Mis à jour le 24 septembre 2026
Linteau, rejingot, embrasure, appui : de quoi parle-t-on quand on cherche la définition du linteau ?

La requête « linteau définition » est tapée chaque mois par des propriétaires, des acquéreurs et des artisans qui viennent de lire ce mot dans un devis, un rapport de diagnostic ou un compte rendu d'assemblée de copropriété, et qui ont besoin de savoir de quoi il s'agit avant de décider quoi que ce soit. Notre cabinet constate la même chose dans ses statistiques de recherche : la question revient régulièrement, sans qu'une page dédiée y réponde de façon complète. Le linteau est pourtant l'un des éléments les plus sollicités d'une façade, et l'un des premiers à fissurer quand quelque chose ne va pas dans le mur.
Le lecteur qui arrive ici vit souvent la situation suivante : une fissure est apparue au-dessus d'une fenêtre ou d'une porte, un maçon parle de « reprendre le linteau », un notaire ou un agent immobilier évoque un « linteau bois fatigué », et personne n'explique ce que le mot recouvre, ce que la pièce porte réellement, ni ce qui distingue le linteau de l'appui, du rejingot, de l'embrasure ou du tableau de la baie. Or ces termes ne désignent pas des variantes d'une même chose : ils nomment des pièces différentes, qui travaillent différemment et qui se dégradent pour des raisons différentes.
Cette page est la référence méthodologique de Global Expertises sur le sujet. Elle donne d'abord la définition du linteau et son fonctionnement mécanique, puis les ordres de grandeur de coût, la typologie des matériaux (bois, pierre, béton, acier, brique), le vocabulaire des éléments de baie qui l'entourent, la lecture des désordres au droit du linteau, le cadre normatif applicable, une FAQ et les critères qui justifient de faire intervenir un expert indépendant. Elle ne traite pas un cas particulier : elle donne les clés pour comprendre le sien.
le linteau est la pièce horizontale qui ferme le haut d'une ouverture et porte le mur au-dessus d'elle ; rejingot, embrasure, appui et tableau désignent d'autres parties de la baie, et les confondre conduit à mal diagnostiquer une fissure.
Combien coûte un linteau : fourniture, remplacement, création d'ouverture et expertise ?
Le remplacement d'un linteau sur une baie existante se situe le plus souvent entre 800 et 2 500 € main-d'œuvre et étaiement compris, la fourniture seule d'un linteau béton ou acier restant marginale dans ce total. Le poste qui pèse, c'est l'ouvrage provisoire (étais, lisses, protection) et la reprise des abords : enduit, tableau, appui, menuiserie.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur issus de barèmes publics et de devis couramment observés en Occitanie ; ils ne remplacent pas un chiffrage établi après diagnostic de la baie et du mur qui la porte.
| Prestation | Fourchette observée | Ce qui fait varier le montant |
|---|---|---|
| Linteau béton armé préfabriqué (fourniture seule) | 15 à 60 € le mètre linéaire | Section, longueur, armatures, prélinteau ou linteau autoporteur |
| Linteau acier IPN, UPN ou cornières (fourniture seule) | 30 à 120 € le mètre linéaire | Profil, épaisseur, galvanisation ou peinture anticorrosion |
| Linteau pierre taillée (fourniture seule) | 150 à 500 € le mètre linéaire | Nature de la pierre, façonnage, monolithe ou clavé |
| Remplacement d'un linteau sur baie existante | 800 à 2 500 € | Largeur de baie, épaisseur du mur, accès, étaiement, reprise d'enduit |
| Création d'une ouverture dans un mur porteur avec pose de linteau | 1 500 à 5 000 € | Nature du mur, note de calcul, chaînage, menuiserie, déclaration préalable |
| Reprise d'une fissure au droit d'un linteau (agrafage, enduit) | 300 à 1 500 € | Ouverture de la fissure, agrafes, enduit DTU 26.1, peinture |
| Expertise indépendante du désordre (Global Expertises) | 690 € HT soit 828 € TTC pour un enjeu inférieur à 30 000 € | Au-delà, 5 % de l'enjeu ; constat médian réellement facturé 790 € sur 2 323 dossiers |

Trois lectures utiles de ce tableau. Première : le prix du matériau ne dit rien du prix de l'opération. Un linteau béton de 1,20 m vaut quelques dizaines d'euros ; le remplacer dans un mur de 50 cm en pierre, sous une charge de plancher, en coûte vingt à quarante fois plus, parce qu'il faut étayer le plancher, démonter la maçonnerie au-dessus, poser, caler, recharger et reprendre l'enduit.
Deuxième : la création d'une ouverture en façade modifie l'aspect extérieur du bâtiment et relève au minimum d'une déclaration préalable de travaux en mairie, démarche décrite sur service-public.fr ; en copropriété, elle suppose en outre une autorisation d'assemblée générale, point sur lequel l'ANIL publie des fiches détaillées. Ces délais administratifs (un mois d'instruction pour une déclaration préalable, davantage en secteur protégé) s'ajoutent au délai de chantier.
