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Global Expertises » Expertise immobilière en succession
Succession, indivision, donation
Au décès d’un proche, la valeur des biens immobiliers devient une donnée juridique et fiscale : elle fonde la déclaration de succession, le calcul des droits, l’équilibre du partage entre héritiers et, souvent, la paix familiale. Une estimation approximative expose à un redressement fiscal ou à un partage contesté. L’expertise immobilière indépendante fixe une valeur vénale motivée, documentée et opposable — à l’administration comme aux cohéritiers.
La déclaration de succession doit être déposée dans les six mois du décès (en France métropolitaine) et mentionner la valeur vénale réelle des biens au jour du décès. Cette valeur n’est pas un chiffre de convenance : sous-évaluée, elle expose les héritiers à une rectification de l’administration fiscale, assortie d’intérêts de retard, dans le délai de reprise dont elle dispose ; surévaluée, elle alourdit inutilement les droits de succession et peut fausser le calcul d’une future plus-value en cas de revente.
Entre ces deux écueils, l’avis « de valeur » d’une agence — souvent gratuit, parfois orienté par la perspective d’un mandat — ne protège personne. Le rapport d’un expert indépendant, lui, décrit le bien, justifie la méthode, cite ses termes de comparaison et motive ses abattements éventuels (occupation, indivision, état, servitudes). C’est cette motivation qui rend la valeur défendable : devant le notaire, devant les cohéritiers, et devant l’administration en cas de contrôle.
L’expertise successorale répond à une question précise : que valait ce bien, sur son marché, à la date du décès ? L’expert reconstitue ce marché : transactions comparables à la date de référence, état réel du bien (l’administration retient le bien tel qu’il était, travaux non réalisés compris), situation locative (un bien occupé se décote), quote-part en indivision, urbanisme et servitudes. Selon le bien, il croise la méthode par comparaison, la capitalisation du revenu et le coût de remplacement — les trois méthodes détaillées sur notre page expertise immobilière.
Certaines situations exigent une technicité particulière : démembrement de propriété (la valeur de l’usufruit et de la nue-propriété se calcule selon le barème fiscal de l’article 669 du CGI, fonction de l’âge de l’usufruitier — mais une évaluation économique peut s’en écarter pour un partage amiable), parts de SCI (décote de minorité et de liquidité à justifier), biens atypiques ou ruraux pour lesquels notre expertise de terrains agricoles prend le relais.
Trois moments concentrent l’essentiel des demandes : la sortie d’indivision, la transmission anticipée et le contrôle fiscal. Dans chacun, l’expertise joue le même rôle — remplacer un rapport de force par une référence commune et motivée.
Tant que le partage n’est pas intervenu, les héritiers sont en indivision — et « nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision » (article 815 du Code civil). Dans les faits, la sortie bute presque toujours sur la même question : combien vaut le bien ? Celui qui souhaite conserver la maison familiale (attribution préférentielle ou rachat de parts) a intérêt à une valeur mesurée ; celui qui en sort veut une soulte pleine. Une expertise indépendante, réalisée contradictoirement — chaque indivisaire est invité à la visite et peut transmettre ses observations — remplace le bras de fer par une référence commune.
Le rapport sert alors de base au calcul des soultes, à la licitation amiable si personne ne conserve le bien, ou au dossier de l’avocat si le partage devient judiciaire. Dans ce dernier cas, notre assistance à expertise judiciaire vous accompagne devant l’expert désigné par le tribunal. Et lorsque la succession suit un divorce ou s’y superpose, l’évaluation immobilière en cas de séparation obéit à la même exigence de neutralité.
L’expertise n’attend pas le décès. Avant une donation simple ou une donation-partage, une évaluation rigoureuse au jour de l’acte protège doublement : elle sécurise le calcul des droits de donation, et elle prévient les conflits ultérieurs — une donation-partage fondée sur des valeurs sincères au jour de l’acte n’est en principe pas rapportable à la succession, ce qui fige l’équilibre entre enfants. Les mêmes exigences valent pour l’apport d’un bien à une SCI familiale ou la cession de la nue-propriété avec réserve d’usufruit. Sur ces montages, notre rapport s’articule avec le travail de votre notaire : il lui fournit la valeur motivée dont l’acte a besoin.
En cas de contrôle de la déclaration de succession, l’administration compare la valeur déclarée aux transactions qu’elle connaît. Sa proposition de rectification peut être discutée — à condition d’opposer mieux que des impressions : un rapport d’expertise établi selon la Charte de l’expertise en évaluation immobilière, avec termes de comparaison sourcés et abattements motivés, constitue la réponse technique attendue. Nous intervenons dans les deux temps : en amont (expertise avant déclaration, la protection la moins coûteuse) et en aval (contre-argumentaire chiffré à une proposition de rectification, aux côtés de votre notaire ou avocat).
Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Indivision bloquée entre trois héritiers — Haute-Garonne. Une maison familiale à Toulouse, un frère souhaitant la conserver, deux sœurs réclamant leur part sur la base d’une estimation d’agence supérieure de 18 % à l’avis d’une autre agence. Notre expertise contradictoire — visite en présence des trois indivisaires — a fixé une valeur motivée entre les deux, acceptée par tous : soulte calculée, partage signé chez le notaire quatre mois plus tard, sans procédure.
Déclaration de succession et risque fiscal — Paris. Un appartement occupé par la conjointe survivante, déclaré par les héritiers sur la base d’un prix au mètre carré « moyen » du quartier. Notre expertise a documenté une décote d’occupation et des travaux structurels votés par la copropriété : valeur retenue inférieure de 12 % à l’estimation initiale, économie de droits substantielle — et un dossier prêt à répondre en cas de contrôle.
Donation-partage d’un patrimoine mixte — Ille-et-Vilaine. Une longère, un studio locatif à Rennes et des parcelles agricoles à transmettre à trois enfants. Trois évaluations coordonnées (résidentiel, locatif, agricole avec décote de fermage), un procès-verbal d’expertise annexé à l’acte : lots équilibrés au jour de l’acte, transmission réalisée sans réévaluation contestable au décès.
Le cadre de la mission. L’expertise successorale s’inscrit dans un cadre précis : déclaration de succession à déposer dans les six mois du décès en France métropolitaine, valeur vénale appréciée au jour du décès, barème de l’article 669 du CGI pour le démembrement, article 815 du Code civil pour la sortie d’indivision, et méthodologie conforme à la Charte de l’expertise en évaluation immobilière. Notre rapport cite ses sources et explicite ses hypothèses : c’est ce qui le rend opposable.
Le déroulé, en quatre étapes.
Parlez-nous de votre situation. Décès récent, indivision bloquée, donation à préparer ou proposition de rectification reçue : décrivez-nous le contexte et les biens concernés, nous vous indiquons la mission adaptée, le délai et le prix ferme. Devis gratuit et détaillé, sans engagement.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
Les successions ne choisissent pas leur géographie : nos experts en évaluation immobilière interviennent dans les 13 régions métropolitaines — Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Occitanie, Aquitaine, Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Hauts-de-France, Grand Est, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté et Corse.
Un décès à distance du bien ? L’expert local visite, vous recevez le rapport où que vous soyez.
Tout indivisaire peut missionner un expert pour éclairer sa propre décision. Mais pour que la valeur soit acceptée par tous — son intérêt principal —, mieux vaut une mission contradictoire : chaque indivisaire est informé, invité à la visite et destinataire du rapport. C’est notre pratique recommandée en contexte successoral.
Le notaire chiffre souvent à partir de bases de transactions, sans visite approfondie ni rapport motivé ; l’agence produit un avis de valeur gratuit, orienté vers la mise en vente. L’expertise indépendante repose sur une visite complète, une méthodologie explicite et un rapport engageant la responsabilité de l’expert — c’est ce qui la rend opposable en cas de contrôle fiscal ou de contentieux entre héritiers.
Aucune valeur ne « s’impose » à l’administration, mais un rapport motivé renverse la charge de la discussion : pour rectifier, elle doit démontrer que vos références et vos abattements sont erronés, et non simplement opposer ses propres comparaisons à une déclaration non documentée. En pratique, une déclaration appuyée sur une expertise est rarement rectifiée — et se défend efficacement quand elle l’est.
Une vente rapide à un prix sensiblement supérieur peut attirer l’attention de l’administration. L’écart n’est pas en soi une faute : le marché évolue, une négociation peut créer une prime. Le rapport d’expertise, daté au jour du décès, documente précisément ce que valait le bien à la date de référence — c’est la meilleure explication d’un écart ultérieur.
Fiscalement, la répartition suit le barème de l’article 669 du CGI, fonction de l’âge de l’usufruitier. Pour un partage ou un rachat amiable, une évaluation économique (espérance de vie, rendement réel du bien) peut être plus juste. L’expert chiffre les deux approches et explique l’écart — le choix éclairé revient ensuite aux parties et à leur notaire.
Le coût dépend du nombre de biens, de leur nature et du contexte (amiable ou contentieux) ; un devis précis est établi avant mission. En pratique, les honoraires sont le plus souvent partagés entre indivisaires lorsque la mission est contradictoire — et peuvent être passés en frais de partage. Le détail est expliqué sur notre page prix d’une expertise immobilière.
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Comment est évalué un bien démembré (usufruit / nue-propriété) ?