Stéphane VITU est architecte d’intérieur. L’Institut de l’École Chez Soi lui a délivré, le 18 mai 2009 à Boulogne, le diplôme de « Concepteur indépendant en architecture intérieure ». Il exerce depuis à Roujan, dans l’Hérault, sous l’enseigne PARALLEL, une activité de conception classée en activités spécialisées de design, et intervient en expertise dans l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Tarn et l’Aveyron.
Avant l’expertise, il y a chez lui l’enseignement : douze années passées à former à l’architecture intérieure à Montpellier. Cela laisse des traces dans une façon de travailler. Un formateur ne se contente pas de savoir : il doit rendre le savoir démontrable, reprendre le raisonnement depuis le début, nommer chaque étape et accepter d’être contredit sur chacune. Un rapport d’expertise obéit à la même exigence. Il ne vaut que par la chaîne qui relie le constat à la cause, et cette chaîne doit tenir devant quelqu’un qui n’était pas sur les lieux.
Sa formation le porte sur la conception tous corps d’état et sur le travail de bureau d’études : distribution des espaces, épaisseurs, supports, réservations, articulation entre le second œuvre et la structure qui le porte. Il travaille en conception assistée par ordinateur, sur AutoCAD et SketchUp, ce qui lui permet de redessiner un existant plutôt que de le décrire, et de mettre un désordre en géométrie — un plan coté, une coupe, un volume — lorsque la photographie ne suffit plus à le discuter.
Cette double culture, conception puis pédagogie, explique l’angle qu’il donne à ses expertises. Un concepteur qui a dessiné, chiffré et suivi des aménagements lit un désordre dans l’ordre où il s’est produit : ce que le plan prévoyait, ce qui a été exécuté, ce qui a été modifié en cours de chantier, et ce qui, à l’arrivée, se fissure, se décolle, se déforme ou ne ferme plus. C’est cette reconstitution, et non le seul constat visuel, qui permet d’attribuer une cause plutôt que de la supposer. Elle évite l’erreur la plus courante dans les désordres d’aménagement, qui consiste à imputer à la finition un défaut né bien avant elle, dans le support ou dans le choix de conception qui l’a imposé.