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Global Expertises » Audit avant achat
Informations vérifiées août 2026
En bref
Les diagnostics annexés au compromis répondent à des questions de santé, de sécurité et d’énergie : amiante, plomb, gaz, électricité, termites, DPE. Aucun ne porte sur la structure, la toiture ou l’étanchéité. C’est ce vide que comble une expertise avant achat immobilier : un expert bâtiment indépendant regarde le bâti lui-même et écrit ce qu’il faudra reprendre. Sur les 232 audits avant achat facturés par le cabinet, la dépense médiane est de 840 € TTC et 90 % des dossiers restent à 1 000 € ou moins. Le rapport est déposé sous 6 jours médians après la visite. Et le calendrier compte : l’acquéreur non professionnel dispose de 10 jours de rétractation après notification de l’avant-contrat.
Acheter, c’est décider avec ce qu’on a vu. Or une visite dure une heure, se fait en présence du vendeur, et laisse hors du champ tout ce qui coûte cher : la charpente, les réseaux, la structure, l’humidité qui remonte, la toiture qu’on ne voit que du sol. Les diagnostics obligatoires ne comblent pas ce vide — ils n’ont jamais été écrits pour ça.
Une expertise avant achat immobilier répond à une question que personne d’autre ne traite dans la transaction : qu’est-ce que ce bien va me demander, et quand ? Elle ne dit pas si le prix est bon — c’est le travail de l’évaluation. Elle dit ce qui est en état, ce qui est à surveiller, ce qui est à reprendre, et ce qui relève de la sécurité immédiate.
Global Expertises est un cabinet d’expertise bâtiment indépendant : nous ne vendons ni travaux, ni assurance, ni le bien. C’est la seule position d’où l’on peut écrire qu’un toit est à refaire sans avoir intérêt à le refaire.
Sur cette page
Une expertise avant achat immobilier est un examen technique du bâti, conduit par un expert indépendant, avant que l’acheteur ne s’engage définitivement. Elle ne remplace aucun diagnostic obligatoire : elle regarde ce qu’aucun d’eux ne regarde — la structure, la couverture, les réseaux, l’humidité, la conformité des équipements de sécurité.
L’expert parcourt le bien poste par poste : fondations et abords, murs porteurs et fissuration, planchers, charpente et couverture, menuiseries, isolation, ventilation, installations électriques et de chauffage, assainissement. Il note ce qu’il voit, ce qu’il ne peut pas voir, et ce que l’un et l’autre impliquent. Un rapport écrit suit, avec des photographies datées et une hiérarchie des reprises.
Cette hiérarchie est le cœur du travail. Un rapport qui liste trente observations sans les classer ne sert à rien : il inquiète sans éclairer. Un rapport utile sépare l’urgent — ce qui touche à la sécurité des personnes — du nécessaire à moyen terme, puis de l’entretien. Sur un dossier du Bouches-du-Rhône, en novembre 2025, cette hiérarchie tenait en une ligne : étaiement immédiat d’un plancher bois surchargé, le reste ensuite.
Ce que l’expertise établit, et ce qu’elle n’établit pas
| Ce que l’expertise avant achat établit | Ce qu’elle n’établit pas |
|---|---|
| L’état apparent de la structure, de la couverture et des réseaux | La valeur vénale du bien |
| Les désordres visibles et leur degré d’urgence | Ce qui est masqué par les revêtements ou le mobilier |
| Les non-conformités de sécurité constatées | La conformité administrative et urbanistique du bien |
| Les investigations complémentaires à engager | Un chiffrage d’entreprise opposable |
| Ce qui relève de l’entretien courant | Les responsabilités, tant qu’aucun litige n’est ouvert |
Une remarque de périmètre : estimer ce que vaut le bien est un autre métier, celui de l’expertise de valeur vénale, et il ne se conduit ni avec les mêmes outils ni sur les mêmes critères. L’audit avant achat dit ce que le bien va demander ; il ne dit pas ce qu’il vaut.
Une précision d’honnêteté : l’expertise avant achat est un examen visuel et non destructif. L’expert ne perce pas, ne dépose pas un revêtement, n’ouvre pas une cloison chez un vendeur qui n’est pas encore son client. Quand un doute demande d’aller plus loin — une étude de sol, une recherche de fuite, un calcul de structure — le rapport le dit et nomme l’investigation à conduire. C’est une limite, pas une faiblesse : un rapport qui prétend tout savoir d’une visite n’est pas un rapport d’expert.