Troisième : le coût de l'expertise ne se compare pas au coût des travaux, il se compare à l'enjeu du litige. Une expertise à 690 € HT qui établit que la fissure au-dessus du linteau relève d'un tassement de fondation, et non d'un simple retrait d'enduit, change l'ordre de grandeur des travaux à négocier avec un vendeur ou un assureur, et donc la base de calcul de la garantie ou de l'indemnité. Le prix d'entrée du cabinet couvre la visite, les relevés (fissuromètre, niveau, hygrométrie au besoin) et le rapport écrit ; la note technique sur pièces est facturée 720 €, le télérelevé 490 €.
compter 800 à 2 500 € pour remplacer un linteau existant, 1 500 à 5 000 € pour créer une ouverture avec linteau dans un mur porteur, et 690 € HT pour une expertise indépendante lorsque la cause du désordre ou la responsabilité est discutée.
Qu'est-ce qu'un linteau exactement et comment fonctionne-t-il mécaniquement ?
Un linteau est une pièce horizontale, en bois, pierre, béton armé, acier ou maçonnerie appareillée, posée au sommet d'une ouverture pour franchir le vide et reporter sur les deux montants verticaux (les jambages, ou piédroits) le poids de la maçonnerie, du plancher ou de la toiture situés au-dessus. Il travaille en flexion : la charge appuie au milieu, les appuis résistent aux extrémités, la fibre supérieure est comprimée et la fibre inférieure tendue.
Cette phrase contient tout ce qu'il faut savoir pour lire ensuite les désordres. Un matériau qui résiste mal à la traction (la pierre, la brique, le béton non armé) se fissure par le bas, au milieu de la portée. Un matériau qui se déforme dans le temps (le bois, par fluage) prend une flèche et fait fissurer la maçonnerie au-dessus en V ouvert vers le haut. Un matériau qui se dilate ou se corrode (l'acier) pousse la maçonnerie qui l'entoure et provoque une fissure horizontale à son niveau. Le linteau n'est donc pas un simple « bandeau » décoratif : il est l'élément structurel qui remplace, sur la largeur de la baie, le mur qui n'existe plus.
La définition du linteau se complète par trois notions de dimensionnement. La portée est la distance libre entre jambages : plus elle augmente, plus le moment de flexion croît, et il croît avec le carré de la portée, ce qui explique qu'une baie de 2,40 m sollicite son linteau quatre fois plus qu'une baie de 1,20 m sous la même charge répartie. L'appui est la longueur sur laquelle le linteau repose de chaque côté : en maçonnerie de petits éléments relevant du DTU 20.1, l'usage retient au moins 20 cm par côté pour diffuser la réaction d'appui sans écraser la maçonnerie. La descente de charges est le calcul de ce que le linteau reçoit réellement : dans un mur porteur, il peut supporter un plancher et une partie de toiture ; dans un mur de refend non porteur ou une cloison, il ne porte que la maçonnerie de remplissage au-dessus de lui.
Ce dernier point commande le vocabulaire : on parle de linteau porteur lorsqu'il reprend des charges de plancher ou de charpente, et de linteau de remplissage lorsqu'il ne reprend que le poids propre de la maçonnerie au-dessus, souvent délimité par un triangle de décharge à 60° dont la base est la portée. C'est ce triangle qui explique pourquoi un linteau bois de section modeste tient depuis cent ans dans une maison ancienne : il ne porte réellement qu'un prisme de pierre, le reste des charges se diffusant en voûte dans la maçonnerie environnante. Dès qu'un plancher ou une panne repose au-dessus, le raisonnement change, et c'est là que le linteau rejoint la famille des éléments porteurs décrits dans notre glossaire des éléments de structure : poutre, IPN, chaînage.
| Matériau du linteau | Portée courante | Mode de ruine typique | Signe visible sur la façade |
|---|---|---|---|
| Bois (chêne, châtaignier, résineux) | 0,80 à 1,80 m | Fluage, pourriture des appuis, attaque d'insectes xylophages | Flèche visible, fissure en V ouvert vers le haut, menuiserie qui coince |
| Pierre monolithe | 0,80 à 1,50 m | Rupture en flexion (traction en sous-face) | Fissure verticale médiane en sous-face, éclat aux appuis |
| Arc ou plate-bande en brique ou pierre clavée | 1 à 3 m | Écartement des jambages, glissement d'un claveau | Joints ouverts, claveau descendu, fissures aux naissances |
| Béton armé préfabriqué ou coulé | 1 à 4 m | Corrosion des armatures, insuffisance d'appui | Fissure horizontale avec traces de rouille, épaufrure en sous-face |
| Acier (IPN, UPN, cornières jumelées) | 1 à 5 m | Corrosion, dilatation thermique différentielle | Fissure horizontale au niveau du profilé, décollement d'enduit, rouille |
Le linteau se distingue de la poutre par sa fonction (fermer une baie, non porter un plancher sur toute une travée) et du chaînage par sa position (localisée au-dessus de l'ouverture, non continue sur le périmètre). Dans les constructions récentes en blocs béton, le linteau est souvent intégré au chaînage horizontal ou coulé avec lui, ce qui rend la distinction visuelle impossible sans plan. Dans le bâti ancien, il est au contraire une pièce identifiable, souvent apparente, dont le matériau renseigne immédiatement sur la période de construction et sur les pathologies à rechercher.
