La fonction de Joëlle NDOMBI se distingue de celle des autres experts du cabinet : elle est directrice technique. Là où un expert de terrain répond d’une mission, elle répond de la cohérence de l’ensemble. Concrètement, cela signifie qu’elle lit les rapports rédigés par les experts avant qu’ils ne partent chez le client, qu’elle vérifie que les constats sont étayés, que les causes avancées tiennent, que les préconisations sont assez précises pour être chiffrées par une entreprise, et qu’elle les renvoie lorsqu’ils ne le sont pas. Elle est aussi celle qui tranche sur l’intégration des intervenants : au terme d’un point d’étape tenu au début du mois d’août 2026, elle a arrêté l’intégration de deux partenaires dont le travail ne satisfaisait pas aux exigences du cabinet.
Ce rôle d’arbitre suppose une compétence technique propre. Elle est engagée en qualité d’expert en bâtiment et construction, statut cadre, et ses missions couvrent l’expertise contradictoire, les pathologies de fissuration, les désordres d’humidité et les audits avant achat ou avant vente. Elle assure également l’assistance technique aux clients engagés dans une expertise judiciaire — un exercice particulier, où il ne s’agit pas de rédiger un rapport mais d’armer une partie face à l’expert désigné par le tribunal : relire le prédire, préparer les dires, identifier ce que les opérations n’ont pas examiné. Elle intervient enfin en assistance à réception, au moment où les réserves doivent être formulées et où un oubli se paie ensuite très cher.
Sa formation relève de la gestion de patrimoine : elle est titulaire du brevet supérieur en investissement et patrimoine, spécialité gestion de cabinet, délivré par JurisCampus à Toulouse le 17 janvier 2020, qui confère le titre d’assistant en gestion de patrimoine. Cette double approche, technique et patrimoniale, se retrouve dans sa manière de traiter un dossier : un désordre est un fait de construction, mais c’est aussi une valeur qui se dégrade, une garantie qui court ou qui s’éteint, et une décision de dépense à prendre au bon moment.
Elle travaille depuis Bordeaux et intervient sur la Gironde et les départements voisins — Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers. Le contact avec les mandants passe largement par elle : confirmation des rendez-vous d’expertise, réponses aux demandes de précision sur un rapport remis, traitement des contestations. C’est la contrepartie logique de sa fonction : celle qui valide le rapport est aussi celle qui doit pouvoir le défendre.