Non, et ce n’est pas leur rôle. Le dossier de diagnostic technique annexé à la promesse de vente est prévu par l’article L271-4 du code de la construction et de l’habitation. Il répond à des obligations de santé publique, de sécurité et d’information énergétique. Il ne comporte aucune ligne sur la tenue de la charpente, l’état de la couverture ou la stabilité des murs.
La confusion est fréquente, et elle coûte cher : beaucoup d’acheteurs lisent « tous les diagnostics sont bons » comme « le bien est en bon état ». Un logement peut afficher un dossier de diagnostic complet et sans réserve, et présenter une toiture en fin de vie, un assainissement non conforme et un plancher qui travaille.
| Ce que couvre le dossier de diagnostic technique | Ce que couvre l’expertise avant achat |
|---|---|
| Amiante, plomb, termites, mérule en zone identifiée | Charpente, couverture, zinguerie, souches |
| Électricité et gaz de plus de quinze ans, sous forme d’anomalies types | Fonctionnement réel des installations et sécurité d’usage constatée |
| Performance énergétique (DPE) | Isolation posée, ponts thermiques visibles, ventilation existante |
| État des risques et pollutions, bruit, assainissement non collectif | Fissuration, humidité, remontées capillaires, salpêtre |
| Surface privative (loi Carrez) | Structure, planchers, murs porteurs, ouvertures créées après coup |
Deux exemples parlants. Le DPE classe le logement, mais ne dit pas si l’isolation posée tient ni où sont les ponts thermiques : c’est le regard d’un expert en isolation thermique qui l’établit. Et aucune pièce du dossier ne traite les infiltrations — ni leur origine, ni leur ancienneté, ni ce qu’elles ont déjà abîmé derrière l’enduit.
Les deux démarches ne se remplacent pas, elles s’additionnent. Le dossier de diagnostic est obligatoire et à la charge du vendeur ; l’expertise avant achat est facultative et à la charge de l’acheteur. C’est précisément parce qu’elle est payée par l’acheteur qu’elle défend son intérêt à lui.
Un point que les acquéreurs découvrent souvent trop tard : plusieurs dossiers d’audit avant achat conduits par le cabinet ont relevé un assainissement non collectif non conforme — rejet direct dans un fossé, dispositif absent — alors que le diagnostic correspondant figurait bien au dossier. Le diagnostic constate ; il ne chiffre pas ce qu’il faudra faire, et il ne dit pas que la reprise est à la charge du nouveau propriétaire.
Sur les 232 audits avant achat facturés par le cabinet, la dépense médiane est de 840 € TTC. Le premier quartile est à 720 €, le troisième à 890 €, et 90 % des dossiers restent à 1 000 € TTC ou moins. Les montants supérieurs correspondent à des biens complexes — corps de ferme, dépendances multiples, immeubles — où la visite dure une journée.
Ce n’est pas une fourchette d’affichage : c’est la distribution réelle des montants facturés, relevée dans le registre des missions du cabinet. Elle vaut mieux qu’un « à partir de », parce qu’elle dit aussi ce que paie la moitié supérieure des clients.
| Repère | Montant TTC |
|---|---|
| Premier quartile des audits avant achat | 720 € |
| Médiane des audits avant achat | 840 € |
| Troisième quartile | 890 € |
| Neuf dossiers sur dix | ≤ 1 000 € |
| Note expertale (catalogue) | 720 € |
| Expertise de constat unilatéral (catalogue) | 960 € |
| Expertise contradictoire (catalogue) | 1 500 € |
| Télérelevé fissures, relevé à distance | 490 € |
Les prestations du catalogue se règlent en deux fois, un acompte de 60 % à la commande et le solde de 40 % à la remise du rapport. Le premier échange téléphonique est gratuit et sert à cadrer la mission : type de bien, surface, nombre de niveaux, dépendances, urgence. Un devis est établi avant toute intervention.
Mise en regard de l’enjeu, la dépense est petite. Sur un dossier du Val-de-Marne, en septembre 2025, l’audit a conclu à des travaux structurels et d’étanchéité lourds à engager sans délai — réfection de dalle, consolidation de murs porteurs, reprise de toiture et des réseaux d’eau. Le coût du rapport n’est pas comparable à celui de ces reprises ; il est comparable au coût de les découvrir après la signature.