Un dernier élément de définition, souvent oublié : le linteau intérieur et le linteau extérieur ne sont pas toujours la même pièce. Dans un mur épais en pierre, la baie est fréquemment fermée par deux linteaux, l'un côté façade (pierre taillée ou arc), l'autre côté intérieur (bois), avec un remplissage entre les deux. Une fissure vue depuis l'intérieur au droit d'un linteau bois ne signifie donc pas que le linteau de façade est en cause, et inversement. L'Agence Qualité Construction documente ces configurations dans ses fiches pathologie, consultables sur qualiteconstruction.com.
le linteau travaille en flexion et reporte la charge du mur au-dessus de la baie sur les jambages ; son matériau détermine son mode de ruine, sa portée détermine sa sollicitation, et dans un mur ancien il peut exister un linteau intérieur et un linteau extérieur distincts.
Quels désordres apparaissent au droit d'un linteau et comment les reconnaître ?
Les désordres au droit d'un linteau se reconnaissent d'abord à la géométrie de la fissure : une fissure en V ouvert vers le haut au-dessus de la baie signe une flèche ou un affaissement du linteau lui-même ; une fissure oblique à 45° partant d'un angle de la baie signe un mouvement du mur ou des fondations dont la baie n'est que le point faible ; une fissure horizontale au niveau du linteau signe un problème du matériau (corrosion de l'acier, pourrissement du bois, dilatation). Cette lecture géométrique est la première étape de toute expertise, avant même la mesure.
La fissure en V (ou en « chevron ») au-dessus d'un linteau résulte du fait que la maçonnerie au-dessus n'est plus portée uniformément : lorsque le linteau fléchit, le triangle de décharge se décolle de ses appuis et les joints s'ouvrent en éventail, plus larges en haut qu'en bas. Sur un linteau bois, la cause est le plus souvent le fluage sur plusieurs décennies, aggravé par une humidité aux appuis qui ramollit les fibres, ou par une attaque de vrillettes ou de capricornes qui réduit la section utile. Sur un linteau béton, c'est plutôt un appui insuffisant ou un ferraillage sous-dimensionné. La menuiserie est un bon témoin : une fenêtre qui frotte en tête ou qui ne ferme plus indique une flèche récente.
La fissure oblique partant des angles de baie est d'une autre nature. Elle traduit un cisaillement du mur, et la baie n'y est pour rien sinon qu'elle constitue la zone de moindre résistance où le mur « choisit » de se rompre. Les causes sont alors extérieures au linteau : tassement différentiel de fondation, retrait-gonflement des argiles en période de sécheresse, affouillement par une fuite de réseau enterré, surcharge ajoutée à l'étage. Le sens de l'oblique renseigne : la fissure s'ouvre du côté qui descend. Reprendre le linteau dans ce cas ne sert à rien ; c'est le sol ou la fondation qu'il faut traiter.
La fissure horizontale au niveau du linteau, avec décollement d'enduit et parfois traces de rouille, oriente vers un linteau acier qui se corrode (la rouille occupe jusqu'à sept fois le volume du métal sain et pousse la maçonnerie) ou vers une dilatation thermique différentielle entre le profilé et l'enduit, fréquente en exposition sud sur les enduits ciment rigides. Sur un linteau bois, la fissure horizontale en sous-face avec farine de bois ou fibres molles au poinçon signe une dégradation biologique.
La largeur de la fissure oriente ensuite la gravité, selon les seuils d'usage repris par la profession : moins de 0,2 mm, on parle de microfissure, le plus souvent limitée à l'enduit ; de 0,2 à 2 mm, de fissure, qui intéresse potentiellement le support ; au-delà de 2 mm, de lézarde, qui traverse généralement le mur et impose une investigation structurelle. Mais la largeur seule ne suffit pas : une fissure de 1 mm stable depuis dix ans est moins préoccupante qu'une fissure de 0,5 mm qui a doublé en six mois. C'est pourquoi l'expert pose un témoin ou un fissuromètre et revient mesurer, plutôt que de conclure à la première visite quand l'évolution est incertaine.
lire une fissure au-dessus d'une baie
L'œil suit d'abord le tracé de la fissure pour déterminer si elle part du milieu du linteau en s'ouvrant vers le haut, ou d'un angle de la baie en filant en oblique.
Il regarde ensuite la sous-face et les appuis du linteau, à la recherche d'une flèche, d'un éclat de pierre, d'une trace de rouille ou d'une zone de bois sombre et tendre.
Il vérifie enfin si la menuiserie frotte en tête, si l'appui de fenêtre est fissuré ou décollé, et si la fissure se retrouve de l'autre côté du mur, ce qui distingue un désordre d'enduit d'un désordre traversant.
