Didier RICHARD est expert judiciaire et expert en dommages aux biens immobiliers. Il exerce depuis Menton, dans les Alpes-Maritimes, et intervient sur les Alpes-Maritimes et le Var. Son activité indépendante, immatriculée en février 2026 sous le code 66.21Z « Évaluation des risques et dommages », est couverte par un contrat de responsabilité civile professionnelle qui garantit expressément l’activité d’expert en dommages aux biens immobiliers. C’est cette activité, et non une autre, que l’assureur nomme : la mention a son importance, car elle circonscrit exactement ce sur quoi il engage sa responsabilité.
Évaluer un dommage aux biens immobiliers, c’est répondre à trois questions dans l’ordre. Que s’est-il passé, matériellement, sur l’ouvrage ? Pourquoi, c’est-à-dire par quel enchaînement de causes ? Et que coûte la remise en état, dans quelles conditions techniques ? La première question relève du constat, et elle se règle sur place. La deuxième est celle qui décide de l’issue d’un dossier, car c’est d’elle que dépendent la garantie mobilisable et la personne qui devra répondre. La troisième est celle que les parties regardent en premier, mais elle n’a de valeur que si les deux précédentes ont été traitées.
Il exerce couramment en expertise contradictoire, y compris lorsqu’il assiste la partie défenderesse — celle qui est mise en cause. Cette position est instructive : elle interdit de se contenter du récit du demandeur et oblige à vérifier chaque imputation avant de la discuter. Elle impose aussi de distinguer les rôles, ce que les dossiers de sinistre confondent souvent. Un expert n’est pas un maître d’œuvre : il ne conçoit pas, ne dirige pas les travaux et ne se substitue pas aux entreprises. Il constate, explique et évalue. Rappeler cette limite, dans un rapport, protège autant celui qui le reçoit que celui qui l’écrit.
Son champ est celui de l’expert généraliste du bâtiment : les désordres qui affectent le clos et le couvert, l’enveloppe, les ouvrages de finition et les équipements, qu’ils apparaissent après un sinistre déclaré, après des travaux, ou au fil de la vie d’un ouvrage. Sur le littoral des Alpes-Maritimes et du Var, ces désordres ont leurs constantes : exposition marine, fortes pluies concentrées, copropriétés anciennes en pente, toitures-terrasses et acrotères sollicités.