Le plus tôt possible, et au plus tard pendant le délai de rétractation. L’acquéreur non professionnel d’un logement dispose de 10 jours calendaires pour se rétracter, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui lui notifie l’avant-contrat (code de la construction et de l’habitation, articles L271-1 à L271-3). C’est la dernière fenêtre où l’on peut renoncer sans motif et sans pénalité.
Dix jours, en pratique, c’est court : il faut obtenir l’accord du vendeur pour une visite technique, la caler avec l’agence, faire venir l’expert, puis recevoir le rapport. Le cabinet dépose son rapport sous 6 jours médians après la visite et l’envoie sous 11 jours médians ; la contrainte réelle n’est presque jamais la rédaction, c’est la date de visite.
| Moment | Ce qu’on peut encore faire | Ce qu’on ne peut plus faire |
|---|---|---|
| Avant l’offre d’achat | Renoncer librement, ajuster le prix proposé | — |
| Entre l’offre acceptée et le compromis | Faire inscrire une condition suspensive, renégocier | Revenir sur le prix sans argument technique |
| Pendant les 10 jours de rétractation | Renoncer sans motif ni pénalité | Modifier l’avant-contrat déjà signé |
| Après les 10 jours, avant l’acte | Jouer une condition suspensive prévue au contrat | Renoncer sans perdre le dépôt de garantie |
| Après la signature de l’acte | Agir sur le terrain de la garantie légale | Négocier : la vente est faite |
La meilleure position reste la plus précoce : faire venir l’expert avant de formuler l’offre. Le rapport devient alors un élément de négociation plutôt qu’un motif de rupture, et l’acheteur discute sur des faits datés et photographiés au lieu d’une impression.
Quand l’agenda ne le permet pas, la seconde meilleure position consiste à faire inscrire une condition suspensive d’expertise technique dans l’avant-contrat. Elle se négocie mal après coup : c’est au moment de rédiger le compromis qu’il faut la demander.
Une visite d’expertise dure de deux à quatre heures selon le bien, et suit un ordre : les abords et la structure d’abord, les équipements ensuite, les finitions en dernier. L’ordre n’est pas un détail — il évite de passer une heure sur des peintures et dix minutes sur une charpente.
L’expert commence dehors. Le terrain, sa pente, ses écoulements, la végétation proche des fondations, l’état des soutènements, la couverture vue du sol et depuis les combles, les souches de cheminée, les gouttières et leurs raccords. Beaucoup de désordres intérieurs se lisent d’abord à l’extérieur : une gouttière fuyarde explique souvent une auréole d’angle.
Il entre ensuite, et regarde la structure avant le décor : murs porteurs, fissuration et son orientation, planchers et leur flexibilité sous le pas, linteaux, ouvertures créées après coup, jonctions entre bâtiments d’époques différentes. C’est là que se trouvent les points chers. Sur un dossier de Seine-Saint-Denis, en octobre 2025, la visite a conduit à recommander le remplacement complet des tuiles et des liteaux et le traitement de fissures structurelles par injection — deux postes qu’aucune visite d’agence ne signale.
| Poste | Ce que l’expert vérifie | Ce qui déclenche une investigation |
|---|---|---|
| Abords et fondations | Pente, écoulements, végétation, soutènements | Sol argileux et fissuration : étude géotechnique |
| Structure | Murs porteurs, fissures, planchers, linteaux | Fissure évolutive : pose de jauges avant tous travaux |
| Couverture et charpente | Tuiles, liteaux, noues, solins, bois | Traces d’insectes, bois tendre : diagnostic parasitaire |
| Humidité | Remontées, salpêtre, condensation, ventilation | Auréoles récurrentes : recherche de fuite |
| Équipements | Électricité, chauffage, eau, assainissement | Installation non conforme : contrôle par l’installateur |
Une expertise avant achat ne se conclut pas sur place. L’expert reprend ses relevés, ses photographies et ses mesures, hiérarchise, écrit, et fait relire. Le rapport nomme son auteur et le référent qui l’a validé — c’est ce qui le rend opposable, et c’est ce qui manque à un avis oral donné en fin de visite.