Le cas des linteaux bois dans les maisons anciennes d'Occitanie mérite une attention particulière parce que l'essence, la section et l'état des appuis y varient d'une baie à l'autre au sein d'une même façade. Notre article Fissure au droit d'un linteau bois : analyse experte détaille la méthode d'examen de ces pièces : sondage au poinçon, recherche de galeries, mesure de la flèche, contrôle de l'humidité aux appuis, vérification de la charge réellement reçue. Le CSTB, dont les travaux sur les pathologies du bâti sont consultables sur cstb.fr, rappelle que la durabilité d'un linteau bois dépend d'abord de la protection de ses appuis contre l'eau : un rejingot défaillant ou un appui de fenêtre fissuré alimente en eau l'extrémité du linteau, et c'est là que la pourriture commence.
Deux erreurs de diagnostic reviennent dans les dossiers que nous traitons. La première consiste à reboucher une fissure en V au mortier sans traiter la flèche du linteau : la fissure réapparaît en quelques mois, parce que la cause mécanique demeure. La seconde consiste à remplacer un linteau au droit d'une fissure oblique : l'artisan intervient sur une pièce saine, le désordre continue de progresser depuis la fondation, et l'argent est perdu. Dans les deux cas, une lecture correcte de la géométrie de la fissure avant travaux aurait évité l'erreur.
la forme de la fissure dit la cause (V ouvert vers le haut pour une flèche du linteau, oblique à 45° pour un mouvement du mur, horizontale pour un problème de matériau), sa largeur et surtout son évolution disent la gravité ; ne jamais reprendre un linteau sans avoir établi que le linteau est bien la cause.
Quels sont les éléments de baie associés au linteau : rejingot, embrasure, appui, tableau, jambage ?
Une baie n'est pas seulement un linteau : c'est un ensemble de cinq à huit pièces qui se partagent trois fonctions distinctes, porter (linteau, jambages), fermer et fixer (tableau, feuillure, embrasure) et évacuer l'eau (appui, rejingot, bavette, goutte d'eau). Le rejingot est le petit ressaut en relief façonné sur la face supérieure de l'appui de fenêtre, contre lequel vient buter la traverse basse de la menuiserie ; l'embrasure est l'espace intérieur de la baie, entre la menuiserie et le nu du mur, souvent évasé pour laisser entrer la lumière. Aucune de ces deux pièces ne porte quoi que ce soit, mais leur défaillance finit presque toujours par atteindre le linteau ou ses appuis.
Le rejingot mérite une explication, parce que le mot déroute et que sa fonction est décisive. L'eau qui ruisselle sur la vitre et le dormant arrive sur l'appui ; sans obstacle, elle passerait sous la menuiserie et pénétrerait dans le mur, à la jonction entre le dormant et la maçonnerie. Le rejingot forme un barrage : l'eau est renvoyée vers l'avant de l'appui, dont la pente l'entraîne vers la goutte d'eau et la fait tomber devant la façade. Les règles de l'art reprises par le DTU 20.1 et par les documents de pose des menuiseries retiennent pour ce ressaut une hauteur d'au moins 25 mm et une largeur d'au moins 40 mm, avec un appui incliné vers l'extérieur d'au moins 10 % et un débord suffisant pour que la goutte d'eau ne mouille pas le parement situé dessous. Un appui coulé sans rejingot, ou dont le rejingot a été raboté pour poser une menuiserie plus épaisse lors d'un remplacement de fenêtres, est l'une des origines les plus courantes des infiltrations en pied de baie, et donc de l'humidité qui remonte dans les jambages jusqu'aux appuis du linteau.
Le tableau est la face latérale de la baie côté extérieur, perpendiculaire à la façade, contre laquelle la menuiserie est posée « en tableau » ou dans une feuillure (une rainure ménagée dans le tableau, pose dite « en feuillure »). L'embrasure, côté intérieur, peut être droite ou ébrasée, c'est-à-dire ouverte en biais ; dans les murs épais en pierre, l'ébrasement est fréquent et il explique que l'ouverture intérieure soit plus large que l'ouverture extérieure, donc que le linteau intérieur ait une portée supérieure à celle du linteau de façade. Les jambages ou piédroits sont les montants verticaux qui reçoivent les appuis du linteau ; le trumeau est la portion de mur pleine entre deux baies voisines, souvent la plus chargée de la façade puisqu'elle cumule les réactions d'appui de deux linteaux ; l'allège est le pan de mur sous la fenêtre, entre l'appui et le plancher, généralement non porteur et parfois plus mince que le mur courant.
