégrade sur le plan probatoire.
Lorsque le désaccord persiste après la contestation, deux voies restent ouvertes. La tierce expertise, prévue par de nombreux contrats, fait intervenir un troisième expert dont les conclusions départagent les deux premiers. Le référé instructif, lui, conduit à la désignation d’un expert judiciaire par le tribunal : la mission devient alors judiciaire, et notre rôle se limite à assister techniquement l’assuré dans ce cadre.
Le contenu détaillé du rapport de l’expert de la compagnie, ses mentions obligatoires et les points sur lesquels il se conteste efficacement font l’objet d’un développement séparé sur notre site, de même que l’appréciation de l’opportunité économique d’engager une contre-expertise. Nous ne les reprenons pas ici : ce sont des sujets à part entière. (contester un rapport d’expertise)
Une expertise après sinistre ne s’achève pas à la remise du rapport. Le règlement effectif suppose un suivi documenté : relances datées, réserves écrites à chaque étape, vérification que le décompte final reprend bien les postes retenus, contrôle de l’application de la franchise et des abattements finalement admis. C’est dans ce dernier kilomètre que des postes acceptés en réunion disparaissent parfois du décompte.
Nous conservons donc une trace écrite de chaque échange avec la compagnie et son expert de la compagnie, et nous formalisons systématiquement l’accord final. Un protocole d’accord amiable, lorsqu’il est signé, ferme le dossier sur des montants identifiés poste par poste : c’est préférable à un règlement global dont la composition reste opaque.
Sur un dossier complet, de la saisine du cabinet à la remise du rapport, le délai observé est de 6 semaines. La phase de négociation qui suit dépend de la compagnie et de la complexité technique, et nous ne promettons pas de calendrier que nous ne maîtrisons pas.
Il existe des dossiers où l’assistance d’un expert en sinistre n’apporte rien : sinistre simple, montant modeste, proposition cohérente avec un devis de réparation. Le dire fait partie du travail. À l’inverse, certaines situations justifient de se faire assister dès la déclaration, avant que des positions ne soient prises.
Nous intervenons le plus utilement lorsque le désordre touche la structure, lorsque plusieurs assureurs ou plusieurs lots sont concernés, lorsque le montant proposé s’écarte manifestement du coût de remise en état, ou lorsqu’un abattement pour vétusté n’est pas motivé. Dans ces configurations, l’écart entre la première proposition et le chiffrage documenté justifie à lui seul la démarche.
Une remarque de méthode enfin : plus l’intervention est tardive, plus la preuve est difficile. Des travaux réalisés en urgence sans constat, des photos non horodatées, un mobilier évacué sans inventaire réduisent mécaniquement ce qui pourra être défendu. La première précaution après un sinistre n’est pas de chiffrer, c’est de documenter.
Un dossier peut faire intervenir successivement plusieurs expert sinistres, et savoir qui parle pour qui évite bien des malentendus. L’expert de la compagnie instruit pour l’assureur : sa mission est encadrée par le mandat qu’il reçoit. L’expert d’assuré instruit pour le sinistré, avec les mêmes compétences techniques mais un mandant différent. L’expert judiciaire, inscrit près une cour d’appel, intervient sur ordonnance et rend un rapport au tribunal.
Ces trois positions ne sont ni interchangeables, ni hiérarchisées : elles répondent à des logiques distinctes. Un rapport d’expert privé bien construit et contradictoirement établi pèse dans une négociation amiable ; il ne se substitue pas à une mission judiciaire, mais il l’anticipe et en prépare les pièces.
La définition complète du métier d’expert d’assuré, ses conditions d’exercice et son cadre déontologique sont exposées ailleurs sur notre site. Ce qu’il faut retenir ici est plus simple : dans une expertise sinistre, l’assuré est la seule partie qui n’a pas d’expert par défaut. C’est ce déséquilibre que notre intervention corrige. (le métier d’expert d’assuré) (voir aussi : opportunité d’une contre-expertise) (voir aussi : configurations de dégât des eaux) (voir aussi : audit avant achat immobilier) (voir aussi : premier échange sur votre dossier)
Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.
Contexte du dossier. Un appartement en copropriété subit un dégât des eaux provenant de canalisations collectives passant en plafond. Les travaux de reprise du bâti sont admis sans difficulté par la compagnie ; le désaccord porte uniquement sur le mobilier et les biens d’équipement endommagés dans plusieurs pièces. L’assuré s’apprête à accepter la proposition, considérant ce poste comme secondaire par rapport aux travaux.
Mission menée. Reprise complète du poste mobilier, pièce par pièce, avec inventaire contradictoire, valorisation sur factures lorsqu’elles existent et sur valeurs de remplacement documentées à défaut. Chaque élément est rattaché à la garantie applicable et les règles de vétusté du contrat sont vérifiées ligne par ligne. Les réserves sont formulées par écrit dès la réunion d’expertise contradictoire, ce qui empêche de considérer le poste comme clos.
Valeur apportée. La proposition initiale de l’assureur s’élevait à 800 euros. L’évaluation contradictoire du seul préjudice mobilier a été arrêtée à 9 568,33 euros, soit un rapport de douze entre les deux chiffrages. Le poste que l’assuré jugeait accessoire représentait en réalité l’essentiel de l’écart d’indemnisation.