Le bâti ancien et l’appartement ne posent pas les mêmes questions. Dans l’ancien, la structure, la charpente et l’humidité dominent ; en copropriété, l’essentiel du risque est hors du lot — dans les parties communes, leur état et les travaux déjà votés.
Sur une maison ancienne, l’expert lit d’abord l’histoire du bâtiment : extensions successives, ouvertures percées après coup, murs de refend supprimés, dalles rapportées. Chaque intervention passée a modifié la façon dont les charges descendent. Les dossiers conduits par le cabinet sur du bâti ancien reviennent souvent aux mêmes postes : couverture et zinguerie, ventilation absente, remontées capillaires en pied de mur, planchers bois surchargés, garde-corps et balcons non conformes.
Sur un appartement, la surface visitée est plus petite mais l’analyse est plus large. L’état des parties communes, la toiture de l’immeuble, les colonnes, la ventilation collective et les décisions d’assemblée générale pèsent davantage sur la dépense future que l’état des peintures du lot. Un lot impeccable dans un immeuble dont la toiture est votée pour l’an prochain reste une dépense à venir.
| Maison ancienne | Appartement | |
|---|---|---|
| Le risque principal | Structure, charpente, humidité | Parties communes et travaux votés |
| Ce qui coûte le plus cher à reprendre | Couverture, reprises en sous-œuvre | Quote-part de travaux collectifs |
| Ce qu’il faut demander avant la visite | Factures de travaux, étude de sol si elle existe | Trois derniers procès-verbaux d’assemblée |
| Durée d’une visite d’expertise | Trois à quatre heures | Deux heures environ |
Dans les deux cas, la même règle s’applique : ce qui n’a pas été vu n’est pas écrit. Un expert honnête liste les zones qu’il n’a pas pu examiner — combles inaccessibles, vide sanitaire fermé, mur masqué par un aménagement — parce que ces zones sont exactement celles où se logent les mauvaises surprises.
Le rapport ne décide pas à votre place : il donne un ordre de grandeur et un calendrier. Un bien qui demande des travaux n’est pas un mauvais bien — c’est un bien dont le prix doit en tenir compte. Renoncer se justifie quand la reprise touche la structure et que son coût n’est pas connu.
Trois issues, dans les faits. La première est la renégociation : le rapport, daté et photographié, est un argument que le vendeur peut vérifier. La deuxième est l’achat assumé, avec un calendrier de travaux étalé sur plusieurs années — c’est le cas le plus fréquent dès lors que rien ne touche à la sécurité. La troisième est le retrait, quand la reprise est structurelle et que son ampleur reste à établir.
Dans un dossier de l’Hérault, en octobre 2025, l’audit portait sur un bien ancien présentant des désordres non résolus — épisode d’inondation, fissuration. Le rapport a conclu à deux priorités : une étude de sol pour établir l’origine des mouvements, et la pose de jauges pour mesurer leur évolution avant tout engagement. Il a aussi signalé que le contexte pouvait relever du vice caché ou d’une dissimulation, et qu’un avis juridique s’imposait avant de conclure. L’acquéreur n’a pas eu à trancher à l’aveugle.
| Issue | Quand elle s’impose | Ce qu’il faut avoir en main |
|---|---|---|
| Renégocier | Désordres réels, chiffrables, sans enjeu de sécurité | Le rapport daté et photographié, et deux devis sur la même base |
| Acheter en étalant | Entretien et reprises à moyen terme, rien d’urgent | La hiérarchie des reprises et un calendrier sur trois à cinq ans |
| Renoncer | Reprise structurelle dont l’ampleur reste à établir | Le délai de rétractation encore ouvert, ou une condition suspensive |
Quand des travaux sont annoncés, la question suivante est toujours la même : combien. Le rapport d’expertise n’est pas un devis d’entreprise et ne prétend pas l’être. Il hiérarchise, décrit la reprise attendue, et permet de consulter des entreprises sur une base commune — ce qui rend les devis comparables entre eux, ce qu’ils ne sont jamais quand chacun décrit le problème à sa façon.
Quand les travaux sont décidés, deux missions prolongent utilement l’audit : un suivi de chantier, qui vérifie que ce qui s’exécute correspond à ce qui a été prescrit, et une réception de travaux, qui fixe par écrit l’état du bien au moment où l’entreprise s’en va. L’une et l’autre coûtent moins cher qu’un désaccord découvert un an plus tard.