| Élément de baie | Position | Fonction | Désordre typique et conséquence sur le linteau |
|---|---|---|---|
| Linteau | Partie haute de la baie | Porter le mur au-dessus, reporter la charge sur les jambages | Flèche, fissure en V, corrosion ; c'est la pièce que les autres protègent ou fragilisent |
| Jambage ou piédroit | Montants verticaux de la baie | Recevoir les appuis du linteau, transmettre la charge vers le bas | Écrasement ou éclatement sous appui trop court, fissure verticale au droit de l'appui |
| Tableau et feuillure | Faces latérales extérieures de la baie | Recevoir et fixer la menuiserie, assurer l'étanchéité périphérique | Joint de calfeutrement ouvert, infiltration latérale qui humidifie les appuis du linteau |
| Appui de fenêtre | Partie basse extérieure de la baie | Évacuer l'eau vers l'extérieur par sa pente | Fissure transversale, contre-pente, appui décollé : l'eau entre dans l'allège et les jambages |
| Rejingot | Ressaut sur la face supérieure de l'appui | Empêcher l'eau de passer sous la menuiserie | Absent, raboté ou trop bas : infiltration sous le dormant, pourriture du bas de menuiserie et du mur |
| Embrasure | Espace intérieur de la baie | Recevoir la menuiserie côté intérieur, diffuser la lumière | Fissure d'angle en tête d'embrasure, souvent première manifestation intérieure d'une flèche du linteau |
| Trumeau | Mur plein entre deux baies | Reprendre les réactions d'appui de deux linteaux voisins | Fissure verticale ou écrasement si les baies ont été élargies sans recalcul |
| Allège | Mur sous la fenêtre | Fermer la baie en partie basse, généralement non porteur | Fissure horizontale sous l'appui, humidité par appui défaillant |
La lecture conjointe de ces éléments est ce qui distingue un examen de baie d'un simple constat de fissure. Une fissure d'angle en tête d'embrasure, vue depuis l'intérieur, se lit avec l'état du rejingot vu depuis l'extérieur : si l'appui est fissuré et le rejingot absent, l'hypothèse d'un appui de linteau bois pourri par l'eau qui descend dans le jambage devient prioritaire, avant celle d'un mouvement de fondation. Inversement, un rejingot intact, un appui sain et une fissure qui traverse le trumeau entre deux baies orientent vers une cause structurelle qui dépasse la baie. Lors du remplacement de menuiseries, opération très fréquente dans les rénovations énergétiques, la reprise de l'appui et la restitution d'un rejingot conforme font partie des points que l'expert vérifie systématiquement, parce que c'est à cette occasion que le dispositif d'évacuation d'eau est le plus souvent dégradé.
le linteau porte, le tableau et l'embrasure reçoivent la menuiserie, l'appui et le rejingot évacuent l'eau ; un rejingot manquant ou raboté (moins de 25 mm de haut) est une cause fréquente d'humidité aux appuis du linteau, et une fissure de baie ne se lit correctement qu'en examinant ces éléments ensemble, dedans et dehors.
Quel cadre normatif et juridique s'applique au linteau et à ses désordres ?
Le linteau relève, pour sa conception et sa pose, des règles de l'art des maçonneries (DTU 20.1 pour les ouvrages en petits éléments, DTU 26.1 pour les enduits qui le recouvrent) et, pour ses désordres, du régime des garanties de la construction et de la vente : garantie décennale de l'article 1792 du Code civil lorsque le désordre compromet la solidité ou rend l'ouvrage impropre à sa destination, garantie des vices cachés de l'article 1641 dans une vente entre particuliers, contrat d'assurance habitation ou régime catastrophe naturelle lorsque la cause est un événement extérieur. Le premier travail juridique consiste donc à dater l'ouvrage et à qualifier le désordre, avant de chercher un responsable.
Sur le plan technique, le DTU 20.1 fixe les dispositions relatives aux linteaux en maçonnerie et béton armé : longueur d'appui, liaison avec les chaînages, protection des armatures, et il renvoie au calcul lorsque le linteau reprend des charges de plancher. Le DTU 26.1 intéresse le linteau de façon indirecte mais fréquente : il encadre les enduits au mortier, et une part importante des fissures « au droit du linteau » sont en réalité des fissures d'enduit provoquées par la différence de comportement entre le support (béton ou acier du linteau, pierre ou brique des jambages) et un enduit trop rigide ou appliqué sans armature de renfort à la jonction des matériaux. Distinguer une fissure d'enduit relevant du DTU 26.1 d'une fissure de structure relevant du DTU 20.1 change à la fois le responsable potentiel (le façadier ou le maçon) et l'ordre de grandeur de la reprise. Lorsque la fissure de baie est oblique et que le sol est suspecté, la mission géotechnique se conduit selon la norme NF P94-500 (2013), qui définit les missions G1 à G5 ; une mission G5 de diagnostic géotechnique est celle qui répond à la question « le sol est-il la cause ? ». Enfin, la norme NF X50-110 (2024) décrit les exigences de qualité applicables à une expertise, notamment la traçabilité des constats et la distinction entre observations, hypothèses et conclusions, cadre dans lequel notre cabinet inscrit ses rapports.
