Yannis KAROUI n’est pas venu à l’expertise par un diplôme long, mais par le terrain. Un BEP technique de l’architecture et de l’habitat en 2008, un bac professionnel Étude et Économie de la Construction en 2010, puis une formation à l’économie de la construction suivie jusqu’au niveau BTS. À vingt-deux ans, il entre en cabinet d’expertise d’assurance. Il y restera treize ans.
Ce parcours a une forme nette, et elle se lit dans les intitulés : expert junior chez Cunningham Lindsey à Clichy de 2012 à 2017, expert d’assurance confirmé chez TEXA à Melun de 2017 à 2020, puis expert sinistres à forts enjeux chez EUREXO à Châtillon de 2020 à 2025. Trois grands cabinets, dont un d’envergure internationale, et une progression sans interruption : junior, confirmé, forts enjeux.
Pendant ces treize années, il instruit des dossiers de bout en bout : analyse du dommage, recherche des causes, chiffrage, conclusions, rédaction du rapport et des notes de synthèse, échanges avec les assurés, les syndics, les entreprises et les assureurs, suivi jusqu’à clôture. Incendies, dégâts des eaux, catastrophes naturelles — sécheresse, inondation, tempête —, pathologies du bâtiment, ouvrages de génie civil, responsabilité civile et garantie décennale.
Puis il change de côté. Il crée sa structure et devient expert d’assuré : le même métier, la même lecture technique, mais au service de celui qui subit le sinistre plutôt que de celui qui l’indemnise. C’est la singularité de sa fiche, et elle n’est pas rhétorique : quand on a passé treize ans à rédiger les rapports que l’on conteste désormais, on sait où ils sont faibles.
Il intervient aussi en expertise judiciaire, aux côtés d’un avocat, en réponse à dires. Ses treize années d’exercice se sont déroulées en Île-de-France ; il est aujourd’hui établi en Haute-Garonne, avec une mobilité nationale.