Un dernier point, souvent négligé : certaines conclusions ne se referment pas le jour du rapport. Quand une fissure est susceptible d’évoluer, la bonne décision n’est ni de réparer ni de renoncer, mais de mesurer — pose de jauges, visite de contrôle différée de six à douze mois. Plusieurs audits conduits par le cabinet se concluent ainsi, en particulier sur les terrains argilo-calcaires : le rapport dit ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas encore, et à quelle échéance on le saura. Quand le mouvement est en cause, c’est une expertise de fissures à part entière qui prend le relais de l’audit.
Pas automatiquement. La garantie légale des vices cachés (code civil, articles 1641 à 1649) suppose un défaut antérieur à la vente, non apparent lors de l’achat, et qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage. L’action se prend dans les deux ans de la découverte du vice, et dans la limite de vingt ans après l’achat.
Le mot qui décide est « caché ». Un désordre visible le jour de la visite n’est pas un vice caché : il est réputé accepté. C’est le paradoxe que peu d’acheteurs anticipent — faire expertiser avant d’acheter réduit le champ du vice caché, mais protège bien mieux, parce qu’on ne se bat pas après coup sur ce qu’on savait avant.
Les actes entre particuliers comportent presque toujours une clause écartant la garantie des vices cachés (code civil, article 1643). Elle est licite, sauf si le vendeur connaissait le défaut. D’où l’importance d’un rapport technique : il ne crée pas la preuve de ce que savait le vendeur, mais il date précisément l’état du bien, et cette date pèse dans toute discussion ultérieure.
Si le désaccord s’installe, deux prolongements existent, et il vaut mieux les connaître avant d’en avoir besoin : quand un sinistre est déclaré, un expert d’assuré défend votre lecture technique face à celui de la compagnie ; quand la procédure s’engage, une assistance à expertise judiciaire vous accompagne aux opérations. Et lorsque le désordre vient de travaux mal exécutés plutôt que de l’usure, on est sur le terrain des malfaçons et vices cachés.
Enfin, un rappel utile pour le neuf et le récent : si le bien a moins de dix ans, la garantie décennale du constructeur suit l’ouvrage et bénéficie à l’acquéreur successif (code civil, articles 1792 et 1792-4-1). Avant de signer, il vaut donc la peine de réclamer la date de réception des travaux, l’attestation d’assurance décennale des intervenants et, si elle existe, la police dommages-ouvrage.
Un expert bâtiment indépendant, c’est-à-dire un professionnel qui ne vend ni les travaux, ni le bien, ni l’assurance. L’entreprise qui propose un devis n’est pas un expert : son avis n’est ni neutre ni opposable. L’agent immobilier n’est pas un technicien du bâti.
La conduite de l’expertise s’appuie sur la norme NF P03-100, qui fixe la méthodologie du diagnostic technique de l’existant, et sur la norme NF X50-110, qui encadre la prestation d’expertise elle-même : traçabilité des constats, séparation entre ce qui est observé et ce qui est déduit, relecture. Quand le sol est en cause, les missions géotechniques suivent la norme NF P94-500, qui les classe de G1 à G5.
Au cabinet, chaque rapport est rédigé par l’expert qui a visité et relu par un référent avant envoi. Ce n’est pas une formalité : la relecture est ce qui empêche un constat isolé de devenir une conclusion. Le rapport nomme les deux, et cette signature est ce qui le rend défendable devant un vendeur, une assurance ou un tribunal.
Les experts du cabinet interviennent dans toute la France. Sur les audits avant achat terminés, 61 départements ont été couverts, pour 226 particuliers et 9 professionnels — une répartition qui dit assez que cette mission est d’abord celle du particulier qui achète sa résidence.
Global Expertises intervient sur toute la France, depuis son siège de Toulouse et par un réseau d’experts régionaux. Sur les audits avant achat terminés, les missions se sont réparties sur 61 départements, de la Haute-Garonne à l’Île-de-France, du Nord aux Bouches-du-Rhône.
Le premier échange est gratuit : il sert à savoir si une expertise se justifie, laquelle, et dans quel délai — c’est le calendrier de la vente qui commande, pas l’inverse. Si vous avez déjà signé un avant-contrat, dites-le d’emblée : les dix jours de rétractation courent, et ce sont eux qui fixent le tempo.