Sur le plan juridique, le tableau ci-dessous résume les régimes mobilisables selon la situation du propriétaire.
| Situation | Fondement | Durée ou seuil | Ce qu'il faut établir |
|---|---|---|---|
| Maison ou baie de moins de 10 ans, fissure structurelle au linteau | Garantie décennale (art. 1792 et suivants du Code civil), assurance dommages-ouvrage | 10 ans à compter de la réception | Que le désordre compromet la solidité ou rend l'ouvrage impropre à sa destination |
| Désordre signalé dans l'année suivant la réception | Garantie de parfait achèvement | 1 an après réception | Réserves à la réception ou notification écrite dans l'année |
| Achat d'un bien ancien, linteau défaillant non visible à la visite | Garantie des vices cachés (art. 1641 du Code civil) | Action dans les 2 ans à compter de la découverte du vice (art. 1648) | Antériorité du vice, caractère caché, gravité ; la clause d'exclusion ne joue pas si le vendeur connaissait le vice |
| Fissures apparues après un épisode de sécheresse reconnu | Régime catastrophe naturelle (arrêté interministériel) | Déclaration à l'assureur dans les 30 jours de la publication de l'arrêté ; franchise légale de 1 520 € pour la sécheresse | Que la sécheresse est la cause déterminante des fissures, non un défaut préexistant |
| Fuite de réseau ayant affouillé un jambage | Assurance multirisque habitation, garantie dégât des eaux | Selon contrat, déclaration en général sous 5 jours ouvrés | Lien entre la fuite et le désordre, chiffrage des dommages consécutifs |
| Linteau d'une façade en copropriété | Loi du 10 juillet 1965, règlement de copropriété | Gros œuvre présumé partie commune | Qualification du linteau comme partie commune ou privative selon le règlement |
La garantie des vices cachés appelle une précision, parce qu'elle est la plus souvent invoquée après l'achat d'une maison ancienne dont un linteau bois cède. Le texte de référence est consultable sur Légifrance à la section Code civil, article 1641. Trois conditions se cumulent : le vice existait avant la vente, il n'était pas décelable par un acquéreur normalement attentif, et il rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement la valeur. Une fissure en V visible au-dessus d'une fenêtre lors de la visite n'est pas cachée ; en revanche, un linteau bois dont les appuis sont pourris derrière un enduit récent peut l'être. C'est pourquoi la datation du désordre, par l'état de l'enduit, la présence de reprises antérieures, l'oxydation des agrafes ou la couche de peinture qui recouvre ou non la fissure, fait partie des constats que l'expert consigne. La clause « vendu en l'état, sans garantie des vices cachés » que contiennent la plupart des actes entre particuliers écarte l'action, sauf si l'acquéreur démontre que le vendeur connaissait le défaut, ce qu'une reprise d'enduit récente et ciblée au droit du linteau peut suggérer.
En copropriété, le linteau appartient au gros œuvre de la façade et est donc, sauf stipulation contraire du règlement, une partie commune : la fissure au-dessus de la fenêtre d'un lot privatif relève du syndicat, et c'est lui qui commande le diagnostic et les travaux, quitte à rechercher ensuite la responsabilité d'un copropriétaire qui aurait élargi une baie sans autorisation. Le remplacement d'une menuiserie ayant conduit à raboter le rejingot ou à entailler un jambage est un cas typique où la frontière entre partie privative (la fenêtre) et partie commune (la baie) devient un enjeu de responsabilité, et où le procès-verbal d'assemblée qui a autorisé les travaux doit être relu.
la conception du linteau relève du DTU 20.1 et ses enduits du DTU 26.1 ; les désordres se traitent selon l'âge de l'ouvrage (décennale pendant 10 ans), le mode d'acquisition (vices cachés, action dans les 2 ans de la découverte) ou l'événement déclencheur (sécheresse avec franchise de 1 520 €, dégât des eaux) ; en copropriété, le linteau est presque toujours une partie commune.
FAQ : vos questions sur linteau définition ?
Linteau : quelle est la définition la plus simple ?
Le linteau est la pièce horizontale posée au-dessus d'une porte ou d'une fenêtre pour porter le mur qui se trouve au-dessus et reporter ce poids sur les deux côtés de l'ouverture. Le mot vient du latin « limitellus », petit seuil, par analogie avec la pièce basse de la baie. Dans le langage courant on l'appelle parfois « poutre de fenêtre », mais la définition technique du linteau le distingue de la poutre par sa fonction de fermeture de baie.
Rejingot : à quoi sert ce ressaut sur l'appui de fenêtre ?
Le rejingot est le relief façonné sur l'appui de fenêtre, derrière lequel la menuiserie vient s'appuyer. Il empêche l'eau qui ruisselle sur la vitre de passer sous le dormant et de pénétrer dans le mur. Sa hauteur usuelle est de 25 mm au moins pour 40 mm de large. Raboté ou absent, il est une cause fréquente d'humidité dans les jambages, qui finit par atteindre les appuis du linteau.
Embrasure : est-ce la même chose que le tableau ?
Non. L'embrasure est l'espace intérieur de la baie, entre la menuiserie et le nu intérieur du mur, souvent évasé dans les murs épais. Le tableau est la face latérale extérieure de la baie, sur laquelle la menuiserie est fixée. Une fissure en tête d'embrasure se voit depuis la pièce ; une fissure de tableau se voit depuis la façade. Les deux peuvent traduire le même mouvement du linteau, ou deux causes différentes.
Comment reconnaître un linteau qui travaille mal sans ouvrir le mur ?
Trois indices se cumulent : une menuiserie qui frotte en tête ou ne ferme plus, une fissure au-dessus de la baie dont la forme suit celle décrite plus haut, et un défaut d'alignement de la sous-face du linteau visible à la règle ou au fil à plomb. Un linteau bois dont la sous-face sonne creux ou s'enfonce sous la pointe d'un poinçon signale une dégradation biologique qu'aucun rebouchage ne traitera.
