Emma DESPRETS est architecte. Le jury de l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc de Wallonie lui a conféré le grade académique d’architecte le 9 septembre 2004, au terme d’un cursus d’enseignement supérieur de type long et de niveau universitaire. Elle est inscrite à l’Ordre des Architectes de Belgique depuis le 1er janvier 2004, sous le numéro de membre 1601791. Elle intervient en expertise dans le Pas-de-Calais et dans le Nord.
Elle exerce l’architecture en nom propre depuis avril 2005, sur trois champs enregistrés. Le premier, principal, est celui de l’architecture de construction : concevoir un bâtiment, le dimensionner, en fixer les matériaux et les détails, puis en suivre l’exécution. Le deuxième est l’architecture d’intérieur, c’est-à-dire l’aménagement des volumes, la distribution et le second œuvre. Le troisième est l’urbanisme, le paysage et le jardin, qui replace le bâtiment dans sa parcelle, son terrain et ses abords. Ces trois échelles, du jardin au détail de menuiserie, sont rarement réunies chez la même personne, et elles se révèlent utiles en expertise : beaucoup de désordres se lisent à une échelle différente de celle où ils apparaissent.
Un architecte qui a conçu et fait construire ne regarde pas une fissure comme un défaut isolé : il la replace dans la structure, dans le sol, dans l’histoire du chantier et dans les choix de conception qui l’ont précédée. C’est ce qui distingue un constat d’une explication, et une explication est ce qui tient devant un assureur ou un tribunal. Cette lecture suppose de savoir reconstituer un ouvrage à partir de ses plans, de ses pièces de marché et de ce qu’il montre aujourd’hui, en repérant les écarts entre ce qui était prévu et ce qui a été fait.
Aux missions de conception s’ajoutent, dans sa pratique, des familles de missions plus directement expertales : expertises, conseils techniques, états des lieux et médiation. L’état des lieux, en particulier, est un exercice sous-estimé. Bien conduit, daté, photographié et coté, il fixe l’état d’un ouvrage à un instant donné et évite des années de discussion sur l’antériorité d’un désordre. C’est souvent la pièce qui décide d’un litige de voisinage, de travaux mitoyens ou de fin de bail.