L’audit avant achat n’est qu’une des missions du cabinet : nos expertises couvrent aussi les pathologies du bâti, les sinistres et les litiges de travaux, et c’est souvent l’une d’elles qui prend la suite quand l’audit a nommé le problème.
Pour que la visite serve à quelque chose, il vaut la peine de réunir à l’avance ce que le vendeur ou l’agence détient : le dossier de diagnostic technique complet, les factures des travaux réalisés et leurs garanties, la date de réception si le bien a moins de dix ans, l’étude de sol si elle existe, et — pour un appartement — les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale. Ces pièces ne remplacent pas l’examen du bâti, mais elles orientent le regard de l’expert et évitent de payer une visite pour découvrir ce qu’un document disait déjà.
Toute relation avec un mandant commence par l’écoute et le conseil
Parce que notre accompagnement est défini par vos besoins et les particularités de votre situation.
Le conseil est au cœur de notre métier et intervient à chaque étape de votre projet.
Dans le respect de la déontologie de notre métier, en se servant de notre expertise et de nos outils d’analyse.
Rester à vos côtés jusqu’à ce que vos objectifs soient atteints pour garantir votre satisfaction et la réussite de notre mission.
Les cas présentés ci-dessous sont des typologies de missions régulièrement rencontrées sur ce secteur. Ils sont reconstruits à partir d’éléments rendus non identifiables et ne correspondent à aucun dossier réel.
Contexte du dossier. Maison individuelle, département 93, octobre 2025.
Mission menée. Audit avant achat : examen des abords, de la structure, de la couverture et du sous-sol, hiérarchisation des reprises.
Valeur apportée. Le rapport a conclu à des travaux majeurs : remplacement complet des tuiles et des liteaux, traitement des fissures structurelles par injection pour stabiliser le sol, et amélioration de la ventilation du sous-sol. Aucun litige n’étant ouvert, une expertise contradictoire n’avait pas lieu d’être : le rapport n’avait pas à établir des responsabilités, il avait à éclairer une décision d’achat. C’est exactement ce qu’il a fait.
Contexte du dossier. Bien ancien, département 34, octobre 2025.
Mission menée. Audit avant achat sur un bien présentant des désordres non résolus — épisode d’inondation, fissuration.
Valeur apportée. Deux priorités techniques ont été posées : une étude de sol de type G5 pour confirmer l’origine des mouvements et dimensionner d’éventuelles reprises en sous-œuvre, et la pose de jauges sur les fissures principales pour mesurer leur évolution avant tout engagement. Le rapport a également signalé que le contexte — un bien ancien vendu avec des désordres graves non résolus — pouvait relever du vice caché ou d’une dissimulation, et qu’un avis juridique s’imposait. L’acquéreur disposait alors des deux éléments qui manquent d’ordinaire : ce qu’il faut mesurer, et ce qu’il faut faire vérifier par un juriste.
Contexte du dossier. Maison de ville, département 13, novembre 2025.
Mission menée. Audit avant achat : structure, planchers, jonction entre le bâtiment principal et le garage.
Valeur apportée. La visite a mis au jour une surcharge de plancher bois appelant une mesure conservatoire immédiate : étaiement, sans attendre. Suivaient la dépose d’une chape de dix centimètres non conforme, la vérification de la résistance résiduelle des solives et du linteau de la baie, et la création d’un joint de dilatation à la jonction avec le garage. Rien de tout cela n’était visible pour un acheteur en visite : le sol était plat, la pièce meublée, et le désordre se lisait dans le dimensionnement, pas dans l’apparence.
Notre intervention s’appuie sur un corpus normatif et déontologique structuré, qui encadre la méthodologie d’expertise et garantit la valeur probante de nos rapports.
Avant de signer, la question utile n’est pas « est-ce que ça me plaît » mais « qu’est-ce que ce bien va me demander, et quand ». Le premier échange est gratuit : il dit si une expertise se justifie, laquelle, et dans quel délai. Si un avant-contrat est déjà signé, précisez-le d’emblée — les dix jours de rétractation courent, et ce sont eux qui commandent la suite.
Experts agréés, pôle juridique, support technique, logiciel métier, solutions d’accompagnement.