Quelles sont les causes d'un linteau qui fléchit ou se fissure ?
Les causes se classent en trois familles. Celles du matériau : fluage et pourriture du bois, corrosion de l'acier ou des armatures, rupture en traction de la pierre. Celles de la conception : appui trop court, portée augmentée lors d'un élargissement de baie, charge de plancher ajoutée. Celles du sol et du mur : tassement de fondation, sécheresse sur argiles, fuite enterrée. Seule la première famille se traite en intervenant sur le linteau lui-même.
Qui contacter pour un linteau fissuré : maçon, bureau d'études ou expert ?
Le maçon intervient quand la cause est connue et le remède simple. Le bureau d'études structure dimensionne le nouveau linteau lorsqu'une ouverture est créée ou agrandie dans un mur porteur. L'expert indépendant intervient en amont, lorsque la cause est incertaine, que la fissure évolue, ou qu'un vendeur, un constructeur ou un assureur est susceptible de devoir répondre du désordre : il fixe les faits avant que les travaux ne les effacent.
Quel délai prévoir entre la découverte d'une fissure au linteau et sa réparation ?
Si la fissure est stable, la période d'observation avec témoins dure au moins 6 à 12 mois pour couvrir un cycle saisonnier complet, car les mouvements liés au sol ou à la température se lisent sur une année. Si la cause est établie et le linteau lui-même en cause, le chantier se programme dès l'obtention des devis et, en façade, des autorisations d'urbanisme. Un linteau béton coulé en place exige en outre 28 jours avant décoffrage complet et mise en charge.
Peut-on supprimer un linteau en remplaçant une fenêtre par une baie plus large ?
Jamais sans calcul. Élargir une baie augmente la portée, et la sollicitation du linteau croît avec le carré de cette portée. L'opération suppose un nouveau linteau dimensionné par un bureau d'études, des appuis suffisants sur les jambages recalculés, un étaiement provisoire du mur et, en façade, une déclaration préalable. Les élargissements réalisés sans ces précautions sont une cause classique de fissures de trumeau dans les maisons rénovées.
Quand faire appel à un expert indépendant pour un linteau fissuré ou déformé ?
L'expert indépendant se justifie dès que l'une de ces quatre conditions est remplie : la cause de la fissure au droit du linteau n'est pas évidente à la lecture géométrique, la fissure a évolué depuis sa première observation, un tiers (vendeur, constructeur, artisan, assureur, syndicat) est susceptible d'en répondre, ou une décision patrimoniale (achat, vente, travaux lourds) dépend de la réponse. En dehors de ces cas, un maçon expérimenté suffit à reprendre un linteau dont la défaillance est manifeste et isolée.
La distinction entre l'expert et les autres intervenants tient à sa position : il ne vend ni les travaux ni l'assurance, et son rapport a pour seul objet d'établir ce qui est, pourquoi, et ce que cela implique. Le maçon a intérêt, de bonne foi, à proposer la réparation qu'il maîtrise ; l'expert d'assurance intervient pour le compte de la compagnie qui le mandate et applique les conditions du contrat ; le diagnostiqueur immobilier n'a pas mission d'examiner la structure. L'expert indépendant, lui, est mandaté par le propriétaire ou l'acquéreur, et c'est ce mandat qui donne à ses constats leur valeur dans une négociation ou une procédure, à condition qu'ils soient tracés selon les exigences de la norme NF X50-110 (2024) déjà mentionnée.
La méthode d'examen d'une baie fissurée suit un ordre fixe, quelle que soit la configuration. L'expert relève d'abord la façade entière et non la seule baie, pour situer la fissure dans l'ensemble des désordres du mur : une fissure isolée au-dessus d'une fenêtre et une fissure qui se prolonge dans le trumeau et l'allège n'appellent pas la même hypothèse. Il mesure ensuite la fissure (ouverture au fissuromètre à plusieurs hauteurs, longueur, rejet éventuel entre les deux lèvres, traversée ou non du mur), la flèche du linteau à la règle de 2 m, l'aplomb des jambages, le niveau de l'appui de fenêtre. Il sonde le matériau du linteau lorsqu'il est accessible (poinçon sur le bois, pachomètre ou ferroscan sur le béton pour localiser les armatures, aimant et sondage d'enduit sur l'acier) et relève l'humidité aux appuis. Il vérifie l'état du rejingot, de l'appui, des calfeutrements et de l'évacuation des eaux pluviales à proximité, pour la raison vue plus haut. Il recherche enfin les modifications intervenues : menuiseries remplacées, baie élargie, plancher ou toiture repris, extension accolée, arbres proches, et il consulte la cartographie publique de l'exposition au retrait-gonflement des argiles lorsque la fissure est oblique. Si l'évolution est incertaine, il pose des témoins et programme une seconde lecture. Le rapport distingue ce qui a été observé, ce qui est déduit et ce qui reste à confirmer par une investigation complémentaire (sondage de fondation, mission géotechnique G5).