Contexte du dossier. Dans un appartement en copropriété, une tache brune apparaît sur le parquet au pied d’un bac de douche. Le désordre est traité par la compagnie comme un simple sinistre de revêtement en partie privative, avec une reprise localisée du plancher. L’aspect anodin du symptôme conduit à ne pas investiguer au-delà de la surface visible.
Mission menée. Sondages et mesures d’humidité sous le revêtement, dépose ponctuelle pour accéder au plancher porteur, relevé dimensionnel des éléments de structure atteints. L’investigation met en évidence trois poutres porteuses en bois de 3,43 mètres détériorées par l’humidité, sur une pièce de 13,40 m². Le rattachement du désordre est repris : il ne s’agit plus d’un revêtement privatif mais d’une atteinte à la solidité de l’ouvrage.
Valeur apportée. L’estimation des travaux structurels a été établie entre 10 000 et 15 000 euros TTC, contre une simple reprise de revêtement initialement envisagée. L’enjeu change d’échelle et d’interlocuteur, en basculant de la partie privative vers la copropriété et son assureur.
Contexte du dossier. Une maison ancienne subit deux tempêtes successives affectant la couverture. L’expert mandaté par la compagnie retient les postes de reprise mais applique un abattement pour vétusté de 60 % sur la toiture, réduisant fortement l’indemnisation nette après franchise. Le propriétaire ne dispose d’aucun élément lui permettant d’apprécier si ce taux est justifié.
Mission menée. Analyse du rapport de la compagnie ligne par ligne, qui révèle une contradiction interne : la couverture y est qualifiée de bien entretenue alors qu’un abattement de 60 % lui est appliqué. Reprise du chiffrage des sept postes de reprise à dire d’expert, sur la base de prix unitaires justifiés, et formalisation d’une contestation argumentée adressée à la compagnie avec les pièces du dossier.
Valeur apportée. Le chiffrage contradictoire des sept postes s’établit à 21 400 euros HT, soit 23 540 euros TTC. La contradiction relevée dans le rapport adverse a constitué l’argument central de la contestation, envoyée dans les 11 jours suivant la réception du refus motivé.
Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.
Tous les sinistres ne le justifient pas, et nous le disons quand c’est le cas. Mais dès qu’un désordre touche la structure, que plusieurs assureurs ou plusieurs lots sont en cause, ou qu’un abattement pour vétusté n’est pas motivé, l’écart entre la première proposition et un chiffrage documenté devient rarement négligeable : sur les dossiers que nous suivons, cet écart va d’une simple reprise de revêtement à plusieurs milliers d’euros de travaux structurels. Un premier échange sur les pièces déjà en votre possession — contrat, déclaration, rapport reçu — suffit à déterminer si une intervention est utile et à quel coût.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
C’est une mission technique conduite par un expert missionné par le sinistré, et non par la compagnie. Elle comprend la lecture des garanties mobilisables, la présence à la réunion d’expertise contradictoire, un chiffrage des dommages poste par poste et un rapport opposable à l’assureur, jusqu’au règlement du dossier.
Sur un dossier complet, le délai observé entre la saisine du cabinet et la remise du rapport est de 6 semaines. Lorsqu’un refus motivé a déjà été notifié, la contestation argumentée est envoyée dans un délai observé de 11 jours après réception de ce refus.
Sur les dossiers sécheresse, les honoraires sont de résultat : 5 % à 7 % de l’indemnité obtenue. Les autres natures de sinistre font l’objet d’un devis au dossier. Une garantie de protection juridique peut couvrir tout ou partie de ces honoraires, mais cette prise en charge n’est pas systématique et se vérifie au contrat.
Non : la vétusté est un abattement motivé, pas une donnée acquise. Sur un dossier tempête, un abattement de 60 % était appliqué sur une couverture que le rapport lui-même qualifiait de bien entretenue. Le chiffrage contradictoire des sept postes de reprise s’est établi à 21 400 euros HT, soit 23 540 euros TTC.
Parce que l’article 16 du code de procédure civile fonde le principe du contradictoire : une pièce que l’autre partie n’a pas pu discuter perd sa force. La présence d’un expert d’assuré permet un relevé parallèle des dommages et des réserves écrites le jour même, qui interdisent de considérer un poste comme accepté.
Pas nécessairement. Les désordres structurels n’apparaissent pas immédiatement après l’événement, et la déclaration s’apprécie à leur détectabilité. Sur les sinistres sécheresse, la loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 a porté la prescription de deux à cinq ans, ce qui sauve des dossiers dont la chronologie dépasse trois ans.
Deux voies restent ouvertes : la tierce expertise, prévue par de nombreux contrats, où un troisième expert départage les deux premiers, et le référé instructif conduisant à la désignation d’un expert judiciaire. La représentation en justice relève de l’avocat et sort du périmètre de notre mission.
Non, jamais. Les travaux de remise en état sont incompatibles avec l’indépendance de l’expert : nous évaluons le préjudice, nous ne le réparons pas. De même, la représentation en justice relève de l’avocat. Notre périmètre s’arrête à l’évaluation technique et au suivi du dossier jusqu’au règlement.
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