Marc BUTTON est métreur-vérificateur et économiste de la construction. Fils d’entrepreneur, il obtient un CAP de maçonnerie, poursuit sa scolarité au lycée Saint-Lambert, dans le quinzième arrondissement de Paris, et y obtient un CAP d’aide métreur puis un brevet professionnel de métreur. Après vingt années d’expérience comme métreur-vérificateur et économiste de la construction, en bureaux d’études et en entreprises générales du bâtiment, il crée son bureau d’études BMECO en 2005.
En 2009, il crée E.C.B.M.I. avec Alexandre GONCALVES, dont il est cogérant. La société, dont le siège est à Minihy-Tréguier, dans les Côtes-d’Armor, est classée en ingénierie et études techniques. Elle exerce comme bureau d’études tous corps d’état, conduit des missions de maîtrise d’œuvre en collaboration avec un architecte sur des projets d’aménagement, d’extension ou de surélévation, intervient après sinistre en assistance amiable, et assiste les maîtres d’ouvrage à la réception de leurs travaux. En 2018, BMECO, son premier bureau d’études, est repris par David BRIENNE.
Le métré n’est pas une spécialité comme une autre en expertise : c’est la discipline qui met un chiffre sur un désordre. Un rapport peut décrire parfaitement une malfaçon et rester inutile s’il ne dit pas ce que coûte la reprise, ni sur quelle base. Un métreur-vérificateur travaille exactement à l’inverse : il part de l’ouvrage réellement exécuté, le mesure, le décompose en quantités, puis confronte ces quantités à ce que le marché prévoyait et à ce qui a été facturé. C’est ainsi qu’apparaissent les écarts — travaux non réalisés, quantités surévaluées, prestations substituées — que le seul examen visuel ne révèle jamais.
Cette compétence sert deux moments du litige. Avant la réception, elle permet de vérifier la conformité de ce qui a été livré à ce qui a été commandé, et de formuler des réserves qui tiennent parce qu’elles sont chiffrées. Après un sinistre ou une malfaçon, elle permet d’établir le coût de la remise en état à partir d’un quantitatif détaillé, opposable ligne par ligne, plutôt que d’un montant global que chacun peut contester. C’est aussi ce qui rend possible une assistance amiable utile : une discussion entre parties avance beaucoup plus vite lorsque le désaccord porte sur des quantités écrites que sur des impressions.