Les formules d'intervention du cabinet se choisissent selon l'enjeu et le stade du dossier. Le constat, facturé 960 € au tarif publié avec un acompte de 60 % à la commande, s'adresse au propriétaire qui veut fixer l'état d'une baie avant une vente, avant des travaux voisins ou au début d'un suivi d'évolution ; sur 2 323 dossiers de constat, la médiane réellement facturée est de 790 €. L'expertise contradictoire, dans laquelle la partie adverse ou son assureur est convoquée et peut faire valoir ses observations, correspond aux situations de litige déjà ouvert ; sa médiane s'établit à 900 € sur 535 dossiers. La contre-expertise, qui réexamine les conclusions d'un premier expert, souvent celui de l'assureur, présente une médiane de 790 € sur 66 dossiers ; celle des dossiers de dégât des eaux, pertinente lorsqu'une fuite est soupçonnée d'avoir affouillé un jambage, est également de 790 € sur 141 dossiers. Ces montants rémunèrent une prestation intellectuelle et se distinguent des coûts de travaux donnés plus haut ; ils se rapportent à l'enjeu du litige, non au prix du linteau.
| Situation du propriétaire | Formule adaptée | Ce que le rapport apporte |
|---|---|---|
| Fissure de baie découverte, aucune urgence, cause incertaine | Constat avec pose de témoins et seconde lecture | Un état daté et mesuré, une hypothèse de cause hiérarchisée, un calendrier de suivi |
| Achat en cours d'une maison ancienne à linteaux bois | Constat avant signature | L'état des linteaux et de leurs appuis, l'estimation de l'ordre de grandeur des reprises à négocier |
| Refus ou minoration d'indemnisation par l'assureur après sécheresse | Contre-expertise | Une lecture indépendante du lien entre sécheresse et fissures, opposable dans la discussion |
| Désordre sur ouvrage de moins de 10 ans, constructeur en cause | Expertise contradictoire | Des constats établis en présence des parties, base d'une déclaration à la dommages-ouvrage ou d'une mise en demeure |
| Fissure de trumeau après élargissement de baie par un voisin de copropriété | Expertise contradictoire à l'initiative du syndicat | La qualification du lien entre les travaux et le désordre, la répartition des responsabilités |
Deux signaux imposent de ne pas attendre : une fissure au-dessus d'une baie dont l'ouverture progresse de façon mesurable d'une semaine à l'autre, et un linteau bois dont la sous-face se creuse ou dont un appui s'enfonce dans le jambage, car la maçonnerie au-dessus n'est alors plus portée que par l'effet de voûte, qui peut céder sans préavis à l'occasion d'une vibration ou d'une surcharge. Dans ces situations, l'étaiement provisoire de la baie précède l'expertise, et le maçon et l'expert interviennent dans la même semaine. Pour décrire votre situation et savoir quelle formule convient, vous pouvez contacter notre cabinet ; nous intervenons dans toute l'Occitanie.
faire appel à un expert indépendant lorsque la cause de la fissure est incertaine, qu'elle évolue, qu'un tiers peut en répondre ou qu'une transaction en dépend ; le constat (médiane 790 € sur 2 323 dossiers) fixe l'état, l'expertise contradictoire (médiane 900 €) traite le litige, et une fissure qui progresse de semaine en semaine ou un appui de linteau bois qui s'enfonce imposent un étaiement immédiat avant tout examen.
La définition du linteau tient en une phrase : une pièce horizontale qui franchit le haut d'une baie et reporte sur les jambages la charge du mur situé au-dessus. Tout le reste en découle. Parce qu'il travaille en flexion, son matériau dicte son mode de ruine : le bois flue et pourrit aux appuis, la pierre se fend en sous-face, l'acier rouille et pousse la maçonnerie, le béton souffre d'appuis trop courts ou d'armatures corrodées. Parce qu'il est entouré d'autres éléments de baie, rejingot, appui, embrasure, tableau, la confusion des termes conduit à des diagnostics faux et à des travaux inutiles. Parce que la baie est le point faible du mur, une fissure à son droit ne met pas forcément le linteau en cause : la géométrie de la fissure, en V, en oblique ou horizontale, doit être lue avant toute décision.
Les ordres de grandeur donnés ici, 800 à 2 500 € pour remplacer un linteau existant, 1 500 à 5 000 € pour créer une ouverture dans un mur porteur, 690 € HT pour une expertise indépendante, servent à situer l'enjeu, pas à le chiffrer : seul un examen de la baie et du mur qui la porte permet un devis fiable. Lorsque la cause est discutée, que la fissure évolue, qu'une vente ou un sinistre est en jeu, l'intervention d'un expert indépendant fixe les faits avant que les positions ne se figent.
Notre cabinet intervient dans toute l'Occitanie pour ce type d'examen ; vous pouvez nous contacter pour décrire votre situation. Pour situer le linteau parmi les autres éléments porteurs, notre glossaire des éléments de structure (solive, IPN, poutre, plancher, chaînage) et notre analyse des fissures au droit d'un linteau bois complètent cette page de référence.
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