Sur les 232 audits avant achat facturés par le cabinet, la dépense médiane est de 840 € TTC : un quart des dossiers est à 720 € ou moins, trois quarts à 890 € ou moins, et 90 % à 1 000 € ou moins. Au-delà, il s’agit de biens complexes — corps de ferme, dépendances multiples, immeubles. Le premier échange est gratuit et un devis est établi avant toute intervention.
Une maison individuelle se situe dans la partie centrale de cette distribution, autour de 840 € TTC. Le prix dépend de la surface, du nombre de niveaux, de la présence de dépendances et de l’éloignement. Une maison de plain-pied sans dépendance coûte moins qu’un corps de ferme à plusieurs bâtiments, où la visite occupe une journée entière.
Cela dépend de la mission, et les prestations du cabinet sont publiées : note expertale 720 € TTC, expertise de constat unilatéral 960 € TTC, expertise contradictoire 1 500 € TTC, télérelevé de fissures à distance 490 € TTC. Le règlement se fait en deux fois : 60 % à la commande, 40 % à la remise du rapport.
C’est un expert bâtiment indépendant, qui ne vend ni les travaux, ni le bien, ni l’assurance. Il examine l’état du bâti — structure, couverture, réseaux, humidité, sécurité — avant que l’acheteur ne s’engage, et remet un rapport écrit qui hiérarchise ce qui est urgent, ce qui est nécessaire à moyen terme et ce qui relève de l’entretien. Il sert à décider, et le cas échéant à négocier, sur des faits datés plutôt que sur une impression de visite.
Oui, et c’est même la seule façon de savoir ce qu’on achète. La visite technique se demande au vendeur, en général par l’intermédiaire de l’agence : elle dure de deux à quatre heures et n’est pas destructive. Elle peut avoir lieu avant l’offre — la meilleure position — ou pendant le délai de rétractation de dix jours qui suit la notification de l’avant-contrat.
Dans l’ordre où un expert les regarde : les abords et l’écoulement des eaux ; les fondations et les soutènements ; la fissuration des murs porteurs et son orientation ; les planchers et leur souplesse sous le pas ; la charpente et les traces d’insectes ; la couverture, les noues et les solins ; l’humidité, le salpêtre et la ventilation ; l’installation électrique et sa mise à la terre ; le chauffage et son dimensionnement ; l’assainissement et sa conformité. Les quatre premiers points sont ceux qui coûtent le plus cher à reprendre.
Non, elle les complète. Le dossier de diagnostic technique prévu à l’article L271-4 du code de la construction et de l’habitation est à la charge du vendeur et traite de santé, de sécurité et d’énergie : amiante, plomb, termites, gaz, électricité, DPE, risques. Aucune de ses pièces ne porte sur la structure, la charpente ou l’étanchéité. L’expertise avant achat, elle, est payée par l’acheteur et regarde le bâti.
Le rapport est déposé sous 6 jours médians après la visite et envoyé sous 11 jours médians, relecture comprise. Quand le calendrier de la vente l’impose — un délai de rétractation qui court, par exemple — le cabinet le dit dès le premier échange, et cale la visite en conséquence.
Oui, sans motif ni pénalité, tant que court le délai de rétractation de dix jours calendaires ouvert à l’acquéreur non professionnel (articles L271-1 à L271-3 du code de la construction et de l’habitation). Passé ce délai, il faut s’appuyer sur une condition suspensive prévue au contrat — d’où l’intérêt de faire inscrire une condition suspensive d’expertise technique au moment de rédiger le compromis.
Seulement s’il était antérieur à la vente, non apparent au moment de l’achat, et s’il rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage (code civil, articles 1641 à 1649). L’action se prend dans les deux ans de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après l’achat. Un désordre visible le jour de la visite n’entre pas dans ce cadre.
Elle n’a pas ce but, mais elle en donne les moyens. Un rapport daté, photographié et signé décrit des désordres que le vendeur peut vérifier lui-même ; il déplace la discussion du ressenti vers le constat. Il permet aussi de consulter plusieurs entreprises sur une base identique, et donc d’obtenir des devis réellement comparables.
Oui, mais l’analyse porte largement hors du lot. L’état des parties communes, la toiture de l’immeuble, les colonnes et les travaux déjà votés en assemblée générale pèsent davantage sur la dépense à venir que l’état des finitions du lot. Il est utile de réunir les trois derniers procès-verbaux d’assemblée avant la visite.
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