Un dossier de litige de construction ne se règle pas en une décision : il se tient dans le temps. Entre le constat du désordre et son issue, il y a des pièces à réunir, des délais qui courent, des courriers à envoyer et à suivre, des réponses d’assureurs à analyser, une expertise à préparer et parfois un avocat à saisir puis à alimenter. C’est ce travail que conduit Laureen BRUANDET au sein du pôle juridique de Global Expertises, aux côtés de Lena BARZIC qui le dirige.
Sa formation éclaire sa manière de traiter un dossier. Le parcours Droit du patrimoine et des activités immobilières ne forme pas au contentieux en général : il forme au bien immobilier comme objet de droit — sa valeur et son évaluation, les contrats qui organisent sa construction, sa vente ou sa location, les garanties légales qui pèsent sur ceux qui l’ont bâti, et les régimes qui en organisent la transmission. C’est le bon angle pour un cabinet dont les dossiers portent presque toujours sur un bien qui vaut moins qu’il ne devrait, à cause d’un désordre que quelqu’un doit réparer.
Ses missions sont celles du pôle juridique : conseiller les mandants, analyser juridiquement les dossiers et formuler les recommandations qui en découlent, contribuer à la préparation des expertises contradictoires — réunir les pièces, cadrer les questions, anticiper les positions adverses — et à celle des expertises judiciaires, dont elle assure ensuite le suivi. Elle intervient également sur la prévention des litiges, c’est-à-dire en amont : dire à un mandant ce qui, dans sa situation, se réglera par un courrier plutôt que par une procédure.
Elle assure enfin l’interface avec les avocats saisis par les mandants du cabinet : préparation des rendez-vous, transmission des pièces techniques, restitution de ce qui a été décidé. Cette fonction de courroie entre le technique et le judiciaire est peu spectaculaire et très déterminante — un avocat qui reçoit un dossier complet et à jour ne perd pas trois mois à le reconstituer.